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La retraite « jusqu’à 2 ans plus tôt » pour les mères de famille à partir du 1er septembre 2026 : quelles femmes sont concernées ?

À partir du 1er septembre 2026, de nouvelles règles vont améliorer les droits à la retraite de certaines mères de famille. L’objectif est de mieux prendre en compte les conséquences de la maternité et de l’éducation des enfants sur les carrières professionnelles. Certaines femmes pourront notamment accéder plus facilement à une retraite anticipée, mais toutes ne pourront pas partir deux ans plus tôt.

Les enfants ont encore un impact important sur la carrière des femmes. Congé parental, interruption d’activité, passage à temps partiel ou progression salariale ralentie peuvent réduire les revenus et, à terme, le montant de la pension. Malgré les dispositifs déjà existants, les écarts restent importants : selon les données de la Drees, les femmes perçoivent en moyenne une pension inférieure de 28 % à celle des hommes.

Deux mesures prévues dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026 doivent donc entrer en vigueur en septembre. La première concerne les mères ayant commencé à travailler jeunes et pouvant prétendre au dispositif de carrière longue. La seconde modifie le calcul de la retraite de base pour certains parents.

Actuellement, une mère peut bénéficier de jusqu’à huit trimestres supplémentaires par enfant au titre de la maternité, de l’adoption et de l’éducation. Mais ces trimestres ne sont pas toujours considérés comme des trimestres cotisés pour l’accès à certains dispositifs de départ anticipé.

Quelles mères pourront réellement partir jusqu’à deux ans plus tôt ?

La principale nouveauté concerne les femmes proches de remplir les conditions de la retraite anticipée pour carrière longue. À compter du 1er septembre 2026, jusqu’à deux trimestres liés aux enfants pourront être assimilés à des périodes cotisées pour l’accès à ce dispositif.

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Cette évolution pourra aider certaines mères auxquelles il manque seulement un ou deux trimestres pour atteindre la durée exigée. Toutefois, il faudra toujours remplir les autres conditions de la carrière longue, notamment avoir commencé à travailler suffisamment jeune et avoir accumulé le nombre de trimestres requis.

Il est donc important de bien comprendre la formule « jusqu’à deux ans plus tôt ». Les deux trimestres nouvellement pris en compte ne représentent pas deux années de retraite gagnées. Ils peuvent simplement permettre à une femme de devenir éligible au dispositif carrière longue, qui autorise dans certains cas un départ jusqu’à deux ans avant l’âge légal.

Cette mesure ne concernera donc qu’une partie des assurées. Selon les estimations gouvernementales mentionnées dans le texte d’origine, environ 3 % des femmes nées en 1970, soit près de 13 000 personnes, pourraient en bénéficier. Tout dépendra de l’âge de début de carrière et du nombre de trimestres déjà cotisés.

Un nouveau calcul sur les 23 ou 24 meilleures années pour augmenter les pensions

La deuxième mesure pourrait concerner davantage de femmes. Elle porte cette fois sur le calcul de la retraite de base. Aujourd’hui, pour les salariés du privé, la pension est calculée à partir des 25 meilleures années de salaire.

À partir de septembre 2026, ce nombre pourra être réduit pour certains parents. Pour une personne ayant eu un enfant, le calcul pourra se faire sur les 24 meilleures années. Pour celles ayant eu deux enfants ou plus, seules les 23 meilleures années pourront être retenues.

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Le principe est simple : supprimer du calcul une ou deux années moins rémunératrices peut augmenter le salaire annuel moyen utilisé pour déterminer la pension. Cette règle peut être particulièrement avantageuse pour les femmes ayant connu une période de temps partiel, une interruption d’activité ou une baisse de revenus après la naissance d’un enfant.

Le gain dépendra toutefois de chaque parcours. Une assurée dont les revenus sont restés relativement stables constatera probablement une différence limitée. En revanche, celle qui a connu une ou plusieurs années nettement moins bien rémunérées pourra davantage profiter de cette nouvelle méthode de calcul.

Selon les estimations du ministère du Travail mentionnées dans le texte initial, cette réforme pourrait améliorer la pension de plus d’une femme sur deux. L’impact exact dépendra cependant du nombre d’enfants, des revenus et de la carrière de chaque assurée.

Au final, les règles prévues pour le 1er septembre 2026 auront deux effets différents. Certaines mères pourront plus facilement accéder à la carrière longue grâce à la prise en compte de deux trimestres liés aux enfants. D’autres bénéficieront surtout d’un calcul de pension plus favorable sur leurs 23 ou 24 meilleures années. Dans tous les cas, il ne s’agit pas d’un droit automatique permettant à toutes les mères de partir deux ans plus tôt.

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