Des enseignants attentifs d’un collège situé dans les Bouches-du-Rhône ont pris une décision importante en alertant les autorités après avoir observé des marques suspectes sur le visage d’un élève. Ces marques, laissées par une gifle infligée par son père, ont conduit à une procédure judiciaire. Le père a comparu récemment pour violences sur mineur.
Un geste de colère après une signature falsifiée

Tout commence lorsqu’un garçon de 12 ans, élève dans ce collège, tente de dissimuler deux remarques inscrites dans son carnet de correspondance. Pour éviter une confrontation avec son père, il choisit d’imiter sa signature. Mais le stratagème est vite découvert par le père, qui, dans un accès de colère incontrôlée, administre une gifle à son fils.
Les enseignants réagissent en voyant les traces sur son visage

Bien que l’enfant n’ait rien révélé de lui-même, plusieurs membres de l’équipe pédagogique ont remarqué des traces visibles sur ses joues. Face à ces signes inquiétants, le personnel a décidé de signaler les faits aux autorités compétentes. C’est ainsi que le père s’est retrouvé convoqué devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence pour répondre de ses actes.
Un père pompier qui dit regretter son geste
Lors de l’audience, le prévenu, un pompier volontaire de grande taille et au profil plutôt mince, a exprimé des regrets sincères. « Je me suis laissé emporter, ce n’est pas excusable », a-t-il confié avec émotion, comme le rapporte La Provence. La présidente du tribunal a rappelé un détail marquant : l’adolescent avait dû se mettre à genoux pour s’excuser. Quant à la gifle, elle a été jugée suffisamment grave pour entraîner deux jours d’interruption temporaire de travail (ITT) pour l’enfant.
L’avocate évoque un acte isolé dans un contexte familial difficile
La présidente a souligné l’impact profond de tels actes : « Lorsqu’un enfant est violenté par celui censé le protéger, il perd ses repères. » Depuis cet incident, le père et le fils ont été suivis par un psychologue. L’avocate du père a défendu l’idée d’un dérapage ponctuel, soulignant le contexte compliqué : les parents sont séparés, la mère est atteinte d’un cancer et l’adolescent vit actuellement chez son père.
Une condamnation avec sursis et des mesures éducatives
Le ministère public avait requis une peine de cinq mois d’emprisonnement assortie d’un stage de responsabilité parentale. Le jugement a finalement été plus sévère : le père a été condamné à huit mois de prison avec sursis, avec l’obligation d’effectuer le stage évoqué et de verser 2 500 euros de dommages et intérêts à son fils.
