À partir du 1er septembre 2025, les familles monoparentales pourront bénéficier du complément de libre choix du mode de garde jusqu’aux 12 ans de leur enfant, contre 6 ans auparavant.
Pour un parent qui élève seul son enfant, jongler entre les horaires de travail, l’école et les solutions de garde peut rapidement devenir compliqué. Afin d’alléger cette organisation, la CAF propose le complément de libre choix du mode de garde (CMG), une aide destinée à prendre en charge une partie des dépenses liées à la garde des enfants, notamment auprès d’une assistante maternelle ou d’une garde à domicile.
Jusqu’à présent, cette aide était principalement versée pour les enfants de moins de 6 ans. Pourtant, les difficultés ne disparaissent pas une fois l’enfant entré à l’école. Les mercredis, les vacances scolaires ou encore les horaires professionnels décalés obligent de nombreux parents isolés à continuer de financer une solution de garde.
Comme l’avait souligné Catherine Vautrin, alors ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, « un parent sur quatre élève seul ses enfants ». Dans environ 80 % des situations évoquées, il s’agit de femmes, ce qui place la question de la garde d’enfants au cœur des difficultés rencontrées par de nombreuses familles monoparentales.
Une aide à la garde d’enfants désormais élargie jusqu’à 12 ans

Annoncée le 12 juin 2025, cette évolution prévoit donc d’étendre le CMG jusqu’aux 12 ans de l’enfant pour les parents isolés à compter du 1er septembre 2025. Une mesure qui figurait déjà parmi les pistes avancées dans la feuille de route consacrée aux familles monoparentales présentée à la fin de l’année 2023.
L’objectif est simple : mieux correspondre à la réalité quotidienne des familles. Même après 6 ans, un enfant peut avoir besoin d’être gardé en dehors des heures de classe. Et pour un parent seul, financer ces heures supplémentaires représente parfois un budget difficile à absorber.
Catherine Vautrin résumait ainsi la situation :
« L’aide s’arrête aujourd’hui aux 6 ans de l’enfant, alors que les besoins de garde subsistent, notamment pendant les vacances scolaires et le mercredi. »
En repoussant cette limite d’âge, le dispositif apporte donc un soutien financier supplémentaire aux parents solos pendant plusieurs années.
Un soutien précieux pour l’emploi des mères célibataires
Au-delà de la question du budget familial, cette mesure vise également à faciliter la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Faute de solution de garde abordable, certains parents isolés sont en effet contraints de réduire leur temps de travail, de refuser certains horaires ou de renoncer temporairement à une activité professionnelle.
La prolongation du CMG peut ainsi offrir davantage de souplesse, en particulier aux mères célibataires, très nombreuses parmi les familles monoparentales. En réduisant une partie du coût de la garde, l’aide peut contribuer à sécuriser leur organisation quotidienne et à favoriser leur maintien dans l’emploi.
« Il s’agit d’aider les parents isolés à concilier vie familiale et professionnelle dans de meilleures conditions. »
Pour les familles concernées, cette extension représente donc bien plus qu’une simple évolution administrative : elle répond à un besoin concret qui continue longtemps après l’entrée de l’enfant à l’école.
En bref
- À partir du 1er septembre 2025, le CMG est étendu jusqu’aux 12 ans de l’enfant pour les familles monoparentales.
- Cette évolution doit aider les parents seuls à mieux financer la garde pendant les mercredis, les vacances scolaires ou en dehors des horaires de classe.
- L’objectif est aussi de faciliter le maintien dans l’emploi des parents isolés, notamment des mères célibataires.
Source : Le Figaro
