Avoir des enfants, c’est comme courir après le temps pour le reste de sa vie

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© Photo : 123rf

Profitez-en, il passe trop vite, nous rappelle-t-on encore et encore. C’est vrai, nous devons avouer… Des remords ? Certainement pas.

Avoir des enfants, c’est comme courir après le temps pour le reste de sa vie

« Profitez-en, ça passe trop vite ! » Combien de fois avons-nous entendu cette phrase ?

Regardons les choses en face : une fois qu’un nouveau-né, sentant bon le neuf, et qu’une adorable brioche entre dans notre vie, notre rapport au temps change ! Tout s’embrouille, les jours sont trop longs, les nuits et les siestes sont trop courtes.

On s’est vite retrouvé à emballer les vêtements de notre nouveau-né pour acheter notre premier cartable d’école, on oublie un peu la première année, mais on se souvient qu’elle nous a apporté des rides et des cheveux blancs que nous n’avions pas avant, on oublie qu’elle nous a apporté des rides et des cheveux blancs que nous n’avions pas avant

Alors, dans ce monde où tout va très vite, j’ai deux ou trois choses à vous dire !

Je n’ai pas de regrets :

  • les peurs liées à la grossesse, les semaines et les jours qui comptent, l’épée de Damoclès qui jalonne parfois ce parcours du combattant (si vous avez vécu une grossesse dite  » pathologique  » vous savez de quoi je parle).
  • Les premiers jours sont épuisants, car on alterne entre une joie énorme et l’angoisse de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir comment affronter le poids de cette petite vie.
  • Quiconque tient un mouchoir ou sent mauvais est mis à l’index pendant le premier hiver.
  • les séances de torture dites « mouche à bébé » (les vraies savent).
  • le manque de sommeil (Honnêtement: je manque toujours de sommeil, je pense que Morphée m’a retiré de sa liste d’amis il y a longtemps).
  • Est-ce que j’ai assez de lait ? J’ai des maux de tête concernant la qualité et la quantité de mon lait. Est-il nourrissant ? Est-ce que tout ce que je fais est correct ?
  • Quand la température atteint 38,5 degrés, on est proche de l’apoplexie.
  • Faire ses dents parce que… dois-je vraiment en rajouter ?
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Cependant, d’un autre côté…

Je voudrais que vous sachiez que je suis désolé pour :

  • le frisson de découvrir une grossesse à l’affût de signes fictifs.
  • Les premières échographies, quand votre cœur s’emballe et que vous croisez les doigts pour que tout se passe bien.
  • Ces neuf mois où, malgré Damoclès, je me suis sentie attirante, puissante, charmante et je suis le centre d’intrêt de tout le monde.
  • Les premiers moments de leur vie, incroyablement inestimables et personnels.
  • Les débuts, les tâtonnements dans le royaume effrayant et charmant de la parentalité.
  • les biberons père-fille ou les tétées prolongées en tête-à-tête
  • les premières fois, qui furent nombreuses… les premiers « maman », les premiers pas, et le premier dessin, en général (pas très beau il est vrai).
  • Cette première année, que l’on aimerait voir s’accélérer mais qui nous laisse de beaux et indélébiles souvenirs pour l’avenir…

Alors sachez que je n’oublie rien. Rien de ces nuits agitées, des inquiétudes, des joies immenses, et de tout cet amour naissant que j’ai trouvé un jour et qui n’a cessé de me porter depuis.

Tout passe. Oui, j’ai vieilli comme ils ont vieilli. Je suis sûre d’avoir raté certaines choses, mais j’en ai immortalisé d’autres, et aucun reformatage de carte mémoire ne pourra jamais me les enlever car toi, le temps, tu nous traînes, nous pousses, nous obliges à passer du premier pot au CP en un temps record, mais tu es aussi le garant de ce que nous avons construit de plus beau et de plus merveilleux : nos enfants.

D’un autre côté, il serait merveilleux de ralentir pour la décennie suivante : J’ai passé l’éponge sur le CP et le premier amour, mais je ne suis pas pressé pour l’entrée au lycée et les premières fêtes !