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Canicule : après l’ouverture de bouches d’incendie, le maire d’Asnières réclame 2.000 euros aux familles

Le maire d’Asnières Manuel Aeschlimann va réclamer 2.000 euros aux familles de deux adolescents après l’ouverture de bouches d’incendie

La municipalité d’Asnières-sur-Seine a décidé de prendre des mesures après un incident ayant entraîné un important gaspillage d’eau. Le maire Manuel Aeschlimann (LR) a annoncé que les familles de deux adolescents âgés de 13 et 14 ans devront s’acquitter d’une facture de 2.000 euros à la suite de l’ouverture volontaire de plusieurs bouches d’incendie.

Selon les informations communiquées par la ville des Hauts-de-Seine, près de 80 m³ d’eau se sont déversés sur la voie publique durant environ quarante minutes. Cette somme réclamée aux familles couvre différents frais liés à l’incident, notamment le coût de l’eau perdue, les opérations de remise en état des équipements ainsi que la mobilisation des agents municipaux intervenus sur place.

La vidéoprotection a permis d’identifier les deux adolescents

L’enquête menée par les services municipaux a pu s’appuyer sur les dispositifs de vidéoprotection installés dans la commune. Grâce aux images enregistrées, les autorités ont identifié deux jeunes impliqués dans les faits.

Le premier adolescent, âgé de 13 ans, réside à Asnières-sur-Seine, tandis que le second, âgé de 14 ans, habite en Seine-Saint-Denis. La municipalité précise que les familles concernées feront l’objet d’une procédure officielle et que le montant demandé sera recouvré conformément aux règles administratives en vigueur.

Une mesure présentée comme un exemple pour prévenir les récidives

Interrogé sur RMC, Manuel Aeschlimann a détaillé le fonctionnement de cette procédure. Les familles recevront un titre de paiement correspondant aux dépenses engendrées par l’incident. En cas de non-paiement, différentes démarches de recouvrement pourront être engagées par les services compétents.

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Le maire a expliqué que la trésorerie municipale dispose de plusieurs moyens pour récupérer les sommes dues, notamment par des retenues sur certains revenus ou par d’autres procédures administratives prévues par la réglementation.

Une méthode déjà utilisée avec succès par la municipalité

L’édile rappelle que cette approche n’est pas une première à Asnières-sur-Seine. Une mesure similaire avait déjà été appliquée il y a plusieurs années afin de lutter contre les ouvertures illégales de bouches d’incendie.

Selon lui, cette politique a démontré son efficacité. Il souligne qu’après une opération comparable menée en 2017, la commune n’avait plus été confrontée à ce type de problème pendant plusieurs années. Pour la municipalité, cette sanction possède donc une véritable valeur dissuasive et vise à éviter la répétition de tels comportements.

Des risques importants au-delà du simple gaspillage d’eau

Au-delà de l’aspect financier, la ville insiste sur les conséquences potentiellement dangereuses de l’ouverture des hydrants. Le déversement massif d’eau dans l’espace public peut provoquer des dégâts matériels importants dans les bâtiments situés à proximité.

La municipalité rappelle notamment que l’eau peut s’infiltrer dans les caves et les sous-sols, augmentant les risques de courts-circuits électriques. Dans certaines situations, ces incidents peuvent même favoriser le déclenchement d’incendies ou entraîner des dommages significatifs aux infrastructures.

À travers cette décision, la mairie d’Asnières souhaite donc rappeler l’importance du respect des équipements publics et sensibiliser les habitants aux conséquences économiques, environnementales et sécuritaires liées à ce type d’actes.

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