Mon enfant n’est jamais invité aux anniversaires : que faire ?

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© Photo : Istock

De nombreux parents se préoccupent de la cote de popularité de leur enfant. Ses camarades sont-ils appréciés à l’école ? A-t-il des amis ? Ses raisons d’être exclu des célébrations d’anniversaire sont souvent un mystère pour ses pairs. Marie Costa, coach parentale, a proposé ces suggestions à nos confrères de Magicmaman.

Pourquoi mon enfant n’est-il jamais invité aux anniversaires ?

Tout parent peut éprouver de la peine lorsqu’il constate que son enfant est rejeté socialement à l’école. Avant d’apporter des réponses, il est essentiel de comprendre les causes de cette exclusion, qui sont provoquées par un certain nombre d’éléments explicatifs.

En effet, Marie Costa cite trois causes essentielles à l’exclusion sociale d’un enfant à l’école. Il faut d’abord, selon elle, comprendre le tempérament de l’enfant et évaluer son degré d’adaptation à la société.

Il est probable que le jeune soit socialement maladroit et qu’il souffre de timidité. La timidité de certaines personnes peut se transformer en phobie sociale, qui les empêche d’interagir avec les autres. En outre, certains enfants sont motivés par un désir de solitude plutôt que par un besoin d’interaction sociale.

Le coach parental insiste sur l’importance d’être attentif au comportement de votre enfant et à sa façon d’agir en public et à l’école. Notre spécialiste dit : « Il peut être impétueux, maladroit ou manquer d’indicateurs de sympathie, ce qui ne favorise pas son inclusion. Il y a une troisième raison pour laquelle votre enfant a été rejeté, et c’est la façon dont les autres élèves l’ont traité.

Il peut être difficile pour votre enfant de s’intégrer lorsqu’il commence dans une nouvelle école où des amitiés ont déjà été nouées. Les brimades, les critiques persistantes, voire le harcèlement, peuvent être à l’origine de l’exclusion de l’enfant.

Enfin, votre enfant peut être rejeté s’il présente un trouble du comportement. Il y a d’abord le trouble oppositionnel avec provocation (TOP), qui se caractérise par une conduite oppositionnelle ou provocante systématique et qui a une composante héréditaire et neurologique. « Ces jeunes voudront toujours être en désaccord avec les autres. Ils souffrent, ils ne cherchent pas délibérément à faire du mal », met en garde Marie Costa.

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La marginalisation d’un enfant est exacerbée par le trouble déficitaire de la concentration avec/sans hyperactivité (TDAH), qui se définit par une difficulté à soutenir son attention dans le temps sans se laisser distraire par des stimuli extérieurs. « Ils ont des problèmes d’impulsivité. Ils se fixent des priorités et pensent au niveau collectif. Ils agissent avant de réfléchir, ce qui peut être problématique pour la cohésion du groupe », note Marie Costa. En France, 5,9% des écoliers (1 à 2 par classe) et 3% des adultes souffrent de TDAH.

Que dois-je faire si mon enfant n’a pas d’amis et se sent exclu ?

Si votre enfant souffre de ne pas être invité aux fêtes d’anniversaire ou de ne pas avoir d’amis, Marie Costa vous conseille de commencer par savoir ce qu’il ressent. Elle met toutefois en garde contre le fait de tout entreprendre d’un seul coup peu après l’école. Au lieu de cela, donnez la priorité au fait de passer 10 minutes chaque soir avec votre enfant pour lui parler, l’écouter et le câliner. Si le parent se rend disponible pour l’enfant plusieurs fois de suite afin que ce dernier lui confie quelque chose de difficile pour lui, le mot sortira naturellement pour lui.

Votre enfant se sentira plus à l’aise pour se confier à vous grâce à ce climat de confiance et de tolérance, et vous pourrez résoudre le problème en sa présence. Comme nous l’avons déjà noté, certains enfants préfèrent rester seuls, tandis que d’autres passent d’un groupe à l’autre sans avoir de copains fixes avec qui partager les moments importants. Le coach parental conseille dans ces cas-là de « voir si ces choses dérangent votre enfant ou non ».

Comment puis-je aider mon enfant à se faire des amis ?

Par ailleurs, si votre enfant craint d’être mis à l’écart, aidez-le à s’intégrer en lui enseignant certaines règles de socialisation. Vous pouvez organiser des activités qui encourageront votre enfant à nouer des liens avec les autres, comme l’emmener au parc, retrouver ses amis après l’école ou organiser des sorties près de chez vous avec des enfants de son âge. Les activités en dehors de la classe sont également une excellente méthode pour développer la confiance interpersonnelle. En plus d’apporter une contribution morale et de se dépasser, il aura l’occasion d’élargir son réseau social en se faisant des amis en dehors de l’environnement scolaire. Enfin, en tant que parents, vous pouvez vous engager dans une interaction sociale avec d’autres parents après l’école en lançant une discussion de groupe et en organisant un pique-nique ou un déjeuner rapide avec les enfants.

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Marie Costa tient absolument à inculquer à ses enfants une communication pacifique. Si l’enfant apprend à réagir à la violence sans s’énerver, « il se fera plus facilement des amis », estime-t-elle. Vous pouvez demander au jeune d’examiner la structure organisationnelle d’un groupe. Il peut commencer par déterminer quel leader a tendance à prendre l’initiative plus souvent que les autres. Notre expert explique : « Une fois que vous êtes ami avec lui, il est souvent plus simple d’être ami avec les autres élèves autour. »

Le jeune doit également trouver un ami qui le complète. Demandez-lui de décrire les caractéristiques d’un bon ami et d’indiquer quels élèves de la cour de récréation ou de la classe lui ressemblent le plus. Dans cette approche, l’enfant fera un effort pour s’entendre avec eux tout en étant motivé par l’envie de s’amuser et de développer des souvenirs avec eux.