La canicule peut-elle revenir en septembre ? Après plusieurs jours plus frais, les tendances météo annoncent un mois globalement plus chaud que les normales de saison. Si une sixième vague de chaleur n’est pas totalement impossible, les modèles privilégient pour l’instant un réchauffement progressif plutôt qu’un nouvel épisode caniculaire.
Après un été rythmé par plusieurs épisodes de fortes chaleurs, la météo offre enfin un peu de répit. Depuis le 21 août, les températures moyennes sont repassées sous les normales saisonnières, une situation qui ne s’était plus produite en France depuis le 11 juin. Le dernier épisode particulièrement chaud remontait au 19 août, avec le sud, le centre et l’est de la France parmi les régions les plus touchées.
Cette cinquième vague de chaleur avait prolongé une période chaude installée dès la mi-juin. Depuis, l’air est devenu nettement plus respirable dans une grande partie du pays. Et cette ambiance plus fraîche devrait encore dominer jusqu’à la fin du mois d’août.
Entre le 24 et le 30 août, le temps devrait rester relativement frais et instable. Le modèle européen ECMWF prévoit notamment des températures situées entre 1 et 3 °C sous les normales. Une véritable pause après plus de deux mois de chaleur persistante, qui ont mis à rude épreuve les organismes, les jardins mais aussi les réserves en eau.
Cette accalmie pourrait cependant être de courte durée. Plusieurs prévisionnistes envisagent déjà un mois de septembre plus chaud que la normale, comme le rapporte La Provence. Météo-France va également dans ce sens. Pour autant, aucun scénario de canicule généralisée ne se détache à ce stade.
Canicule : les modèles annoncent déjà un mois de septembre plus chaud
Les premières tendances pour septembre vont clairement dans la même direction : les températures pourraient rester au-dessus des normales saisonnières. Selon Météo-Paris, la fraîcheur observée à la fin du mois d’août ne serait qu’une parenthèse avant le retour de conditions plus douces, voire chaudes.
Le modèle européen ECMWF envisage une anomalie thermique comprise entre +1 et +1,5 °C sur une grande partie de la France. Le modèle américain anticipe lui aussi des températures excédentaires, avec une hausse qui pourrait atteindre +1 à +2 °C. Dans ce scénario, la façade ouest du pays serait particulièrement concernée.
Les principaux modèles météo s’accordent donc sur un septembre plus chaud, même s’ils diffèrent encore sur l’ampleur exacte du phénomène. Ces projections restent naturellement susceptibles d’évoluer. Météo-Contact évoque de son côté un excédent thermique compris entre 1,5 et 2 °C, avec une probabilité de températures supérieures aux normales dépassant 60 %.
Cela ne signifie pas pour autant que tout le mois sera chaud en continu. Septembre pourrait alterner plusieurs séquences météo, avec des périodes plus fraîches entre deux remontées du thermomètre.

Une sixième vague de chaleur pourrait-elle toucher la France ?
Le début du mois de septembre ne devrait pas forcément démarrer sous une chaleur intense. Les premières journées pourraient afficher des températures proches des normales saisonnières. Le réchauffement deviendrait surtout plus sensible au fil des semaines, avec un excédent potentiellement plus marqué durant la seconde moitié du mois.
Autrement dit, la rentrée pourrait rester assez classique côté températures, avant une hausse progressive. Météo-France envisage également une période allant d’août à octobre globalement plus chaude que la normale, tout en rappelant qu’il s’agit avant tout d’une tendance probabiliste.
Ces prévisions ne permettent donc pas de connaître la météo précise de chaque journée. Des passages frais, pluvieux ou plus instables restent tout à fait possibles en septembre.
Concernant une éventuelle sixième canicule en France, le risque apparaît pour le moment très limité. En septembre, les nuits deviennent plus longues, ce qui favorise un meilleur refroidissement nocturne et rend les épisodes caniculaires durables plus difficiles à installer.
Un blocage anticyclonique pourrait malgré tout provoquer quelques journées de fortes chaleurs tardives. Mais à ce stade, le scénario le plus probable reste celui d’un mois de septembre plus chaud que la moyenne, sans véritable nouvelle canicule généralisée.
