Les caprices de bébé : comment les comprendre pour mieux réagir ?

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Votre enfant fait des crises de colère incontrôlables, crie « non » à tout et pleure à chaudes larmes sans raison apparente.

Cette phase d’antagonisme est parfaitement naturelle et nécessaire à la croissance globale d’un tout-petit…..

Les caprices de bébé : comment les comprendre pour mieux réagir ?

Lorsque votre enfant est malheureux, qu’il dit « non » à tout, qu’il refuse de faire ce que vous voulez et qu’il se met à crier ou à pleurer extrêmement fort…

Non, vous n’êtes pas le seul parent qui doit faire face à des situations difficiles avec ses enfants.

La plupart des jeunes passent par une période de résistance, qui, selon tous les psychologues, est nécessaire à la bonne croissance du tout-petit, aussi pénible soit-elle.

Soyez assuré que cette période ne signifie pas que vous êtes un parent horrible ou que votre enfant se comporte mal.

Peut-on vraiment parler de « crises de colère » ?

Les bébés ne font pas de crises de colère au sens traditionnel du terme. Ils sont incapables d’ennuyer, de provoquer ou de manipuler leurs parents de manière délibérée.

Même si toutes les demandes physiologiques de l’enfant sont satisfaites et qu’il ne souffre pas, il ne fait qu’exprimer quelque chose lorsqu’il fait une grosse colère.

Il s’exprime auprès de son père parce qu’il est contrarié par un plaisir qu’on ne lui procure pas.

Votre enfant essaie souvent d’attirer votre attention et de s’assurer que vous êtes toujours disponible pour lui.

Jusqu’à présent, il était le centre de l’univers et, à mesure qu’il grandit, il découvre que vous avez d’autres intérêts et d’autres désirs qui ne correspondent pas toujours aux siens.

Et il a un instinct naturel pour vous mettre à l’épreuve ! Ces périodes de « test » peuvent inclure des emportements exagérés, des « non » systématiques et même des crises de colère monstres dans le but exprès d’établir son individualité.

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Même s’il doit passer par une lutte de pouvoir, cette attitude est une étape positive dans le développement de la personnalité du bébé. Et vous n’avez pas à vous sentir coupable !

Quand un bébé commence-t-il à piquer des crises de colère ?

Il n’y a pas d’âge précis auquel les enfants commencent à faire des crises de colère (pour reprendre cette expression) ! Un bébé qui pleure ne fait pas une crise, il exprime un besoin : il a faim, il veut être changé, il a mal aux dents…

Vers l’âge de 12 mois, le nourrisson peut devenir plus « agressif », en refusant de manger ses légumes à table, par exemple. Mais c’est entre 18 et 2 ans qu’il commence à reconnaître et à exprimer sa position de personne au sein de la famille et, plus largement, dans la société.

Quelle attitude adopter en cas de grosse crise de colère ?

Un nourrisson qui pique une colère ne cherche qu’à s’affirmer. En tant que parent, vous devez d’abord réagir avec patience et souplesse.

L’idée est de rester calme, de ne pas crier plus fort que lui et de transformer cette négativité en quelque chose de bénéfique dans la mesure du possible.

Par exemple, lors d’une crise de colère typique d’un magasin au cours de laquelle votre enfant veut des bonbons ou un jouet, demandez poliment qu’il pose l’article désiré et invitez-le à venir vous aider à choisir les desserts.

« C’est à vous de décider et d’avoir le dernier mot, même si l’enfant est farouchement opposé, lorsqu’il s’agit de sujets vitaux ou qui ne peuvent être abordés », explique Anne Bacus, auteur de 100 Ways to Get Your Child to Obey You (Without Screaming or Spanking).

Lorsque votre enfant ne sait pas quoi dire, rappelez-vous que râler est une méthode pour s’exprimer. Essayez donc de comprendre ce qui se passe dans ses pensées à ce moment-là et trouvez une solution avant qu’il ne pique une colère. Une chose est sûre : si rien n’est fait, cet état d’esprit ne fera que se renforcer.

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Que faire si les crises de votre bébé continuent ?

Bien que les crises de colère soient une partie inévitable de la croissance de votre enfant, vous avez le droit de douter.

Devriez-vous consulter un psychologue pour enfants si les crises continuent ? Analysez le scénario en dehors des crises, c’est-à-dire le comportement « normal » de votre enfant à la maison et à l’extérieur, avant de vous effrayer (à la garderie ou à la crèche, par exemple). Est-il grégaire et intéressé, ou est-il souvent mélancolique et déprimé ?

Faites une petite mise au point de votre côté. Vos accès de colère vous font-ils perdre votre sang-froid ? Aimez-vous aller au parc ou à l’épicerie ? Si c’est le cas, demandez conseil à votre médecin.

Enfin, n’oubliez pas que cette ère d’irrationalité passera… jusqu’à la prochaine : la crise d’adolescence !