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David, 19 ans : parti d’une seule chèvre à 12 ans, il élève aujourd’hui un troupeau de 200 bêtes – « Ce n’est pas un travail, c’est ma vie »

À seulement 19 ans, David a déjà construit la vie dont il rêvait enfant. Ce jeune Espagnol voue depuis toujours une véritable passion aux chèvres et à l’élevage. Un métier exigeant, qui laisse peu de place aux vacances, mais auquel il souhaite consacrer toute son existence.

Rien ne le destinait pourtant à devenir éleveur. David n’a pas grandi dans une famille d’agriculteurs et ses parents n’étaient pas issus du monde rural. Cela ne l’a jamais empêché de savoir très tôt ce qu’il voulait. À force de détermination, il est passé d’une première chèvre achetée à l’âge de 12 ans à un troupeau d’environ 200 bêtes sept ans plus tard.

Son parcours détonne à une époque où le secteur agricole peine justement à attirer de nouvelles générations. En France, le nombre d’agriculteurs a fortement diminué au cours des cinquante dernières années. Selon les données de l’Insee, le pays comptait environ 390 000 exploitations agricoles en 2020, soit 100 000 de moins qu’en 2010. Autre constat marquant : une grande partie des agriculteurs approche aujourd’hui de l’âge de la retraite.

Très tôt, David a su qu’il vivrait auprès des animaux

La difficulté à renouveler les générations d’agriculteurs ne concerne pas uniquement la France. Dans de nombreux pays développés, les jeunes hésitent à se lancer dans ce secteur, notamment en raison des longues journées de travail et de revenus qui ne sont pas toujours à la hauteur des efforts fournis. Pourtant, l’histoire de David rappelle que certaines vocations restent plus fortes que tout.

À 19 ans, le jeune Espagnol sait déjà qu’une vie passée derrière un bureau ne lui conviendrait pas. Ce qu’il aime, c’est travailler dehors, prendre soin de ses animaux et voir directement le résultat de ses efforts. Pour lui, l’élevage n’est pas simplement un métier : c’est une manière de vivre qu’il a choisie très jeune.

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Dans une interview accordée à la chaîne YouTube Dosis de Resiliencia, il raconte que cette passion était déjà évidente lorsqu’il était enfant. Là où certains rêvaient d’un métier plus classique, lui imaginait déjà son avenir au milieu des animaux.

À 19 ans, il est déjà à la tête de 200 chèvres

Petit, David n’avait pas les mêmes centres d’intérêt que beaucoup d’enfants de son âge. Lorsqu’il apercevait un chevrier avec son troupeau, il préférait le suivre plutôt que d’aller jouer au parc. Une fascination qui ne l’a jamais quitté.

Il résume d’ailleurs sa passion avec simplicité : certaines personnes sont passionnées par les motos, lui, ce sont les chèvres. Curieuses, indépendantes et parfois particulièrement têtues, elles ont toujours occupé une place spéciale dans sa vie.

Jeune éleveur de chèvres au milieu de son troupeau en Andalousie

À seulement 12 ans, David franchit une première étape importante en achetant sa toute première chèvre. Ce qui aurait pu rester un simple passe-temps devient rapidement un véritable projet. Quatre ans plus tard, à 16 ans, il dispose déjà de sa propre petite exploitation.

Aujourd’hui, à 19 ans, il s’occupe d’environ 200 chèvres à Corumbela, dans la région de l’Axarquía, près de Malaga. Malgré les contraintes et les journées chargées, il ne semble avoir aucun regret. Sa façon de résumer son quotidien en dit long sur son attachement à cette activité : « Ce n’est pas du travail pour moi ; c’est ma vie. »

Des projets plein la tête pour le jeune éleveur

Élever un troupeau de cette taille demande une organisation constante. Les animaux doivent être nourris, surveillés et soignés chaque jour, quelles que soient la météo ou les obligations personnelles. Pour David, les week-ends et les jours fériés ont donc une signification un peu différente : les chèvres, elles, ont besoin de lui tous les jours.

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Il ne cherche pas à cacher les difficultés du métier. Les journées peuvent être longues, le travail physique et les moments de repos rares. Malgré tout, il décrit cette vie comme magnifique et affirme ne pas parvenir à s’imaginer exercer une autre profession.

Et son aventure ne fait probablement que commencer. David aimerait désormais partager davantage son quotidien avec le public. Son idée serait notamment de permettre aux visiteurs de découvrir son exploitation, son troupeau et la réalité du métier d’éleveur.

À travers cette démarche, il espère montrer une autre facette de l’agriculture et peut-être transmettre sa passion à de futurs éleveurs. Parmi ses projets figure également la création d’une fromagerie, qui lui permettrait de valoriser directement le lait produit par son troupeau.

Parti d’une seule chèvre à l’âge de 12 ans, David gère donc aujourd’hui un troupeau qui en compte environ 200. Plus qu’une réussite précoce, son histoire montre surtout ce qu’une vocation assumée et beaucoup de persévérance peuvent permettre de construire.

En bref

David a acheté sa première chèvre à seulement 12 ans et possède aujourd’hui, à 19 ans, un troupeau d’environ 200 bêtes.
Pour lui, l’élevage est bien plus qu’un métier : c’est le mode de vie qu’il a toujours voulu mener.
Son prochain objectif est d’ouvrir davantage sa ferme au public et, à terme, de créer sa propre fromagerie.

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