Pourquoi mon enfant obéit-il plus aux autres qu’à moi ?

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Pourquoi mon enfant obéit-il plus aux autres quà moi-min
© Photo : Bigstockphoto

Imaginez une telle situation : vous laissez votre gamin chez votre sœur pendant la demi-journée, et au moment où vous allez le récupérer, vous trouverez le contraire de ce que vous avez l’habitude de voir…

L’enfant qui s’amusait à vous désobéir, à se taper la tête contre les murs, à se rouler par terre, etc. est soudainement devenu un petit ange.

Avec votre étonnement, vous vous dirigez directement vers votre sœur en la questionnant si votre gamin a été un casse pied pend votre absence. Elle vous répond avec une phrase du style : «non mais t’es sérieuse ?! C’est un ange que tu as à la maison, il n’a pas bougé d’un centimètre ».

Ce genre de situation arrive souvent. Les parents se trouveront bouche bée face à une telle scène. Ils se diront que peut-être un type de changements magiques c’est passer pendant leur absence. Ou plutôt, ils espéraient que quelque chose du genre puisse un jour leur arriver.

L’éducation d’un enfant pourrait parfois prendre des aspects extrêmement subtils, où vous pouvez sentir une perte de contrôle sur la situation. Et le problème qui se rajoute, c’est que les commentaires des gens qui vous entourent pourront aussi se poser là ou ça vous fera du mal.

Ils vous diront qu’avec eux c’est différent, qu’ils ne sont pas aussi indulgents que vous. Ils vous feront comprendre que vous êtes le problème, qu’il est important de changer votre comportement avec votre enfant, que vous deviez être plus strict, plus ferme ou plus douce, etc. Peu importe, le jugement y sera toujours !

la théorie de l’attachement c’est quoi

Pour répondre à la question, on doit tout d’abord passer par un principe très intéressant applicable chez quasiment tous les enfants.

Ça représente le besoin de l’enfant à créer un lien d’attachement avec une figure qui l’aime inconditionnellement et qui prendra soin de lui d’une façon intensive. Ce fait lui permettra d’avoir un développement social et émotionnel sain et équilibré.

En effet, cette théorie entre en jeu au moment de l’absence de la figure citée auparavant. C’est là où l’enfant sera forcé d’accumuler une quantité importante de stress et d’émotions négatives sans parvenir à s’exprimer librement.

Une fois à la maison, l’enfant trouvera le confort nécessaire qui favorisera le déclanchement d’une réaction émotionnelle. Cette dernière dépendra de la quantité de stress accumulé pendant la journée.

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Montrez-vous plus compréhensif

Quoique la théorie de l’attachement puisse être une explication assez convaincante. Il faudra aussi se rappeler qu’un enfant représente un être quasiment émotionnel, qui n’a pas encore réussit trouver ses repères.

Suite à ça, il s’avèrera compliqué pour lui de comprendre nos indications, ou encore de faire le tri entre ce qui pourrait être bon ou mauvais pour lui.

Alors il serait préférable que vous soyez plus précis dans vos approches. Que vous essayez de cadrer son comportement avec plus de rigueur. A titre d’exemple, au lieu de dire : « ne dessines pas sur le mur » il est préférable de rediriger son comportement en disant « le dessin ça se pratique sur une feuille ».

Comment réagir face aux scènes de vos enfants ?

Il existe deux grandes familles de crises émotionnelles chez un enfant. La première survient suite à un déficit présent dans la gestion de son ressenti. C’est un état de frustration où il ne sera même pas en mesure de savoir ce qui se passe chez lui dans l’instant. Ce genre de réactions n’est pas généralement orienté vers un but précis.

Pour ce genre de cas, vous n’aurez qu’à contenir sa crise en essayant de le calmer et de le rassurer par un contact physique et une présence affective.

Le deuxième cas est un peu différent. On parle ici du genre de scènes que votre enfant fera dans l’optique d’obtenir quelque chose derrière. Dans ce genre de cas vous n’aurez pas à céder à ses réactions, mais il serait important que vous vous montriez compréhensif.

Montrez-lui qu’à partir du moment où il respectera les personnes autour de lui, il serait parfaitement normal d’avoir des émotions et de parvenir à les exprimer librement.

 Des exemples de cas pratiques

Dans ce qui va suivre vous trouverez trois exemples de vie réelle. Vous y trouverez également les commentaires d’un professionnel spécialisé dans la psychologie de l’enfant :

Premier cas : « ma petite fille de 3 ans est un ange un avec les autres, que ce soit avec la famille, les amis, ou avec sa maitresse à l’école. Une fois seule avec moi, elle se transforme complètement. Elle n’entend jamais ma parole, et n’accorde aucune importance à mes approches… une chose qui me pousse à culpabiliser car je me trouve tout le temps à faire le gendarme »

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L’avis d’un pro : Je pense que votre fille éprouve un manque d’attention, et en faisant ce genre de scènes elle recherche à attirer la votre. Pour ceci, il est préférable de créer plus de moment de complicité avec elle : vous pouvez l’accompagner au parc après l’école par exemple, ou de faire quelques activités parent-enfant… ceci vous permettra de tisser des liens plus forts entre vous deux.

Deuxième cas : « mon petit Baptiste est enfant âgée de 5 ans. Je le trouve assez timide la plus part du temps. Il a du caractère mais Il représente toujours le type de gamin réservé qui montre quasiment aucun signe de résistance à nos approches. Je pourrais même dire qu’il connait très bien ses limites. En revanche, avec les personnes en dehors du cadre de la petite famille, il n’est plus le même. Il réagit d’une façon très dramatique. Il se révolte tout le temps et se comporte comme un petit voyou »

L’avis d’un pro : c’est évident que Baptiste possède une très bonne relation avec ses parents. Ils sont extrêmement proches de lui. Néanmoins, il ne pourra pas faire de la sorte avec toutes les personnes en dehors de son cercle familial. Pour lui, être bien traité c’est la norme, et au moment où il ne trouvera pas le même type d’échanges avec les autres, il sera aussitôt contrarié.

Troisième cas : « ma petite Laëtitia est extrêmement sage avec moi à la maison. Elle ne me désobéit jamais. Mais une fois chez grand-mère, c’est comme si je n’existais plus, elle ne m’écoute plus »

L’avis d’un pro : il n’y a pas beaucoup d’informations sur lesquelles on pourra juger mais, je pense que votre fille préfère obéir à l’adulte avec le plus d’autorité dans le lieu où elle se trouve, et dans votre cas de figure c’est Mamie qui commande car vous êtes chez elle.

Conclusion

Vous voilà bien informée à propos d’un sujet qui pousse énormément de mamans et papas à douter de leurs compétences à mener à bien leur rôle de parent. Vous pouvez garder cet article comme manuel pratique que vous pouvez consulter plus tard en cas où quelque chose vous échappe.