5 bonnes raisons de dire « NON » à vos enfants

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Il n’est pas toujours simple de dire « non » à son enfant, comme tous les parents le savent. Parce que vous êtes épuisé et que vous ne voulez pas provoquer une dispute, parce que vous êtes en public et que vous ne voulez pas pleurer et crier, ou tout simplement parce que vous ne voulez pas le déranger.

Elodie Cingal, psychothérapeute à Paris, vous donne les conseils suivants.

5 bonnes raisons de dire « NON » à vos enfants

Elodie Cingal, psychologue, voit beaucoup de parents qui laissent leur enfant entrer dans leur espace au risque de nuire à leur relation. Elle insiste sur les avantages d’avoir de l’autorité.

Un jeune est comme un électron libre qui, s’il n’est pas bien dirigé, peut acquérir des comportements indésirables. C’est à nous, les parents, de lui apprendre ce qu’il peut et ne peut pas accomplir.

Parce qu’il manque d’expérience du monde et qu’il ne sait pas évaluer les circonstances et les personnes, le jeune est incapable de prendre des décisions par lui-même.

1. Le « non » donne au jeune un sentiment de sécurité

Il est essentiel de fixer un cadre car cela permet au jeune de comprendre comment naviguer dans l’environnement.

Lorsque vous dites « oui » ou « non » à un jeune, vous lui offrez des connaissances sur le monde et vous l’aidez à établir des habitudes, des tactiques et/ou des compétences pour y faire face. Le jeune se sent alors en sécurité et a le contrôle de son environnement.

2. Le « non » permet de mettre à l’épreuve son mécontentement

Le mot « non » est utilisé pour indiquer que les demandes urgentes de l’enfant ne sont pas satisfaites.

Un jeune vit dans l’instant présent, et si on lui donne tout, il n’apprendra pas des capacités clés comme la tolérance à la frustration, le report, ou même l’empathie. Il devient irritable, irascible et enragé.

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3. C’est aussi une façon de le motiver à grandir

Expliquez-lui pourquoi vous refusez dès l’âge de trois ans : « Tu es trop petit », « Tu vas t’abîmer », « Tu seras fatigué demain »… Cette explication aidera le jeune à comprendre que ce n’est généralement qu’une question d’âge.

4. Dire « non », c’est laisser l’enfant continuer à jouer son rôle

Lorsque vous dites « non », vous laissez entendre que vous en savez plus que lui et qu’il doit s’incliner devant vous. Il finit par apprendre à vous faire confiance et ne vous cherche plus.

Il apprend à faire confiance aux autres et ne prend plus de décisions pour lui-même. Il reste un enfant, faisant des choix enfantins comme prendre telle ou telle Barbie, faire du vélo ou de la trottinette, ou lire un livre.

Le jeune n’est pas maître de quand et comment il prend ses médicaments. Il ne choisit pas quand faire la sieste ou quand se coucher, par exemple. Vous l’entraînez à affronter une autre personne avec respect et lui donnez progressivement accès aux normes sociales en apprenant à lui dire « non ».

5. Enfin, dire « non » permet à votre partenariat de souffler un peu.

Lorsque vous ne vous opposez pas à votre enfant, vous lui permettez de faire des choix au quotidien, et la relation est rapidement envahie.

Référence : 

  • paroledemamans.com