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Veuve à 79 ans, Caroline ne touche que la moitié de la pension de son mari : où passe le reste ?

À 79 ans, Caroline est veuve et ne comprend pas pourquoi elle touche si peu par rapport à son couple. Où passe l’argent ? La réponse est simple et rarement expliquée : la pension de réversion ne reprend jamais 100 % de la retraite du défunt. Voici comment elle se calcule, qui y a droit, les montants 2026 et les démarches à ne pas oublier.

Le témoignage de Caroline : « où passe le reste ? »

D’après Aufeminin (25 octobre 2026), Caroline, 79 ans, est veuve depuis deux ans. Elle raconte que, lors de son premier versement après le décès, ses revenus sont tombés bien en dessous de ceux du couple. Dans l’exemple du témoignage, son mari touchait 1 800 € par mois, et elle perçoit un peu moins de 1 000 € de réversion, en plus de 600 € de retraite personnelle. Elle se demande qui « empoche » la différence. Le témoignage est rapporté par Aufeminin à partir du média El Español : il n’a pas pu être recoupé ici.

La réponse : personne. La pension de réversion n’est pas la retraite du mari qui continue d’être versée à son nom. C’est un droit dérivé, dont le taux est fixé par la loi.

Les pourcentages : 54 %, 60 %, 50 %

  • Régime général (Sécurité sociale) : 54 % de la retraite de base du défunt.
  • Complémentaire Agirc-Arrco (salariés du privé) : 60 % de la retraite complémentaire.
  • Fonction publique : environ 50 %, d’après les sources consultées.

Le conjoint survivant cumule ensuite cette réversion avec sa propre retraite.

Pension de réversion : papiers de retraite, lunettes, calculatrice et tasse de thé sur une table en bois

Petite correction : Caroline garde environ les deux tiers, pas la moitié

Aufeminin donne un exemple chiffré : un mari avec 1 200 € de retraite de base et 600 € de complémentaire, et une épouse avec 600 € de retraite personnelle. La réversion serait de 648 € (54 % de 1 200 €) plus 360 € (60 % de 600 €), soit 1 008 €. Avec ses 600 €, elle arrive à 1 608 €. Le couple touchait 1 800 € + 600 € = 2 400 € : elle conserve donc environ 67 % du revenu de départ, et non « un peu plus de la moitié » comme le laisse entendre l’introduction de l’article. Ce calcul est un exemple, les situations réelles varient.

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Utile : les conditions et les montants 2026

  • Être marié(e) avec le défunt : les partenaires de PACS et les concubins sont exclus des réversions actuelles.
  • Âge : 55 ans minimum au régime général, avec des exceptions pour la complémentaire (handicap, deux enfants à charge) selon MoneyVox.
  • Plafond de ressources (régime général uniquement) : 25 001,60 € brut par an pour une personne seule, 40 002,56 € en couple, depuis le 1er janvier 2026.
  • Montants de base : minimum de 334,92 € par mois (si le défunt a cotisé au moins 15 ans), maximum de 1 081,35 € par mois.
  • Agirc-Arrco : pas de plafond de ressources, mais la pension est supprimée en cas de remariage.
  • Partage : en cas de plusieurs ex-conjoints, la pension peut être partagée selon la durée de chaque mariage, selon l’article d’origine.

Utile : les démarches, car rien n’est automatique

La pension doit être demandée. Selon l’Agirc-Arrco, il est préférable de le faire dans les 12 mois du décès : une demande plus tardive reste possible, mais le versement ne démarre alors qu’à partir du lendemain du dépôt. D’après Cap Retraite, une demande unique en ligne sur Info-Retraite couvre tous les régimes du conjoint. Pièces à prévoir : acte de décès, acte de mariage ou livret de famille, RIB, justificatifs de ressources, relevé de carrière du défunt. Meilleurtaux indique aussi que l’Assurance retraite envoie depuis mars 2026 des formulaires de réversion préremplis.

Utile : si les revenus restent très bas

L’article cite l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ou minimum vieillesse) pour les retraités aux ressources très faibles, et l’allocation veuvage, pour les veufs de moins de 55 ans sous condition de ressources. Les seuils exacts ne figurent pas dans les sources consultées : renseignez-vous auprès de votre caisse de retraite, du CCAS de votre commune ou d’une association de retraités.

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Utile : une réforme à suivre, mais rien de décidé

Des pistes sont étudiées : un taux unique pour tous les régimes (50, 55 ou 60 %), un plafond de ressources étendu ou supprimé, un âge minimum harmonisé, une ouverture aux partenaires de PACS. D’après Cap Retraite, aucune décision officielle n’a été prise à ce jour : ne basez pas vos choix sur ces hypothèses.

Utile : trois réflexes après un décès

Ces conseils ne viennent pas d’une étude : ce sont des réflexes de bon sens.

  1. Listez tous les régimes auxquels votre conjoint a cotisé (privé, fonction publique, indépendants).
  2. Faites la demande unique en ligne ou demandez de l’aide à une assistante sociale ou à un CCAS.
  3. Anticipez votre budget : simulez votre revenu après le décès avec les taux ci-dessus.

En bref

La pension de réversion n’est pas la retraite du mari : c’est 54 % de la retraite de base, 60 % de la complémentaire Agirc-Arrco, environ 50 % dans la fonction publique.
Elle est réservée aux personnes mariées, dès 55 ans, avec un plafond de ressources pour la partie de base, et elle doit être demandée.
Dans l’exemple de Caroline, elle garde environ deux tiers du revenu du couple : personne n’empoche le reste.

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