Les faits se sont déroulés en deux temps, ce jeudi 15 janvier à Blaye-les-Mines dans le Tarn.
Un incident choquant à la sortie des cours
Ce jeudi 15 janvier, à Blaye-les-Mines dans le Tarn, un événement marquant a perturbé la fin de journée au collège Augustin-Malroux. Ce sont nos confrères de La Dépêche du Midi qui ont révélé cette affaire, qui s’est déroulée en deux actes bien distincts.
Vers 17 heures, une mère de famille se rend à la sortie du collège pour récupérer sa fille de 13 ans, élève en classe de 4e. Mais ce qu’elle observe va rapidement faire basculer la situation : sa fille est prise à partie par un groupe d’adolescentes, qui la poursuivent, l’attrapent, la giflent et vont jusqu’à la forcer à manger de l’herbe, tout en filmant la scène.
Sous le choc, la mère affirme que sa fille est victime de harcèlement scolaire depuis plus de deux ans dans cet établissement. Cette agression publique semble être la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Une réaction de colère incontrôlable
De retour au domicile familial, la mère raconte l’incident à son mari, un homme de 45 ans actuellement en arrêt maladie après un AVC. En apprenant ce qui s’est passé, il entre dans une colère noire. Sa réaction est immédiate : malgré son état de santé, il décide de se rendre directement au collège.
Vers 17 h 15, il arrive sur le parking de l’établissement et commence à s’en prendre à deux élèves qu’il pense responsables du harcèlement. Il tire les cheveux de l’une, et les oreilles de l’autre. Rapidement, le personnel du collège tente d’intervenir. Un CPE (Conseiller Principal d’Éducation) et la principale de l’établissement tentent de calmer la situation.
Une altercation violente au sein de l’établissement
La tension monte, et la situation dégénère. Le père, hors de lui, donne un coup de tête au CPE. Selon plusieurs témoins, il aurait aussi proféré des menaces très graves. En pleine altercation, il aurait crié vouloir « couper des têtes« , faisant une référence directe à Samuel Paty, le professeur tragiquement tué en 2020 lors d’un attentat terroriste dans les Yvelines.
Ses propos glaçants : « Je vais vous faire subir le même sort » ont profondément choqué les témoins et le personnel. Ces paroles, en plus de la violence physique, ont largement contribué à l’aggravation de la situation judiciaire.
Interpellation et mise en détention
Après l’incident, l’homme quitte les lieux. Mais il est rapidement localisé et interpellé par les policiers de Carmaux, non loin de son domicile. Placé en garde à vue, il est présenté au parquet d’Albi le samedi 17 janvier.
Ce père de famille, jusqu’alors inconnu de la justice, a été placé en détention provisoire. Il est poursuivi pour violences volontaires et menaces de mort, et doit comparaître devant le tribunal judiciaire ce mardi 20 janvier.
L’affaire soulève une nouvelle fois la question du harcèlement scolaire et des réactions parfois extrêmes qu’il peut provoquer chez les proches des victimes. Elle met aussi en lumière les limites entre une légitime indignation parentale et des actions qui, elles, relèvent de la justice.
Source : Centre Presse
