Mon bébé dort très peu, est-ce normal ?

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Mon bébé dort très peu, est-ce normal-min
©Photo Pixabay

« Dormir comme un bébé », une phrase que certains parents trouvent amusante… jaune. En effet, l’une des plus grandes inquiétudes des jeunes parents, surtout s’il s’agit de leur premier enfant, est l’alimentation.

Et pour cause : même si votre copine prétend que son enfant a  » fait ses nuits tout droit sorti de la maternité « , les jours et les nuits à la maison sont interminables. De quoi vous interroger… d’autant que nous savons tous combien le sommeil est important pour le bon développement.

Alors, quelle est la différence exacte entre la théorie et la réalité ?

Le sommeil des nourrissons

« Un nouveau-né n’est pas censé répondre à une norme car il existe de nombreuses variations interindividuelles chez les personnes », rassurent les jeunes parents. Ainsi, en moyenne, un nouveau-né peut dormir entre 8 heures (petits dormeurs 7% de la population) et 14 heures (gros dormeurs 10% de la population) chaque jour (24 heures), selon le pédiatre-homéopathe Pierre Popowski.

« Le sommeil de l’enfant est fragmenté, par périodes de trois, quatre heures sans différence entre le jour et la nuit puisque leur horloge biologique n’est pas en place », précise la psychologue Catherine Pierrat. Cette horloge biologique régule la synthèse des hormones et doit être synchronisée avec la lumière du jour afin de respecter le cycle jour/nuit. Le rythme circadien met du temps à se mettre en place.

En pratique, certains nouveau-nés dorment quelques heures le jour et quelques heures la nuit. D’autres dorment très peu ou pas du tout pendant la journée. Un tout-petit est censé dormir le matin et faire une sieste l’après-midi pendant toute sa première année de vie.

Que faire avec un petit dormeur ?

Votre enfant est-il plutôt un petit dormeur ? « Il faut avant tout se concentrer sur la qualité du sommeil, et non sur sa quantité : en clair, un enfant qui dort peu mais se réveille en forme et souriant est préférable à un enfant qui dort beaucoup mais semble épuisé et malheureux… », explique la psychologue.

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Des siestes courtes (environ 15 minutes) sont également bénéfiques, en particulier pour les jeunes dormeurs. De même, si votre enfant s’endort exclusivement au sein, ne vous alarmez pas.

« Ce n’est pas étrange, précise le médecin, car l’allaitement répond au moins à un double besoin : nutritionnel et psychoaffectif. » Et les deux sont « à la demande ».

Si, en revanche, votre bébé dort peu, se réveille en criant, s’agite, mange peu ou perd du poids, il est temps de consulter votre médecin, qui pourra exclure ou traiter des problèmes physiques. Lors de la consultation, un contrôle clinique et une enquête seront effectués pour s’assurer qu’il n’y a pas d’anomalies (problèmes alimentaires ou psychologiques, douleurs, etc.).

Si le problème persiste après que les raisons physiques ont été abordées ou traitées, nous nous concentrerons davantage sur la composante psychologique. « Il peut être extrêmement bon de voir un psychologue qui pourra détecter les difficultés via une psychothérapie psychodynamique mère-bébé ou parent-bébé, et/ou une psychothérapie comportementale pour apporter des remèdes très spécifiques, et surtout pour suivre et soutenir les parents », précise Catherine Pierrat.

Sur le plan psychologique, le sommeil du nourrisson est important.

Les parents de petits dormeurs éprouvent souvent de l’inquiétude, se sentent coupables, ont peur de « mal faire », s’interrogent sur leurs capacités de maman et de papa…. Cependant, avant de s’inquiéter, il est essentiel de :

  • mettre en place une routine apaisante et réconfortante avec des temps forts bien organisés (repas, promenades, douches, jeux, etc.) qui se font à la même heure chaque jour ;
  • observer votre enfant et apprendre à reconnaître les indicateurs de manque de sommeil : est-il irritable ? Baille-t-il ? Se frotte-t-il les yeux ? Pour être capable de le mettre au lit dès les premiers signes de troubles ;
  • l’environnement physique : le lieu de sommeil de l’enfant est-il propice au sommeil ? Est-il suffisamment calme ? La température est-elle idéale ? La lumière est-elle excessive ou insuffisante ?
  • l’environnement familial : y a-t-il une atmosphère qui pourrait induire à son insu des troubles du sommeil chez le nouveau-né et une insécurité psychique : tensions conjugales, peur de perdre le bébé en raison d’une mort inattendue du nourrisson, dépression post-partum, troubles du lien mère/enfant….
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Sachez que les troubles psycho-affectifs sont souvent les ennemis du sommeil chez les jeunes. En d’autres termes, un trouble du sommeil chez un nouveau-né peut suggérer un début de maladie psychosomatique ; si ces maladies s’installent, n’hésitez pas à consulter un pédopsychiatre.

  • observer votre enfant et apprendre à reconnaître les indicateurs de manque de sommeil : est-il irritable ? Baille-t-il ? Se frotte-t-il les yeux ? Pour être capable de le mettre au lit dès les premiers signes de troubles ;
  • l’environnement physique : le lieu de sommeil de l’enfant est-il propice au sommeil ? Est-il suffisamment calme ? La température est-elle idéale ? La lumière est-elle excessive ou insuffisante ?
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Sachez que les troubles psycho-affectifs sont souvent les ennemis du sommeil chez les jeunes. En d’autres termes, un trouble du sommeil chez un nouveau-né peut suggérer un début de maladie psychosomatique ; si ces maladies s’installent, n’hésitez pas à consulter un pédopsychiatre.