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« Je me lève à 6h30 tous les matins, c’est dur parce qu’on commence à 8h » : frustré, cet élève bloque son lycée à cause des horaires de cours

La mobilisation des lycéens se poursuit en France. Devant plusieurs établissements, des élèves font entendre leur mécontentement et dénoncent leurs conditions d’études. Parmi les sujets qui reviennent, il y a bien sûr le manque de moyens, mais aussi un quotidien jugé difficile à supporter. Interrogé pendant un blocus, un lycéen a notamment raconté sa fatigue face à des horaires de cours et une charge de travail qu’il estime particulièrement éprouvants.

Depuis le 23 septembre 2026, des élèves se mobilisent devant plusieurs lycées et bloquent parfois l’accès aux établissements. Ils entendent notamment dénoncer ce qu’ils considèrent comme un désengagement de l’État dans l’éducation, mais aussi la sélection sociale dans les lycées et l’enseignement supérieur ainsi que les problèmes d’insalubrité rencontrés dans certains établissements.

Alors qu’une manifestation nationale est annoncée pour le mardi 6 octobre, plusieurs lycéens prennent la parole pour expliquer les raisons de leur colère. Et derrière les revendications générales se cachent aussi des préoccupations très concrètes : fatigue, manque de sommeil, contrôles à répétition et difficulté à conserver du temps pour sa vie personnelle.

C’est notamment ce qu’ont expliqué plusieurs adolescents interrogés devant un lycée parisien le 29 septembre. L’un d’eux, venu participer au mouvement, a évoqué un sujet qui parle à de nombreux élèves : le rythme scolaire et l’enchaînement de journées qui débutent tôt.

Blocus des lycées : cet élève exprime son ras-le-bol face aux horaires de cours

Le lycéen ne cache pas sa lassitude. « Moi, je me lève à 6h30 tous les matins, c’est dur parce qu’on commence à 8h », explique-t-il. Mais pour lui, le problème ne se limite pas à l’heure du réveil. Il décrit également une accumulation de devoirs et d’évaluations qui rendrait ses semaines particulièrement difficiles à gérer.

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« On a énormément de contrôles. Sur sept jours, j’en ai eu neuf et demain j’en ai deux (…) Je suis vraiment fatigué tous les jours, constamment », poursuit-il. Une situation qu’il juge compliquée à concilier avec tout ce qui existe en dehors des cours.

L’adolescent rappelle en effet qu’un lycéen ne passe pas uniquement son temps à étudier. « C’est très dur. J’ai des activités extrascolaires, je dois profiter de ma famille, je dois profiter de mes amis, je dois réviser », explique-t-il. À travers son témoignage, il met donc en avant une question plus large : celle de l’équilibre entre les études, le repos et la vie personnelle.

Ses propos ont rapidement fait réagir sur les réseaux sociaux. Certains internautes se sont montrés très critiques, estimant avoir eux-mêmes connu des emplois du temps similaires sans pour autant manifester. Pour eux, les contraintes évoquées font tout simplement partie de la vie scolaire et les élèves devraient davantage se concentrer sur leur travail.

Réveil affichant 6h30 le matin, symbole des horaires de cours difficiles pour les lycéens

Manifestations dans les lycées en France : ce que réclament les lycéens

D’autres internautes ont au contraire pris la défense du jeune manifestant. Ils considèrent que les journées de cours trop longues, associées aux devoirs et aux évaluations, peuvent peser sur le sommeil et la vie sociale des adolescents. Certains rappellent également que les lycéens sont encore en pleine croissance et qu’ils ont besoin de temps pour dormir, se détendre et pratiquer des activités en dehors de l’école.

Les revendications des lycéens ne concernent toutefois pas uniquement les horaires. Depuis le début de la mobilisation, des élèves dénoncent également des classes surchargées, le manque d’enseignants ou encore l’insuffisance du personnel administratif, notamment dans certains lycées professionnels.

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Les conditions matérielles de certains établissements sont aussi régulièrement citées. Une élève d’un lycée de la région parisienne évoque par exemple des bâtiments dégradés : « On a des fenêtres et des portes cassées qui peuvent être dangereuses. Au troisième étage, quand il pleut, il y a de l’eau qui coule à l’intérieur. Ce n’est pas normal. »

Entre fatigue scolaire, manque de moyens et dégradation des locaux, les témoignages montrent ainsi que les motivations derrière les blocages sont multiples. La mobilisation annoncée pour le 6 octobre doit permettre aux lycéens engagés dans le mouvement de faire entendre ces différentes revendications à l’échelle nationale.

En bref

Depuis le 23 septembre 2026, des lycéens se mobilisent pour dénoncer notamment le manque de moyens, la sélection sociale et les conditions d’études dans certains établissements.
Un élève a particulièrement pointé du doigt les horaires de cours, la fatigue et l’accumulation des contrôles, un témoignage qui divise sur les réseaux sociaux.
Les manifestants évoquent aussi les classes surchargées, le manque de personnel et la dégradation de certains lycées, avant une mobilisation nationale annoncée pour le 6 octobre.

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