Pour les ParentsQue signifient les surnoms de bébé ?

Que signifient les surnoms de bébé ?

Pour leur enfant, beaucoup de parents donnent des sobriquets tels que « Choupinette », « Loulou », « Chaton », ou « P’tit Loup ». Ces noms doux, amusants ou malins reflètent notre souhait de les différencier des autres et soulignent la proximité de notre relation avec eux.

Tous les parents donnent des surnoms à leurs enfants

Il est facile de constater le phénomène en posant la question sur un forum. « Donnez-vous des petits noms à vos enfants ? » Aussitôt, les réponses affluent. « Mon cœur », « Mon chat », « Mon bébé d’amour », répond Audrey. Manuela, quant à elle, répond avec un style plus rock: « Mon troll », « Mon brailleur », « Destructeur ». Lucie avoue avec gourmandise: « Ma fraise Tagada », « Mon Chamallows ». Geneviève Djenati, psychologue, confirme que presque tous les parents donnent des petits noms à leur enfant, sans réfléchir, c’est simplement un cri du cœur dicté par l’inconscient.

Surnoms pour enfants : un signe d’intimité

Selon la psychologue Geneviève Djenati, les mots choisis pour les petits noms ne sont pas choisis au hasard. Ils proviennent de l’enfance personnelle, de la culture familiale et des projections inconscientes faites sur l’enfant. Ils expriment la relation souhaitée avec lui et le désir de s’approprier ou non l’enfant.

Si vous utilisez souvent les termes « mon » ou « ma » (comme « mon kiki », « ma belette », ou « mon chou »), ne vous inquiétez pas, cela ne fait pas de vous une mère possessive. Les pronoms possessifs servent à marquer l’appartenance et à souligner la proximité de la relation. Les petits noms sont des signes d’intimité, selon Geneviève Djenati, qui note que le prénom de l’enfant appartient à la sphère publique, alors que le petit nom appartient à la sphère intime et signe un rapport privilégié avec l’enfant. Parfois, le petit nom est une forme déformée du prénom, comme « Mila » devenant « Milouche » ou « Hippolyte » devenant « Hippo ». C’est une façon personnelle de s’adresser à l’enfant qui n’est pas partagée avec les autres.

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Surnoms : une envie de distinguer votre enfant

La recherche d’un nom unique peut conduire à des choix surprenants. Un père se rappelle : « J’appelle mon fils ma petite crotte de nez ». Il explique : « Il se reconnaîtra, personne d’autre ne porte ce nom ». Pour faire ressortir son enfant des autres, on peut aussi trouver un petit nom original. Il y a beaucoup d’idées, souvent amusantes : mon raton ratoureux, choubiloute, petit cœur de beurre… « Certains petits noms reflètent l’apparence physique de l’enfant », note Geneviève Djenati. « Ainsi Bouboule, hamster joufflu, grands-pieds, etc. » Il est important d’utiliser ces noms avec précaution ! « D’autres décrivent le comportement : mon piailleur, mon risque-tout, mon petit père tranquille », poursuit la spécialiste. « D’autres encore expriment la relation avec l’enfant : mon trésor, mon prince, mon cœur ». Sur un forum, une mère avoue même appeler son fils « mon amoureux ».

Surnoms enfant : à poils et à plumes

D’où viennent les petits noms que nous donnons à nos enfants ? Nous les trouvons principalement dans deux sources : les animaux et les aliments. Il est difficile de ne pas avoir appelé son enfant ma puce, mon lapin, ma biche, ou autre nom d’animal. Les noms d’animaux à plumes ou à poils traduisent souvent notre envie de câliner, selon Geneviève Djenati. Les jeunes enfants sont très proches des animaux, et s’identifient à ces créatures fragiles et dépendantes comme eux, leur attribuant des sentiments humains. En devenant parents, nous régressons inconsciemment pour nous mettre à la hauteur de notre enfant. Les petits noms choisis révèlent aussi notre perception de notre enfant, tels que « Oustiti » évoquant l’énergie et la malice, « Mon oiseau des îles » la joie de vivre et la légèreté, « Ma biche » la douceur et l’élégance, et « Poussin » la petite taille et la vivacité.

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Surnoms enfant : je t’aime, je te mange !

D’où viennent les petits noms que nous donnons à nos enfants ? La seconde grande source d’inspiration est la nourriture, souvent des gâteries comme « mon sucre d’orge », « ma chouquette », « mon roudoudou », « mon Chamallow » ou « ma fraise Tagada ». Cependant, certains parents sont créatifs et choisissent des noms tels que « ma cacahuète », « ma craquotte », « ma patate douce » ou « mon petit pot de beurre ». La psychologue explique que ces petits noms signifient en réalité « j’aurais envie de manger mon enfant ». Les parents ont souvent l’envie d’être proche de leur enfant et de faire partie intégrante de leur vie. Cependant, certains noms alimentaires peuvent sembler moins appropriés, tels que « mon cassoulet ».

Surnoms enfant : un miroir tendu

Les enfants comprennent-ils les petits noms qu’on leur donne ? Selon la psychologue, les enfants ne comprennent pas tout de suite le sens de ces noms. Au début, ils peuvent simplement remarquer que les adultes utilisent un ton et des mimiques agréables avec eux. Cependant, au fil du temps, ils comprennent ce que chaque nom signifie. Si un petit nom a un sens courant (comme « princesse » ou « casse-pieds »), ils risquent de se conformer à cette image. Appeler son enfant « casse-pieds » peut lui faire comprendre qu’il est ennuyeux et l’enfermer dans ce rôle. Même les petits noms positifs doivent être utilisés avec précaution, car une « princesse » peut avoir tendance à se sentir tout-puissante et à prendre une place inappropriée dans la famille. De plus, un petit nom peut rapidement devenir un surnom qui peut être difficile à changer. Il est donc important de réfléchir soigneusement avant de donner un petit nom à son enfant.

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Source : @Magicmaman

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