On prépare les femmes à l’accouchement pendant neuf mois. Mais une fois le bébé arrivé et le retour à la maison effectué, une autre étape commence, souvent beaucoup moins anticipée : le post-partum. Pour mettre en lumière cette période encore trop peu abordée, Totum Pharmaciens lance une campagne nationale consacrée au « quatrième trimestre », avec l’ambition de mieux accompagner les jeunes mères après la naissance.
Le « quatrième trimestre », cette période dont peu de personnes parlent
La naissance d’un enfant est généralement associée à la joie, aux premiers câlins et à la découverte d’une nouvelle vie de famille. Pourtant, derrière cette image positive se cache une réalité souvent plus complexe. Dès le retour à la maison commence ce que l’on appelle le quatrième trimestre : les premières semaines suivant l’accouchement, durant lesquelles le corps et l’esprit de la mère continuent de traverser de profonds bouleversements.
Fatigue extrême, douleurs, difficultés liées à l’allaitement, variations hormonales, baby-blues ou encore rééducation du périnée peuvent rythmer cette période. Malgré cela, l’attention de l’entourage se porte souvent en priorité sur le nouveau-né. La santé physique et mentale de la jeune mère risque alors de passer au second plan.
Face à ce constat, Totum Pharmaciens souhaite remettre les besoins des mères au cœur du post-partum. Le réseau déploie ainsi une campagne nationale destinée à faire des pharmacies des lieux d’écoute, de prévention et d’accompagnement facilement accessibles.
Des chiffres qui interpellent sur la réalité du post-partum

Les chiffres relayés dans le cadre de cette campagne montrent que les semaines suivant une naissance sont loin d’être simples pour toutes les femmes. Selon l’enquête nationale périnatale de l’INSERM, environ 17 % des femmes interrogées décrivent la période après l’accouchement comme difficile, voire très difficile.
Autre donnée préoccupante : plus d’un tiers des femmes concernées ne savaient pas vers quelle personne proche se tourner en cas de grave difficulté personnelle. Un isolement qui peut renforcer la vulnérabilité psychologique déjà présente durant le post-partum.
Santé publique France souligne également une réalité particulièrement sensible : une femme sur 20, deux mois après son accouchement, déclarait avoir eu des idées suicidaires. Des données qui rappellent l’importance d’identifier rapidement la souffrance psychologique et de permettre aux jeunes mères d’accéder facilement à une aide adaptée.
Des messages qui osent parler des réalités souvent tues après l’accouchement
Pour faire tomber les tabous, Totum Pharmaciens a choisi une communication volontairement directe. La campagne met en avant des phrases qui confrontent l’image idéalisée de la maternité à certaines réalités beaucoup moins souvent évoquées.
« On vous a parlé de devenir mère. Pas des fuites urinaires. »
« On vous a parlé d’allaiter. Pas qu’on pouvait en pleurer. »
« On vous a parlé des nuits courtes. Pas des nuits sans fin. »
« On vous a parlé d’un enfant à élever. Pas d’un périnée à rééduquer. »
Le message central est simple : après l’accouchement commence une nouvelle étape, parfois beaucoup plus difficile que prévu. En parler permet déjà de rompre l’isolement et de rappeler qu’une mère peut avoir besoin d’aide, même lorsque son bébé va bien.
Aurélie Poulvélarie, pharmacienne titulaire et experte en maternage proximal pour Totum Pharmaciens, rappelle ainsi que les femmes sont largement préparées à l’accouchement, mais beaucoup moins à ce qui les attend ensuite. Or, pendant le post-partum, la mère a elle aussi besoin de soins, d’attention et d’un véritable accompagnement.
La pharmacie, un refuge accessible sans rendez-vous pour les jeunes mères
La campagne ne repose pas uniquement sur des affiches. Le réseau prévoit également un accompagnement concret au sein de ses officines, avec des pharmaciens formés aux problématiques du post-partum et des espaces permettant aux jeunes parents d’échanger plus sereinement.
Certaines pharmacies proposent notamment des salles confidentielles pour parler de grossesse ou d’allaitement, des espaces pour allaiter ou changer un bébé, des ateliers autour du portage physiologique et du massage, ainsi que des solutions de location de tire-lait.
Les pharmaciens peuvent également orienter les patientes vers d’autres professionnels lorsque cela est nécessaire : médecins, sages-femmes, psychologues, kinésithérapeutes ou services de PMI. Cette proximité constitue un véritable avantage, puisque la pharmacie reste l’un des rares lieux de santé accessibles facilement et souvent sans rendez-vous.
L’objectif est donc de permettre aux jeunes mères de trouver rapidement une écoute bienveillante, des réponses concrètes et, si besoin, une orientation vers le bon professionnel.
Une chanson, un vinyle collector et un site dédié au quatrième trimestre
Pour donner davantage d’écho à cette initiative, Totum a également imaginé une chanson originale baptisée Quatrième Trimestre. Pressée sur un vinyle collector, elle évoque sans détour les douleurs physiques, les bouleversements émotionnels et la culpabilité que certaines femmes peuvent ressentir pendant le baby-blues.
Un site dédié au quatrième trimestre complète le dispositif avec des conseils et des orientations validés par des pharmaciens experts. L’objectif est de rendre ces informations accessibles à tous les jeunes parents, y compris lorsqu’ils ne vivent pas à proximité de l’une des 366 pharmacies du réseau Totum.
Des supports d’information sont également disponibles en officine afin que les familles puissent conserver chez elles des repères utiles. À travers cette campagne, le réseau entend surtout rendre visibles les difficultés qui accompagnent parfois la maternité et rappeler qu’aucune femme ne devrait avoir à les affronter seule.
En bref
- Le « quatrième trimestre » désigne les semaines délicates qui suivent l’accouchement et qui restent encore trop peu évoquées.
- Totum Pharmaciens souhaite mieux accompagner les jeunes mères grâce à des professionnels formés, des espaces dédiés et des outils d’information.
- L’objectif : libérer la parole sur le post-partum et faciliter l’accès à une aide concrète lorsque les difficultés apparaissent.
