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Bronchiolite : une nouvelle injection disponible dès ce lundi en France pour protéger les nourrissons, quels bébés peuvent en bénéficier ?

La campagne de prévention de la bronchiolite débute ce lundi 14 septembre 2026 avec une nouveauté. Enflonsia, un nouvel anticorps monoclonal administré en une seule injection, vient compléter les solutions déjà proposées contre le VRS. Mais selon l’âge du bébé, sa période de naissance ou encore la vaccination de la mère pendant la grossesse, les recommandations ne sont pas forcément les mêmes.

À l’approche de l’automne et de l’hiver, la bronchiolite redevient une préoccupation importante pour de nombreuses familles. Cette infection respiratoire touche principalement les nourrissons et est, dans la majorité des cas, liée au virus respiratoire syncytial (VRS).

Le plus souvent, la maladie reste sans gravité. Mais chez les bébés les plus jeunes ou les plus fragiles, elle peut provoquer des difficultés respiratoires importantes et parfois nécessiter une hospitalisation. Les infections liées au VRS représentent d’ailleurs une cause majeure d’hospitalisation pour infection respiratoire aiguë chez les nourrissons pendant la saison hivernale.

C’est notamment pour réduire le nombre de formes sévères qu’une stratégie nationale de prévention contre le VRS a été mise en place en France depuis 2023.

Pour la saison 2026-2027, une nouvelle possibilité vient compléter les dispositifs déjà disponibles : Enflonsia. Cet anticorps monoclonal développé par MSD est désormais proposé en France aux nourrissons concernés par leur première saison de circulation du VRS.

Comme Beyfortus, Enflonsia n’est pas un vaccin au sens classique. Au lieu de demander à l’organisme du bébé de fabriquer ses propres défenses, le traitement lui apporte directement des anticorps capables de cibler le VRS. Une seule injection est nécessaire et son dosage ne dépend pas du poids de l’enfant.

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Enflonsia, Beyfortus : quels bébés peuvent recevoir ces anticorps ?

 

Avec l’arrivée d’Enflonsia, les familles disposent désormais de plusieurs stratégies pour protéger les nourrissons contre les formes sévères de bronchiolite : Enflonsia, Beyfortus ou encore la vaccination de la femme enceinte avec Abrysvo.

Enflonsia s’adresse principalement aux nouveau-nés et aux nourrissons qui vont connaître leur première saison de circulation du VRS. Cela peut notamment concerner des bébés nés au printemps ou pendant l’été 2026 et qui ne bénéficient pas d’une protection obtenue grâce à la vaccination maternelle.

Le principe est de leur apporter directement une protection pendant les mois où le virus circule le plus fortement, période durant laquelle les nourrissons sont particulièrement vulnérables.

Beyfortus repose sur un principe similaire. Il est lui aussi destiné en priorité aux bébés pendant leur première saison d’exposition au VRS. Dans certaines situations particulières, notamment chez des enfants présentant un risque élevé de forme sévère, il peut également être proposé lors d’une deuxième saison, jusqu’à l’âge de 24 mois.

Les parents peuvent aussi agir avant même la naissance. Le vaccin Abrysvo, développé par Pfizer, peut être administré pendant la grossesse. La future mère produit alors des anticorps qu’elle transmet au bébé avant l’accouchement, ce qui permet de le protéger pendant ses premiers mois.

Le choix entre ces différentes solutions dépend notamment de la date prévue de l’accouchement, de la période de circulation du VRS, d’une éventuelle vaccination pendant la grossesse et de la situation médicale du nourrisson. Un professionnel de santé pourra déterminer la stratégie la plus adaptée.

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Bronchiolite : quels symptômes doivent alerter les parents ?

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Même avec ces moyens de prévention, il reste essentiel de savoir reconnaître les signes de la bronchiolite. Au début, la maladie peut facilement être confondue avec un simple rhume : nez bouché ou qui coule, toux et parfois légère fièvre.

C’est surtout la respiration du bébé qui doit être surveillée. Une respiration inhabituellement rapide, difficile ou accompagnée d’un effort visible pour inspirer doit attirer l’attention.

Le tirage respiratoire, lorsque la peau se creuse entre les côtes, sous le thorax ou au niveau du cou à chaque inspiration, constitue également un signe qui nécessite une vigilance particulière.

Chez un nourrisson, des difficultés à boire ou à s’alimenter, une fatigue inhabituelle, un bébé moins réactif ou un changement important de comportement doivent également conduire à demander rapidement un avis médical. En cas de difficulté respiratoire marquée ou de signes de détresse respiratoire, une prise en charge urgente est nécessaire.

Enfin, les traitements préventifs ne remplacent pas les gestes simples permettant de limiter la transmission du VRS. Le virus circule facilement par les mains, les gouttelettes respiratoires et les objets contaminés. Se laver régulièrement les mains, éviter les contacts avec des personnes malades et limiter l’exposition du nourrisson aux lieux très fréquentés lorsqu’il est encore très jeune peuvent contribuer à réduire les risques.

En bref

  • Enflonsia rejoint Beyfortus parmi les anticorps destinés à protéger les nourrissons contre les formes sévères liées au VRS.
  • La vaccination pendant la grossesse avec Abrysvo constitue une autre possibilité de protection du bébé.
  • Quelle que soit la stratégie choisie, une respiration difficile ou une baisse importante de l’alimentation chez un nourrisson doit conduire à consulter rapidement.
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