Comment faire face aux bêtises de mon enfant de moins de 3 ans ?

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Comment faire face aux bêtises de mon enfant de moins de 3 ans-min
© Photo : Getty Images

Retirer la plante d’intérieur, casser la bouteille sur le sol et écrire sur les murs sont également des options. Que devez-vous faire lorsque votre enfant produit plus de bêtises ? Anne Claire Kleindienst, psychologue et le docteur Senequier, psychiatre vous donnent quelques clés pour les gérer sur le site de nos confrères Magicmaman.

Un enfant de moins de trois ans ne peut pas être accusé de prendre une décision stupide. Selon la psychologue clinicienne Anne Claire Kleindienst, « en grandissant, l’enfant tente de découvrir sa position et de comprendre comment le monde fonctionne autour de lui ». Il doit donc essayer, toucher et manipuler. Par conséquent, s’il vous plaît, ne le prenez pas personnellement, parents. Votre jeune n’agit pas de la sorte pour vous inciter à utiliser l’échelle. Il se peut qu’il s’agisse simplement d’une expérience. Prenez cet exemple ! S’il fait tomber son gobelet en plastique à plusieurs reprises, il s’agit peut-être simplement d’une tentative pour mesurer la distance qui le sépare du sol. La plante dans le salon est exactement la même. Il pourrait être curieux de voir ce qu’il advient de la substance s’il enfonce ses mains dans la terre.

L’importance de l’environnement parental

Maintenant que je lui ai déjà dit non, pourquoi mon enfant recommence-t-il à le faire en me regardant droit dans les yeux ? Il évalue le cadre « parental » dans cette situation pour déterminer s’il est fiable et sûr pour lui. Il est donc crucial de créer une base cohérente. Les règles à suivre doivent être approuvées au préalable par les parents. Elles doivent, bien entendu, être les mêmes pour tous ceux qui s’occupent de l’enfant, en particulier les deux parents, mais aussi, si possible, la nounou et les grands-parents. Selon le Dr Senequier, une « erreur » nécessite une réaction méthodique, continue et fréquente. Si l’un des parents est épuisé mentalement, il est préférable de passer la main à l’autre parent plutôt que d’altérer la structure parentale. Votre jeune croira que puisque les « bêtises » ont déjà été passées une fois, elles seront répétées si vous faites une exception. Il en va de même si vous faites des promesses à votre enfant et que vous ne les tenez pas. Dire, par exemple, « Mange ton repas ou nous n’irons pas à Disney ce week-end », alors que vous avez payé les billets, semble inutile. Non seulement il y a de fortes chances qu’il ne mange pas, mais lorsqu’il se rendra compte que vous ne tenez pas parole, vous perdrez toute crédibilité.

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Et le manque attention ?

Il est concevable que votre enfant essaie d’attirer votre attention en faisant des bêtises. N’ayez pas peur de prévoir un temps d’attention – ou, en d’autres termes, un temps de qualité – entre le parent et l’enfant pour régler ce problème. Bien sûr, ce n’est pas la même chose que le dîner ou l’heure du coucher. Le jeune peut avoir besoin de dix minutes pour déclarer : « J’ai un moment rien que pour moi ». Mais pour être clair cette fois-ci : « Nous avons une minute ensemble, que veux-tu que nous fassions ? Un autre aspect crucial est que le parent a la possibilité d’approcher l’enfant, même si celui-ci joue paisiblement dans un coin. En général, on part du principe que l’on ne veut pas ennuyer le jeune. Bien sûr, l’enfant peut dire non. Mais c’est quand même une façon d’exprimer : « Je peux aussi venir te voir quand tu es calme. Tu n’as pas besoin d’être espiègle pour attirer mon attention.

Comment dois-je réagir aux bêtises ?

Le premier réflexe des parents est d’essayer d’aider leur enfant à comprendre et à prendre conscience de ce qu’il vient de faire, mais cela est d’autant plus difficile que l’enfant est petit d’un point de vue physiologique. Les parents doivent alors s’adapter et s’impliquer très tôt. La tâche qui consiste à communiquer avec l’enfant est peut-être la plus cruciale.

  • Éviter le mot « ne pas »

Anne Claire Kleindienst rappelle aux parents que le cerveau est incapable de comprendre le négatif. Vous considérerez un cheval rose même si nous vous conseillons de ne pas le faire ! Dans l’idéal, nos phrases devraient être formulées de manière positive. Dans la réalité, nous pourrions dire « Déplace-toi doucement » ou « Tu peux marcher doucement maintenant » au lieu de « Ne cours pas ».

  • Posez des questions au lieu de donner des ordres.

Elle recommande également de poser des questions plutôt que de donner des ordres. Nous pouvons demander « Qu’avons-nous demandé au sujet du canapé ? » plutôt que « Ne marche pas sur le canapé ». Le jeune enfant demandera alors : « Ah oui, au fait, qu’avons-nous dit ? » lorsqu’une petite fenêtre d’interrogation s’ouvrira dans son esprit.

  • Favoriser le visuel
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Il est essentiel d’employer un langage bref, des gestes et des images plutôt que de longs discours. Pour l’exemple du canapé, vous pouvez simplement « montrer les chaussures » et faire un geste symbolique. L’enfant reconnaîtra ce geste beaucoup plus clairement s’il le refait.

Une autre méthode consiste à créer un symbole qui représente l’interdiction et à l’afficher partout dans la maison. Sa capacité à se rappeler ce qu’il peut et ne peut pas accomplir est l’objectif principal.

L’inciter à le réparer ou le punir ?

Il est important de donner aux enfants la possibilité de réparer leurs erreurs (bêtises). En fait, s’il lui arrive de renverser un verre, l’idée est qu’il le répare ou de participer à la réparation : par exemple, en allant chercher Le seau et la serpillière.

Qu’en est-il de la punition ? Selon le psychologue, « la punition n’a pas de sens car elle ne développe aucune compétence chez l’enfant ». C’est beaucoup plus intéressant de lui faire lier ses actions aux conséquences parce que c’est plus intéressant.

Vous êtes un membre privilégié…

Mais pourquoi votre enfant fait-il des erreurs avec vous et pas avec les autres ? Face à un étranger, il se dit : « Je ne suis pas sûre que cette personne m’aime assez pour accepter ma bêtise. En d’autres termes, Votre enfant choisit de s’en prendre à vous parce qu’il vous fait confiance. N’est-ce pas une bonne nouvelle ?