Deux familles vont devoir assumer les conséquences des actes de leurs enfants après des dégradations de mobilier urbain commises dans une commune des Hauts-de-Seine. Une décision qui illustre la volonté des collectivités de responsabiliser les parents lorsque des mineurs sont impliqués dans des actes de vandalisme.
L’expression « l’arroseur arrosé » prend ici tout son sens. Alors que deux adolescents pensaient simplement s’amuser en pleine période de fortes chaleurs, leurs familles ont finalement reçu une très mauvaise nouvelle de la part de la municipalité.
Les parents des deux jeunes, accusés d’avoir volontairement détérioré des bouches d’incendie, devront régler les frais engendrés par ces dégradations. La facture ne concerne pas uniquement les réparations, mais également le coût de la quantité importante d’eau gaspillée lors de l’incident.
La mairie réclame 2 000 € aux familles après le vandalisme d’une bouche d’incendie

Les faits se sont déroulés le dimanche 24 mai à Asnières-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, alors que les températures dépassaient les 30 °C.
Âgés de 13 et 14 ans, les deux adolescents ont volontairement ouvert et endommagé deux bouches d’incendie afin de faire jaillir l’eau sur la voie publique. Si cette pratique est parfois utilisée pour se rafraîchir lors des épisodes de canicule, elle constitue un acte illégal qui peut avoir des conséquences importantes.
D’après les informations relayées par TF1, cette intervention a provoqué la perte d’environ 80 m³ d’eau en seulement quarante minutes. Un gaspillage considérable auquel s’ajoutent les frais nécessaires pour remettre les installations en état.
Grâce aux caméras de vidéosurveillance, les deux jeunes, originaires d’Asnières-sur-Seine et de Bobigny, ont rapidement été identifiés avant d’être interpellés par la police municipale.
Dès qu’il a été informé des faits, le maire d’Asnières-sur-Seine, Manuel Aeschlimann, a annoncé que la commune demanderait aux familles des mineurs de rembourser les dépenses occasionnées par cet acte de vandalisme.
Le montant du préjudice est estimé à 2 000 euros. Cette somme comprend le coût de l’eau perdue, les travaux de remise en état des équipements publics ainsi que la mobilisation des équipes municipales intervenues sur place pour sécuriser les lieux.
Pour le maire, cette décision répond à un objectif clair : éviter que les contribuables supportent les conséquences financières d’actes commis volontairement. La municipalité souhaite ainsi envoyer un message fort en matière de responsabilité et de protection des équipements publics.
Le « street pooling », une pratique illégale qui inquiète les autorités
Cette affaire intervient dans un contexte plus large. Entre le 24 et le 25 mai, pas moins de 17 bouches d’incendie ont été ouvertes ou vandalisées dans plusieurs communes de la région parisienne.
Ce phénomène, connu sous le nom de street pooling, consiste à ouvrir volontairement une bouche d’incendie afin de créer un puissant jet d’eau pour se rafraîchir pendant les fortes chaleurs. Bien que cette pratique puisse sembler ludique, elle représente un véritable danger pour la sécurité publique.
Les sapeurs-pompiers rappellent régulièrement que ces installations sont exclusivement destinées aux interventions d’urgence. Leur détérioration peut réduire la pression du réseau d’eau, compliquer les opérations de secours et entraîner un important gaspillage de cette ressource précieuse.
Face à la multiplication de ces actes de vandalisme, plusieurs communes renforcent désormais leur surveillance et n’hésitent plus à engager des poursuites ou à demander le remboursement intégral des frais aux responsables lorsque ceux-ci sont identifiés.
