« Mon permis de conduire a été suspendu pour 72 h » : cette phrase, c’est celle d’Édouard Philippe, aujourd’hui maire du Havre, après un contrôle à plus de 150 km/h sur l’autoroute. L’histoire refait surface, mais elle date de 2015. Que s’est-il passé ? Que risque-t-on réellement quand on dépasse la limite de 40 à 50 km/h ? Voici les faits, une précision utile sur la date, et les sanctions en vigueur.
Un contrôle à plus de 150 km/h sur une portion limitée à 110
D’après Melty, qui cite BFMTV, Édouard Philippe, alors déjà maire du Havre, a été arrêté par des gendarmes en octobre 2015. Il roulait à plus de 150 km/h sur une portion d’autoroute limitée à 110 km/h, en direction de Paris, pour un motif familial, dans un véhicule appartenant à la municipalité. Slate, qui reprend une information de Linternaute, situe le contrôle sur l’A13 et parle de 155 km/h.
Son permis a été suspendu pour 72 heures sur place. Plutôt que d’attendre que l’affaire sorte, il a rendu l’infraction publique dans un communiqué, en rappelant que « nos concitoyens attendent légitimement de leurs élus l’exemplarité ».
Les sanctions annoncées dans son communiqué
Selon Melty, Édouard Philippe expliquait qu’un excès de vitesse de 40 à 50 km/h au-dessus de la limite entraîne, pour la gendarmerie :
- une amende forfaitaire ;
- un retrait de 4 points sur le permis ;
- une suspension administrative du permis ;
- une mesure complémentaire laissée à la décision du tribunal de police.
L’épisode est revenu dans l’actualité en 2018, quand, devenu Premier ministre, il a présenté un plan de sécurité routière incluant le passage de 90 à 80 km/h sur une partie du réseau secondaire.

Petite précision : ce n’est pas une affaire récente
Le titre de Melty donne l’impression d’une actualité fraîche, alors que le contrôle remonte à 2015, soit plus de dix ans. La seule information récente de l’article est qu’Édouard Philippe a été réélu maire du Havre en mars 2026, selon Melty, un point que je n’ai pas pu recouper ici. Autre détail : les 72 heures correspondent à la rétention du permis au moment du contrôle. La suspension administrative décidée ensuite par le préfet peut durer bien plus longtemps.
Utile : que risque-t-on en 2026 ?
D’après Ornikar, un excès de vitesse de 40 à 49 km/h au-dessus de la limite est une contravention de 4e classe : 135 € d’amende forfaitaire (90 € si payée dans les 15 jours), 4 points retirés, possibilité de retenir le permis jusqu’à 72 heures, suspension préfectorale en général de 1 à 6 mois, et peines complémentaires possibles du tribunal (suspension jusqu’à 3 ans, stage).
À partir de 50 km/h de dépassement, c’est désormais un délit dès la première infraction (depuis le 29 décembre 2025) : retrait de 6 points, rétention du permis pendant 72 heures, amende forfaitaire délictuelle de 300 €, et jusqu’à 3 750 €, 3 mois de prison et confiscation du véhicule devant le tribunal correctionnel. Les montants peuvent évoluer : vérifiez sur le site officiel de la Sécurité routière.
Utile : si votre permis est retenu
Ces conseils ne viennent pas d’une étude : ce sont des réflexes de bon sens.
- Gardez le procès-verbal et la date exacte de la rétention : elle fait courir les délais.
- Surveillez votre courrier : la suspension du préfet arrive ensuite par écrit.
- Vérifiez votre solde de points sur le site officiel Télépoints.
- Anticipez vos trajets et votre travail si vous conduisez beaucoup : un avocat spécialisé peut vous renseigner sur les recours.
En bref
En octobre 2015, Édouard Philippe, maire du Havre, a été contrôlé à plus de 150 km/h sur une portion limitée à 110, et son permis a été suspendu pour 72 heures.
L’histoire est ancienne : elle ressort aujourd’hui, mais elle ne date pas de 2026.
Un excès de 40 à 49 km/h coûte 4 points et jusqu’à 72 heures sans permis, et au-delà de 50 km/h c’est un délit dès la première fois.
