Une lettre à toutes les belles-mères qui (probablement) ne trouveront jamais leur place

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© Photo : Getty Images

Chaque famille a sa propre histoire, même les familles recomposées. Visite des belles-mères une semaine sur deux et pendant la moitié des vacances scolaires. Chaque famille a des membres différents, et chaque membre a sa propre expérience au sein de la famille.

Une lettre à toutes les belles-mères qui (probablement) ne trouveront jamais leur place

Être belle-mère, c’est aimer un homme de tout cœur, accepter son histoire, accepter et aimer son enfant.

Être belle-mère avant d’être mère, c’est entrer de plain-pied dans la vie de famille et entretenir une semaine sur deux la vie de couple.

Être belle-mère, c’est accompagner l’enfant à l’école tous les jours, s’inquiéter pour lui pendant qu’elle attend dans la salle d’attente de l’hôpital des urgences pédiatriques, ne pas assister aux réunions et ne pas pouvoir signer de documents.

Être belle-mère, c’est élever l’enfant d’un autre tout en vivant dans l’ombre d’une mère qui s’inquiète de sa situation et entend toujours parler d’elle.

Être belle-mère, c’est en faire toujours trop. Cela implique de critiquer les autres et soi-même en permanence et de ne pas se permettre de faire des erreurs.

Être une belle mère, c’est se lamenter sur un quotidien souvent précaire.

Avant de devenir mère, une femme doit apprendre à aimer son enfant, à l’aimer un peu plus chaque jour et à l’accepter tel qu’il est.

Comprendre que l’on élève un enfant pour qu’il fasse sa vie, et non pour qu’il réponde à nos aspirations, c’est être une belle mère.

Être une belle mère, c’est l’accepter tel qu’il est et devoir défendre sa capacité à aimer si profondément l’enfant d’une autre personne.

Mais être une belle mère, c’est aussi faire la toilette, peigner les cheveux des enfants et choisir les vêtements. Cela implique aussi de faire des câlins et de lire des histoires de bonne nuit.

Les nuits blanches dues aux maux d’estomac font partie de la vie d’une belle mère.

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Être une belle mère, c’est aller aux spectacles de fin d’année avec ses enfants, les accompagner aux événements sportifs, et être présente à chaque représentation. C’est aussi accompagner ses enfants à l’école ou à la crèche.

Courir dans l’herbe, jouer à la maîtresse, construire une cabane dans un arbre, se déguiser et se maquiller, tout cela fait partie d’une belle maman.

Être présente dans le quotidien de l’enfant, posséder l’objectivité nécessaire pour désamorcer certains désaccords, et avoir le discernement indispensable pour savoir quand retenir une information sont autant de caractéristiques d’une belle maman.

Être belle-mère dès la naissance, c’est tisser un lien privilégié avec l’enfant, être sa confidente lorsque les parents ne  » comprennent pas « , et apprendre à se substituer aux autres.

L’idéal que nous ont inculqué nos contes d’antan est bien différent de la réalité d’une belle mère aujourd’hui. Certaines belles-mères s’occupent vraiment plus de leurs beaux-enfants que leurs propres parents.

Parce que seules les belles-mères peuvent comprendre certaines choses, alors que certaines choses nécessitent d’être une mère pour les comprendre, personne ne devrait se sentir gêné d’être ou d’avoir été une belle-mère.

À nous toutes qui gravitons autour de ces enfants, à tous les beaux-parents qui ne trouveront jamais leur place, à tous les enfants de parents séparés, à tous les professionnels, enseignants et superviseurs qui doivent composer avec nous, à tous les pères qui doivent composer avec leur passé, leur présent et leur avenir, à toutes les mères qui ont peur d’être laissées, à tous les enfants qui naîtront dans des familles recomposées, à toutes les nouvelles familles dont le quotidien est parfois difficile, à tous ces beaux pères, à toutes ces belles mères, continuons de composer et de les aimer.