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Caprices de bébé : la meilleure façon de les gérer

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© Photo : Bigstockphoto

Bébé traverse une phase où il pleure de façon incontrôlable sans raison, ou dit non à tout. Ceci est normal et nécessaire au développement des tout-petits… Explication.

Votre enfant dit toujours « non », ne fait pas ce que vous voulez et pleure ou crie très fort lorsqu’il est en colère. Non, vous n’êtes pas le seul parent qui traverse ces moments difficiles avec ses enfants. La plupart des enfants traversent une période de résistance qui, bien que déstabilisante, est, de l’avis de tous les psychologues, cruciale pour la croissance saine d’un jeune enfant. Soyez assuré que cette période ne signifie pas que vous êtes un parent horrible ou que votre enfant se comporte mal.

Peut-on vraiment parler de « caprices » ?

Les « caprices » n’existent pas en tant que telles chez les bébés. Ils sont incapables d’irriter, de provoquer ou de manipuler intentionnellement leurs parents. Même lorsque les besoins physiques d’un enfant sont satisfaits et qu’il ne souffre pas, il ne fait que s’exprimer s’il pique une crise. Il communique à son père sa frustration face à un plaisir qui ne lui est pas fourni.

La plupart du temps, votre enfant essaie simplement d’attirer votre attention et de confirmer que vous êtes toujours là pour lui. Il était le centre de l’univers jusqu’à ce moment-là, mais en grandissant, il comprend que vous avez d’autres intérêts et ambitions qui sont souvent en contradiction avec les siens.

Et il a l’instinct de vous mettre à l’épreuve ! Ces périodes de « mise à l’épreuve » peuvent inclure des crises exagérées, des « non » répétitifs et de grosses colères monstres dans le but exprès d’établir son individualité. Même s’il y a une lutte de pouvoir, cette attitude est une phase positive dans le développement de la personnalité du bébé. De plus, vous n’en êtes pas responsable !

A partir de quel âge l’enfant a-t-il des caprices ?

Faute de mieux, les crises de colère peuvent commencer à tout âge. Un bébé qui pleure n’est pas en train de faire une crise, il exprime plutôt un besoin, comme avoir faim, avoir besoin d’être changé ou avoir mal aux dents.

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À cette époque, un bébé peut commencer à être plus « difficile », par exemple en refusant de manger ses légumes à table. Mais c’est vraiment entre 18 et 2 ans qu’il commence à s’exprimer car il commence à comprendre son rôle de personne dans la famille et, dans une plus large mesure, dans la société.

Comment réagir si un enfant pique une grosse colère ?

Les bébés qui piquent des crises ne font que tenter de s’imposer. En tant que parents, vous devez d’abord réagir avec tolérance et adaptabilité. L’objectif est de garder votre calme, de vous abstenir de crier plus fort que lui et, si possible, de transformer cette négativité en quelque chose de constructif. Par exemple, si votre enfant fait une colère normale à l’épicerie et veut des bonbons ou un jouet, demandez-lui sévèrement de le poser et proposez-lui de l’accompagner au rayon des desserts. Selon Anne Bacus, de 100 façons de se faire obéir (sans cris ni fessées) : « Lorsqu’il s’agit de sujets vitaux ou qui ne peuvent être abordés, c’est à vous de décider et d’avoir le dernier mot, même si l’enfant s’y oppose avec véhémence. ».

Gardez à l’esprit que lorsque votre enfant est incapable de s’exprimer verbalement, vous pouvez tout de même communiquer par le biais de ronchonnements. Faites donc l’effort de comprendre ce qui se passe dans ses pensées à ce moment-là et résolvez le problème avant qu’il ne se traduise par une grosse colère. Si rien n’est fait, cette attitude va sans doute s’aggraver avec le temps.

Que faire si les crises du nourrisson continuent ?

Même si les crises de colère sont un élément crucial de la croissance de votre enfant, vous avez le droit de réfléchir à votre propre comportement. Devriez-vous demander l’avis d’un psychologue pour enfants si les crises de colère continuent ? Analysez le scénario en dehors des crises de colère, c’est-à-dire le comportement « normal » de votre enfant à la maison et à l’extérieur, avant de s’effrayer (à la garderie ou à la crèche, par exemple). Est-il sociable et curieux ou, au contraire, souvent morose et déprimé ?

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Ajustez un peu de votre côté. Les accès de colère de votre enfant vous minent-ils ? Vous aimez aller à l’épicerie ou au parc ? Si c’est le cas, demandez une consultation à votre médecin. Enfin, sachez que cette période erratique passera, suivie par les crises d’adolescence.

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