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« On a repéré des cambrioleurs près des maisons abandonnées » : pendant les incendies en Gironde, ces habitants s’improvisent « gardiens du village » pour lutter contre les pillages.

Alors que les incendies en Gironde menacent plusieurs zones habitées, des milliers de personnes ont dû quitter leur logement dans l’urgence. Pourtant, malgré les consignes de sécurité, certains résidents ont décidé de rester sur place. Leur objectif : surveiller les maisons évacuées et empêcher d’éventuels cambriolages ou actes de pillage.

Sur le terrain, les pompiers poursuivent leur combat contre les flammes qui ravagent le département. Dans les secteurs les plus exposés, les habitants ont été appelés à évacuer afin de ne pas gêner les secours et de se protéger d’une possible reprise du feu. Mais au Cap-Ferret, comme dans quelques communes voisines, une poignée de résidents a préféré rester pour veiller sur les habitations laissées sans surveillance.

Ces volontaires se présentent parfois comme les « gardiens du village ». Ils parcourent les rues, observent les mouvements inhabituels et restent attentifs au moindre départ de feu. Une initiative prise dans un contexte particulièrement tendu, même si elle comporte de sérieux risques pour leur propre sécurité.

Depuis le début des incendies, près de 950 militaires de la gendarmerie ont été mobilisés. Une part importante de ces effectifs est chargée de surveiller les quartiers évacués, les routes d’accès et les habitations momentanément inoccupées.

Un officier de la gendarmerie de la Gironde, interrogé par Actu Bordeaux, recommande aux habitants de partir avec leurs objets les plus précieux. Lorsque cela est possible, les résidents sont donc invités à emporter leurs documents importants, leurs bijoux et les biens faciles à transporter avant de quitter leur domicile.

Dans certaines communes, quelques habitants restés sur place apportent également leur aide en signalant toute présence suspecte. Cette vigilance locale vient compléter le travail des forces de l’ordre, déjà fortement mobilisées par la surveillance des zones menacées.

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Incendies en Gironde : ces habitants surveillent les maisons abandonnées pour éviter les cambriolages et les pillages

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© Stephane Mahe, Reuters

Pour le moment, aucun cambriolage dans les communes évacuées n’aurait conduit à une interpellation. Les arrestations réalisées dans les zones concernées seraient principalement liées à des soupçons de départs de feu. Malgré cette situation, les gendarmes restent particulièrement vigilants.

Selon l’officier interrogé, environ la moitié des effectifs engagés se concentre sur la surveillance du secteur. Les forces de l’ordre auraient notamment repéré plusieurs personnes au comportement suspect près de maisons temporairement inoccupées. Des renforts ont donc été déployés afin de prévenir les intrusions et d’intervenir rapidement en cas de tentative de vol.

Cette menace pousse certains résidents à prendre une décision difficile : rester malgré les ordres d’évacuation. À Lège, un membre de la Défense de la forêt contre les incendies, plus connue sous le sigle DFCI, a choisi de parcourir les rues pour surveiller les logements dont les propriétaires ont dû partir.

Son rôle consiste à repérer les éventuelles infractions, à vérifier que personne ne pénètre dans les maisons évacuées ou endommagées et à signaler rapidement tout comportement inhabituel. Une mission improvisée, mais prise très au sérieux dans un village où de nombreuses habitations sont restées vides du jour au lendemain.

Au Cap-Ferret, d’autres habitants ont adopté la même attitude. Ils continuent de circuler dans leur quartier et gardent un œil sur les propriétés voisines, tout en surveillant les signes d’une possible reprise de l’incendie.

Cambriolages et pillages après les incendies ? Les habitants aident les gendarmes

À Piraillan, sur la presqu’île du Cap-Ferret, quelques résidents ont décidé de s’organiser collectivement. Avec l’accord des forces de l’ordre, ils ont constitué un petit comité chargé de surveiller le village et de signaler tout incident.

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Pierre Lacaze, l’un des participants, explique que leur groupe souhaite prévenir plusieurs types de risques : les nouveaux départs de feu, les dégradations, les actes de vandalisme et les tentatives de cambriolage. Ces habitants se sont ainsi donné pour mission de protéger leur quartier aussi longtemps que la situation l’exigera.

Ils se sont surnommés les « gardiens du village ». Derrière cette expression presque rassurante se cache pourtant une réalité plus inquiétante. Les rues sont largement désertes, les maisons sont fermées et la menace des flammes reste présente. Dans ces conditions, chaque mouvement inhabituel attire immédiatement leur attention.

Laurent Lalanne fait partie des quelques personnes restées à Piraillan. Sa décision est avant tout familiale. Sa mère, âgée de 80 ans, se trouve toujours dans le village et il ne souhaitait pas la déplacer tant que les conditions permettaient de rester sur place.

Il affirme néanmoins avoir préparé une solution de repli. Un bateau est disponible au cas où une évacuation rapide deviendrait indispensable. Avec trois ou quatre autres habitants encore présents, il veille également sur les maisons du quartier afin de limiter les risques de vol et de vandalisme.

Un premier cas isolé a toutefois été signalé dans une autre commune. À Eysines, un homme a été interpellé après avoir été soupçonné d’avoir dérobé 44 bouteilles de grands crus dans une maison évacuée. Cette affaire montre que les inquiétudes des habitants et des forces de l’ordre ne sont pas totalement infondées.

Même lorsque les flammes semblent perdre du terrain, la situation reste donc fragile. Les pompiers doivent prévenir les reprises de feu, tandis que les gendarmes sécurisent les secteurs évacués. De leur côté, certains habitants continuent de surveiller leur village, partagés entre la volonté de protéger leurs biens et la nécessité de ne pas mettre leur vie en danger.

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Dans ce contexte, les autorités rappellent que la sécurité des personnes doit rester prioritaire. La surveillance des habitations est avant tout la responsabilité des forces de l’ordre, et les consignes d’évacuation doivent être respectées dès qu’un danger est annoncé.

Source : MarieFrance

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