Faut-il forcement jouer avec son enfant ? Est-ce vraiment important ?

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© Bigstockphoto

Jouer avec les enfants est parfois perçu par les parents comme une contrainte, une obligation pour l’épanouissement de leurs enfants. Cependant, il est temps de désanctifier le jeu ! Les enfants n’ont besoin que de moments d’intimité avec leurs parents. Voici l’explication.

Lorsque nous pensons aux jeux et aux jouets, nous nous imaginons en train d’assembler des puzzles, d’emboîter des cubes ou de passer des heures à jouer au goûter. C’est trop condensé ! Faire des signes de la main, chatouiller les orteils, rire avec le nourrisson, ou même lui offrir un baiser ou un câlin sont autant d’exemples de jeu. Il ne fait que faciliter la communication et exprimer des sentiments. Les parents n’ont pas que des responsabilités utilitaires comme manger ou changer les couches.

S’adonner au jeu avec un bébé favorise-t-il son développement ?

Selon Isabelle Filliozat, le jeu n’est pas une nécessité pour la croissance de l’enfant car « le développement d’un enfant est tout simplement trop compliqué pour être décrit par de simples moments de jeu. » Selon Patrick Tounian, directeur général de la Société française de pédiatrie, « jouer peut augmenter l’éveil du bébé, même si cela n’a jamais été démontré. » Laisser un jeune enfant dans son coin en empêchant tout échange peut avoir des effets négatifs sur le développement et le lien parent-enfant, même si l’intellect et l’apprentissage ne sont pas directement mis en danger. Les parents doivent chacun trouver le bon équilibre !

Ne pas vouloir jouer, est-ce grave ?

Un parent ne doit pas s’inquiéter ou se sentir mal si son enfant n’aime pas jouer. Ils ne maltraitent pas leur enfant de quelque manière que ce soit. Il en a le droit. Cependant, vous devez veiller à ne pas abandonner l’enfant en ne répondant qu’à ses besoins fondamentaux. La question commence alors à me préoccuper. Selon Isabelle Filliozat, « un parent qui prétend qu’il ne veut pas jouer suggère typiquement qu’il ne sait pas jouer. » Il se méfie de la proximité. Le parent pourrait se faire aider par un thérapeute si cela commence à le gêner dans sa relation avec son enfant. Les activités de plein air des enfants pourraient également constituer un point de départ approprié. Si l’obstruction devient trop importante et que la moindre complicité devient un fardeau, il est de la responsabilité du parent de tirer la sonnette d’alarme.

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Le temps de jeu peut-il être remplacé par des activités de plein air ?

Les activités de plein air ne remplacent pas les moments privés passés à jouer et à créer des liens. L’activité idéale, comme l’explique Patrick Tounian, est de passer du temps en famille. Bien sûr, des activités, comme les cours de natation pour bébés peuvent aider les parents qui souhaitent « apprendre » à jouer, car nombre d’entre elles favorisent les liens. Mais pour construire et développer des relations à la maison, il est essentiel de partager de petits moments de rire et de conversation.

Les parents doivent-ils se forcer pour jouer ?

Patrick Tounian s’écrie : « Surtout pas ! » Chaque parent doit agir en fonction de son propre ressenti. « Si jouer est associé à une restriction, le jeune le sentira, et dans ce cas, le jeu ne sera pas forcément utile ». Selon Isabelle Filliozat, « jouer avec son enfant 10 minutes par jour, avec acharnement et en s’impliquant a plus d’intérêt que de se pousser et d’y consacrer la moitié de son temps. »

Si maman n’aime pas jouer, il y a toujours papa ou ses frères et sœurs, n’est-ce pas ?

Les jeux de papa ne compensent pas le manque de jeu de maman. Le scénario sera vite compris par votre jeune, qui ne regrettera pas sa mère puisqu’il s’habituera rapidement aux gestes qu’il partage avec les deux, selon Patrick Tounian. C’est plus malheureux pour le parent que pour l’enfant ! De plus, il est important de veiller à ce que la mère ne prenne pas trop de place car, là encore, un déséquilibre pourrait en résulter. Éviter les moments où vous êtes complice de votre enfant devrait néanmoins déclencher des signaux d’alarme. En ce qui concerne les frères et sœurs, sachez qu’ils ne peuvent pas développer le même niveau de collaboration avec un enfant que les parents.

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Référence :

  • Magicmaman