Quand arrêter le cododo avec votre enfant ?

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Quand arrêter le cododo avec votre enfant
© Photo : iStock

Le cododo est une habitude facile à prendre, mais il peut être difficile de s’en défaire, en particulier pour les nouveau-nés. Kelly Champinot, spécialiste du sommeil des enfants, propose quelques suggestions.

Dormir dans la même pièce, sur le même lit, est connu sous le nom de co-sleeping. Arrêter ce comportement qui rassure le bébé, que ce soit l’un ou l’autre, peut être difficile, mais avec un peu de compassion et de patience, vous pouvez y arriver, et votre bébé finira par aimer ses soirées et ses siestes dans la tranquillité de sa chambre.

Âge recommandé

L’Académie américaine de pédiatrie conseille aux nouveau-nés de dormir dans la chambre de leurs parents jusqu’à l’âge de 6 mois, selon Kelly Champinot, car « jusqu’à 6 mois, nous avons le pic de mortalité soudaine, après 6 mois, le risque diminue de manière significative. » Toutefois, il ne s’agit que d’une suggestion de la part d’un spécialiste du sommeil : « si vous êtes pour le cododo, qu’il vous va bien, et qu’il ne perturbe pas le sommeil de l’autre, vous pouvez aller au-delà de 6 mois. »

L’essentiel est de maintenir l’harmonie familiale, il ne faut pas que quelqu’un souffre de la circonstance, et il faut surtout le ressentir soi-même. « Il n’est pas nécessaire de croire tout ce que tout le monde dit ; il suffit de faire confiance à son ressenti, et en général, pas de panique, on peut bien ressentir les choses : soit parce qu’on est gêné, que quelque chose apparaît, qu’il y a plus de négatifs que de positifs à la pratique du cododo ; soit parce qu’on sent que c’est le bon moment, qu’on est à l’aise pour mettre bébé dans sa chambre. »

Comment s’assurer que lorsque vous décidez d’arrêter, vous ne vous retrouvez pas avec des crises ou des insomnies suite à votre décision ?

La meilleure façon de cesser le co-sleeping est d’opérer un changement progressif.

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Une transition en douceur pour mettre fin au cododo recommandé

Il est préférable de procéder à un ajustement progressif, pas trop vite ni trop loin à la fois. « Je vous conseille vivement d’effectuer une transition en douceur. Si vous disposez d’un véritable lit de cododo fixé au lit et doté d’un rabat d’abaissement, la première étape consiste à le sceller de manière à ce qu’il constitue un compartiment fermé séparant clairement deux sections. Le lit d’enfant peut ensuite être déplacé plus loin dans la pièce, à l’écart du lit. »

On commence donc par établir une séparation physique : pas les murs, mais quelques mètres qui permettront à l’enfant d’avoir sa propre place, ne serait-ce que visuellement.

Ensuite, « on peut commencer à mettre en place des siestes dans sa propre chambre après que le jeune ait déménagé. Dans 80 % des cas, les siestes du matin sont les plus simples à mettre en place pour que le jeune dorme seul. Les enfants sont plus enclins à se laisser aller. Une fois la sieste du matin terminée, nous passons au sommeil ou aux siestes de l’après-midi. On passe ensuite au sommeil nocturne après que le cycle diurne ait été établi dans la chambre de l’enfant. C’est le plus difficile car c’est la séparation la plus longue et la plus stressante de la journée. »

Il s’agit donc d’une transition progressive : on commence par de petites siestes diurnes et on passe progressivement à des plages horaires plus larges et à des siestes nocturnes.

Les procédures sont les mêmes pour les parents qui pratiquent le cododo, à une exception près : on fait d’abord passer l’enfant du lit familial au berceau, puis l’adaptation commence par des siestes seules pendant les cycles de sommeil diurnes.

Autre conseil : selon le stade auquel vous vous trouvez, vous pouvez profiter du transfert du berceau au lit à barreaux (vers 6 mois) pour éloigner le bébé du lit ou de la chambre.

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Le tempérament du nouveau-né ne doit pas être sous-estimé quant à sa capacité à dormir seul ou non. Certains enfants, comme les BABI (Babies with Intense Needs), ont du mal à se séparer de leurs parents, mais ils ne sont pas les seuls. D’autres, en revanche, sont d’excellents dormeurs qui peuvent s’endormir presque n’importe où.

Il est essentiel de se rappeler que plus nous générons de conditionnement autour de l’endormissement d’un jeune enfant, plus il devra faire face à un conditionnement ultérieur pour dormir.

Références :

  • Kelly Champinot, spécialiste du sommeil des enfants / paroledemamans.com