Soupçonnant des maltraitances, une mère cache un micro dans le sac de son bébé
Tout est parti d’un simple doute. Un instinct maternel que Doriane, une jeune maman de 37 ans, n’a pas pu ignorer. Depuis plusieurs jours, son bébé de huit mois semblait différent. Il pleurait sans arrêt, et chaque fois qu’elle le récupérait chez la nounou à Cadolive, dans les Bouches-du-Rhône, elle remarquait des signes troublants. Les fesses rouges, une couche pleine, des cris à son arrivée… tout laissait penser que quelque chose n’allait pas.
« C’est mon premier enfant, je manquais de repères. Mais à chaque visite surprise, je l’entendais pleurer et hurler depuis la rue. Il n’était presque jamais changé. Il y avait clairement un problème », raconte-t-elle.
Un enregistrement bouleversant qui révèle l’horreur

Pour lever le doute, Doriane a pris une décision radicale : glisser un micro-enregistreur dans le sac de son fils. Ce qu’elle a découvert en réécoutant l’audio a dépassé toutes ses craintes. « C’était un choc terrible, un séisme émotionnel. Entendre ça, c’était insupportable », a-t-elle confié à BFM Marseille Provence lors d’une interview en juillet dernier.
Les mots, les cris, l’ambiance… tout révélait un climat toxique dans le foyer de l’assistante maternelle. Doriane résume sa douleur avec ces mots glaçants : « J’ai compris que j’avais mis mon fils dans la maison de l’horreur », a-t-elle déclaré plus tard dans une interview au Parisien.
Une nounou suspendue et poursuivie en justice

Les enregistrements accablants ont immédiatement été transmis aux autorités. La Protection Maternelle et Infantile (PMI) des Bouches-du-Rhône a réagi sans tarder : la nourrice a été suspendue de ses fonctions et interdite d’exercer.
D’abord poursuivie sur la base de la plainte déposée par Doriane, l’assistante maternelle fait désormais face à deux nouvelles procédures judiciaires pour des faits similaires concernant d’autres enfants.
Un procès en cours à Marseille
Jugée devant le tribunal correctionnel de Marseille, la prévenue risque une peine de prison pour mauvais traitements sur mineur. Les audiences permettront de faire toute la lumière sur son comportement et, espérons-le, de rendre justice aux familles concernées.
Cette affaire rappelle à quel point il est crucial de rester à l’écoute des signaux faibles que peuvent envoyer les tout-petits. Et surtout, elle souligne le rôle central que joue la vigilance parentale dans la protection des enfants.
