Bien négocier l’heure du coucher avec l’éducation positive

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© Photo : Istock

La parentalité positive valorise la confiance et l’autonomie de l’enfant. Catherine Delmonteil-Kremmer partage des astuces pour éduquer les enfants avec bienveillance sur le site de nos confrères de Magicmaman.

Pourquoi l’heure du coucher est-elle si souvent problématique ?

« Allez, dors mon bébé ! » : Des câlins, des bisous, un verre d’eau, Deux heures plus tard, on est toujours là ! Pourquoi ? Puisque les bébés ne sont pas censés dormir seuls, voici pourquoi. De plus, ils ont besoin de sécurité, les enfants ont besoin de la présence de leurs parents. Ils aspirent également un fort désir de vivre et d’explorer : dormir n’est pas amusant, surtout que tout le monde reste éveillé. Il est difficile pour les enfants de passer rapidement de l’activité au sommeil. Ils intègrent progressivement un cycle jour-nuit à mesure qu’ils vieillissent. Enfin, certains enfants utilisent les heures du soir pour récupérer le temps qu’ils n’ont pas passé avec leurs parents pendant la journée.

Les astuces pour une bonne nuit de sommeil

Au lieu de le laisser pleurer dans sa chambre, évitez de le stresser. Cela peut entraver le développement de son cerveau.

Certains parents choisissent de dormir dans la même chambre que leur enfant, ou sur un matelas à côté de leur lit. Cette option évite la boîte de transition, mais elle affecte également la vie de couple. Plusieurs familles ont découvert qu’il est avantageux d’avoir temporairement une chambre séparée pour faire l’amour et une autre pièce peut être réservée aux activités familiales, comme lire des histoires, jouer à des jeux ou dormir ensemble.

Pour dormir avec notre bébé, soit on attend qu’il ne veuille plus dormir avec nous, soit on décide de le laisser dormir tout seul. Dans ce cas, nous proposons des idées pour sécuriser sa chambre et l’endormir. Comme les rituels, les routines quotidiennes intègrent certains des éléments suivants : masser ses pieds, adapter le ton de notre voix tout en racontant une histoire, respirer en même temps que lui et faire une petite forme de méditation…Vers 2 ou 3 ans, il peut être rendu autonome en plaçant un matelas et un cadre en mousse sur le sol de sa chambre (plutôt qu’un berceau qui enferme l’enfant). On laisse la porte ouverte et l’enfant gère seul son sommeil.

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Expérience d’une maman

Mélissa, maman d’Inès 3 ans et Léontine 8 mois : « Ma fille Inés adore me raconter le meilleur de sa journée chaque soir avant de s’endormir. Elle adore me parler de son école, de ses amis, de sa sœur et d’autres événements quotidiens. J’ai découvert que ce rituel de partage d’Inés nous aide à nous endormir plus rapidement que si elle parlait des plans pour le lendemain. Ma fille et moi apprécions cette petite routine ensemble. »