Mon enfant refuse de s’endormir, pourquoi ?

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© 123RF : quintanilla

Il est assez rare que votre enfant accepter de dormir (ou de se rendormir) malgré des signes évidents d’épuisement dès son plus jeune âge.

Mon enfant refuse de s’endormir, pourquoi ?

Cela se manifeste chez les enfants par des gémissements ou des cris dès que l’on entre dans la pièce, que l’on commence le processus du coucher ou que l’on met simplement l’enfant au lit.

En grandissant, les enfants se lèvent ou tentent tout pour éviter la nuit et la séparation.

« Mon enfant se réveille la nuit depuis presque un mois, et il a toujours une raison solide. Il doit aller aux toilettes, il a soif, il veut être pris dans les bras, et il a une question.

Pendant quelques jours, j’ai essayé la méthode douce qui consiste à répondre soigneusement à toutes ses demandes, mais ça n’a jamais marché. » (témoignage d’une mère)

Mais comment comprendre alors ces différentes actions ? Et surtout, que faire pour que les jeunes prennent plaisir à aller au lit et à s’endormir seuls ?

Ne pas céder à la facilité.

Tout d’abord, il est essentiel de ne pas succomber à la simple conclusion que l’enfant n’est pas épuisé, n’a pas besoin de beaucoup de sommeil et dort légèrement. En fait, seuls 5 % environ des enfants sont de véritables noctambules.

Au contraire, il est préférable de vérifier d’abord si le jeune manque de sommeil, car cela peut rapidement se transformer en un cercle vicieux dans lequel moins l’enfant dort, moins il coopère, et moins il dort. Il est indispensable d’être vigilant et d’avoir des repères précis en fonction de l’âge de l’enfant pour s’assurer qu’il n’a pas créé de déficit de sommeil.

1/ Surveillez votre enfant et comportez-vous correctement.

Vous pouvez savoir si votre enfant n’a pas assez dormi s’il se réveille de mauvaise humeur, s’il sanglote ou s’il présente des symptômes d’épuisement dans les 60 minutes qui suivent son réveil.

Quels sont les indications et les symptômes de la fatigue ? Tout le monde connaît les signes révélateurs du sommeil, comme s’essuyer les yeux ou bâiller. Saviez-vous que le rougissement des sourcils, le frottement du nez et des oreilles, le manque de coordination psychomotrice, les mouvements saccadés, les changements fréquents de posture, l’impatience ou l’absence de réponse aux stimuli sont autant de symptômes de fatigue du visage, du corps ou du comportement ?

Certains parents attribuent ces changements de comportement à l’hyperactivité de leur enfant ou à son incapacité à réguler son mécontentement, alors que le corps travaille simplement pour combattre l’épuisement.

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Si ces symptômes apparaissent, il faut mettre l’enfant au lit dans les 10 minutes pour qu’il puisse monter dans le train. Si vous attendez trop longtemps, vous devrez très certainement attendre le train suivant (c’est-à-dire la période de cycle, qui est comprise entre 30 et 60 minutes) pour le voir s’endormir.

2/ Veiller à ce que votre enfant dorme suffisamment pour son âge

Voici quelques indications pour vous aider à déterminer si votre enfant dort suffisamment pour son âge et ses besoins :

Si votre enfant est clairement en décalage par rapport aux exigences susmentionnées, vous devez commencer par remédier au déficit de sommeil en évaluant le rythme de l’ensemble de la journée pour les siestes ainsi que son heure de coucher avec un objectif en tête : augmenter progressivement le temps passé au lit pour lui permettre de dormir davantage.

3/ Créer l’environnement le plus propice à l’endormissement.

Sur le plan physique et émotionnel, la période qui précède la nuit est critique pour tout le monde, quel que soit l’âge. Elle est cruciale pour la réussite du processus d’endormissement. Par conséquent, tout type d’excitation doit être évité au profit de jeux calmes.

Pour s’endormir seul, le jeune doit se détacher de sa figure d’attachement (ses parents), construire sa propre bulle et découvrir en lui les clés qui lui permettront de lâcher prise et de dormir. Il faut veiller à ce qu’une routine efficace soit mise en place pour l’aider et adoucir la séparation :

Dès que l’enfant a 8 semaines ou plus, elle est mise en place. L’objectif principal de la routine est d’aider le jeune à se détendre mentalement et physiquement. La routine doit être effectuée dans l’environnement de sommeil de l’enfant, pour l’aider à apprivoiser ce lieu et lui inculquer de bonnes images dans son esprit en passant du temps de qualité avec lui dans sa chambre.

Il doit comporter trois étapes : l’hygiène (changement de couche, pyjama, nettoyage, etc.), la relaxation (histoire, massage, berceuse, etc.) et enfin l’affection.

Une fois le schéma mis en place, il faut insister pour faire la même chose dans le même ordre, encore et encore, afin que l’enfant comprenne le moment qui précède la séparation et la nuit. De ce fait, le jeune n’est pas décontenancé et est réconforté.

NB : La peur du noir n’apparaissant qu’à l’âge de deux ou trois ans, il est inutile d’allumer les lumières au préalable, cela stimule le jeune plus qu’autre chose. Pour ne pas devenir contre-productif, l’entraînement ne doit pas durer plus de 20 minutes.

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Il ne faut pas hésiter à reproduire pour l’enfant les circonstances de vie qu’il a connues dans le ventre de sa mère pendant les 12 premières semaines, afin qu’il puisse passer sans heurt de la vie intra-utérine à la vie extra-utérine.

L’emmaillotage, le portage, le cododo, le bercement, le sommeil dans les bras et le peau à peau sont autant d’options que vous pouvez essayer pour découvrir celle(s) qui vous convient(ent) le mieux. Vous ne pourrez commencer à suivre progressivement votre bébé vers une plus grande autonomie pour s’endormir le soir qu’après qu’il ait atteint l’âge de deux mois. Le travail de la sieste ne commencera pas avant 4 mois.

Pour les enfants plus âgés

Il est indispensable d’imposer un cadre réconfortant et des directives aux enfants de 2 ans et plus qui défient les limites, repoussent l’heure du coucher et se relèvent :

A/ Les 5 C de l’application des règles

Les règles que vous établissez doivent être évidentes, claires  (dans un langage adapté à l’âge de l’enfant), concrètes (en décrivant le comportement souhaité), constantes (dans leur application), cohérentes (indépendamment de la personne qui met l’enfant au lit) et conséquentes (Si les règles ne sont pas respectées, il y aura des répercussions).

B/ Le jeu est un bon moyen de se débarrasser du problème du rappel.

Il n’y a pas de meilleur moyen de l’amener à se conformer que d’en faire un jeu, par exemple en utilisant des cartes de routine pour certifier les nombreuses étapes menant à la nuit.

C/ Un plan en deux étapes pour le garder au lit

Dans un premier temps, nous le ramenons au lit autant de fois que nécessaire, sans aucun contact. Nous limitons sa liberté dans une deuxième phase, si nécessaire, en le plaçant dans un lit à barreaux ou un lit parapluie, ou en rendant l’entrée inaccessible.

Conclusion

En résumé, si votre nourrisson refuse de dormir, vous devez :

  • Vérifier s’il n’a pas une dette de sommeil.
  • Ne pas avoir formé des liens inadaptés qui le conduiraient à dépendre de quelqu’un ou de quelque chose pour s’endormir.
  • L’aider à acquérir progressivement de l’autonomie en établissant des limites.