Une nomination stratégique au sein des Forces armées royales
En tant que chef d’état-major général des Forces armées royales (FAR), le roi Mohammed VI joue un rôle central dans les décisions militaires du pays. Dans ce cadre, il “a bien voulu nommer” le prince héritier à ce poste de coordination, essentiel au bon fonctionnement de l’appareil militaire. Cette fonction implique notamment la supervision des bureaux et des services clés qui structurent l’organisation interne de l’état-major.
Concrètement, cette responsabilité place Moulay El Hassan au cœur des mécanismes décisionnels et opérationnels des FAR. C’est un rôle qui demande à la fois rigueur, vision stratégique et compréhension fine des enjeux de défense nationale. Une étape importante qui reflète la volonté d’impliquer progressivement le prince dans les affaires d’État.
Un poste symbolique déjà occupé par Mohammed VI

Ce choix n’est pas anodin. Le roi Mohammed VI, aujourd’hui âgé de 62 ans, avait lui-même occupé cette fonction clé à partir de 1985. À l’époque, il avait été nommé par son père, le roi Hassan II, dans une logique similaire de préparation aux responsabilités futures.
Ce poste est considéré comme un véritable pilier dans l’organigramme militaire marocain. Il permet d’acquérir une expérience concrète dans la gestion des structures militaires et de se familiariser avec les enjeux stratégiques du pays. En reproduisant ce schéma, la monarchie marocaine s’inscrit dans une continuité institutionnelle et historique.
Une étape clé dans la formation du prince héritier
La nomination de Moulay El Hassan s’inscrit dans un processus plus large de préparation à ses futures responsabilités. Depuis plusieurs années, le prince apparaît régulièrement lors d’événements officiels, nationaux et internationaux, renforçant progressivement son rôle sur la scène publique.
Avec cette nouvelle fonction, il ne s’agit plus seulement de représentation, mais d’une immersion directe dans les rouages de l’institution militaire marocaine. Une expérience précieuse qui contribue à forger son profil de futur souverain, tout en consolidant la stabilité et la continuité de l’État.
Une décision suivie de près au niveau national et international
Cette nomination attire également l’attention au-delà des frontières du Maroc. Elle témoigne d’une volonté claire de préparer la relève dans un contexte régional où les questions de sécurité et de défense restent cruciales.
Pour les observateurs, il s’agit d’un signal fort : le prince héritier commence à occuper des fonctions concrètes au sein de l’État, renforçant ainsi sa légitimité et son expérience. Une évolution naturelle, mais stratégique, dans le parcours d’un futur chef d’État.
Source : BFM
