En pleine canicule, un jeune collégien surnommé Hamza « La Douane » est devenu l’un des visages les plus commentés des réseaux sociaux. Filmé au Canal Saint-Martin, à Paris, l’adolescent multiplie les vidéos où il apparaît avec un imposant pistolet à eau, interpelle les passants et provoque parfois les forces de l’ordre. Des séquences largement relayées sur TikTok, X, Instagram et YouTube, alimentant un véritable phénomène viral.
Dans ces vidéos, le jeune garçon affirme que le canal constitue sa « zone » et se met en scène comme un personnage incontournable des lieux. Son attitude, entre provocation et mise en spectacle, divise les internautes. Certains y voient une simple plaisanterie estivale, tandis que d’autres dénoncent un comportement pouvant perturber la tranquillité des passants.
Qui est Hamza « La Douane », le mineur du Canal Saint-Martin ?
Âgé d’une douzaine d’années, Hamza « La Douane » est régulièrement aperçu aux abords du Canal Saint-Martin, où il passe une grande partie de son temps avec plusieurs amis. Dans différentes vidéos publiées sur les réseaux sociaux, il explique vivre dans le 20e arrondissement de Paris, être originaire d’Oran, en Algérie, et être scolarisé au collège.
Depuis la mi-juin 2026, son nom circule de plus en plus sur internet. Plusieurs vidéos amateurs le montrent utilisant un grand pistolet à eau pour arroser des passants, plaisanter avec d’autres adolescents ou encore provoquer des personnes circulant à vélo près du canal. Certaines séquences évoquent également des échanges tendus avec la police municipale, ainsi qu’un placement en garde à vue. À ce stade, aucune communication officielle ne détaille précisément les faits concernés.
Sollicitée par plusieurs médias, la préfecture de Police de Paris a indiqué que le dossier relevait désormais du parquet de Paris, laissant entendre qu’une procédure judiciaire est en cours. Dans une vidéo récente, Hamza explique lui-même avoir été placé en garde à vue dans un commissariat du 11e arrondissement, ce qui expliquerait son absence temporaire des réseaux sociaux.
🔴🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Il y a trois jours, la police nationale a tenté d’interpeller le jeune Hamza, dit « LaDouane ».
Une fois interpellé, il est parvenu à s’échapper du véhicule de police, avant de se réfugier dans le canal Saint-Martin. pic.twitter.com/r6nwfhtX4Z
— Bastion (@BastionMediaFR) June 28, 2026
« Mon père est au courant » : que dit-il de ses parents ?
Interrogé par CNews, le jeune adolescent est revenu sur l’origine de son surnom. Selon lui, le terme « La Douane » fait référence à un contrôle symbolique du passage sur le canal. Avec un ton provocateur, il affirme demander de l’argent à certains cyclistes avant de les laisser passer, tout en précisant que ceux qui refusent s’exposent à être arrosés avec son pistolet à eau.
Face aux critiques suscitées par ses vidéos, Hamza assure ne pas se considérer comme un délinquant. Il explique que, selon lui, il s’agit simplement d’un jeu entre jeunes, sans volonté de faire du mal aux personnes visées. L’adolescent affirme également ne pas être affecté par les nombreux commentaires négatifs publiés à son sujet sur les réseaux sociaux.
Au cours de cet entretien, il indique aussi que son père est informé de ses activités au Canal Saint-Martin. D’après ses déclarations, ce dernier estime qu’il ne commet pas de véritables actes de délinquance. Une affirmation qui contraste avec les nombreuses réactions suscitées par ses vidéos, certains internautes dénonçant des comportements jugés provocateurs ou intimidants envers les passants.
Un phénomène viral qui continue de faire réagir
Le cas de Hamza « La Douane » illustre une nouvelle fois la rapidité avec laquelle un adolescent peut devenir célèbre grâce aux réseaux sociaux. En quelques jours seulement, ses vidéos ont cumulé des centaines de milliers de vues et alimenté de nombreux débats sur les limites entre divertissement, provocation et respect de l’espace public.
Alors que les autorités poursuivent leurs vérifications, cette affaire continue de susciter de nombreuses réactions en ligne. Reste désormais à savoir quelles suites judiciaires ou administratives pourraient être données à ces différents événements, tandis que la notoriété du jeune collégien ne cesse de grandir sur internet.
