Alors que le pouvoir d’achat des retraités reste au cœur des préoccupations, certaines situations illustrent avec force les difficultés rencontrées par les personnes disposant d’une faible pension. C’est notamment le cas de Monique Pinte, 65 ans, qui doit aujourd’hui organiser toute sa vie autour d’une retraite de seulement 727 euros par mois.
Après des années de travail et une vie professionnelle commencée très jeune, cette mère de cinq enfants se retrouve contrainte de calculer chaque dépense. Entre les factures, le logement et les besoins du quotidien, les marges de manœuvre sont devenues presque inexistantes.
Sacrifier son confort à cause d’une petite retraite
À 65 ans, Monique Pinte perçoit une pension de retraite de 727 euros. Depuis quatre ans, cette somme représente sa principale ressource financière. Pourtant, elle a commencé à travailler dès son adolescence et a exercé plusieurs professions au fil des années. Elle a notamment travaillé en usine, effectué des ménages puis occupé un poste d’agent d’accueil.
Aujourd’hui seule dans son logement, cette mère de cinq enfants doit surveiller son budget à l’euro près. Une situation bien différente de celle qu’elle connaissait avant son départ à la retraite.
Lorsqu’elle était encore en activité, Monique disposait de davantage de liberté financière. Elle pouvait s’autoriser quelques plaisirs simples : aller au cinéma, sortir au restaurant ou passer du temps avec ses proches. Des habitudes qu’elle a progressivement dû abandonner.
Une fois son loyer et ses charges réglés, il ne lui reste qu’une vingtaine d’euros pour terminer le mois. Une somme insuffisante pour faire face aux dépenses imprévues et qui la conduit régulièrement à se retrouver à découvert.
Une retraite de 727 euros : une réalité difficile à accepter
Avec un budget aussi serré, chaque dépense nécessite une véritable réflexion. Pour Monique, il n’est plus question de dépenser sans compter : les factures et les besoins essentiels passent avant tout le reste.
Elle doit ainsi faire des choix que beaucoup considèrent comme difficiles à imaginer après une vie de travail. S’accorder une sortie ou simplement profiter d’un petit loisir devient compliqué lorsque le budget permet à peine de couvrir les charges fixes.
Monique tient cependant à régler en priorité son loyer et ses charges. Les loisirs ont pratiquement disparu de son quotidien et chaque dépense imprévue peut rapidement déséquilibrer son budget.
Cette situation a même eu des répercussions sur son alimentation. La retraitée raconte avoir connu des périodes durant lesquelles elle s’est privée de repas pendant plusieurs jours.
Dans un premier temps, elle avait choisi de ne pas en parler à ses enfants. Ces derniers lui apportent désormais leur soutien. Une aide précieuse, mais qui ne suffit malheureusement pas toujours.
Une précarité qui pèse sur le moral
Au-delà des difficultés financières, cette situation touche profondément Monique sur le plan moral. Après avoir travaillé toute sa vie, elle n’imaginait pas devoir faire face à une telle précarité à la retraite.
Le sentiment d’injustice est d’autant plus fort qu’elle estime avoir consacré des décennies au travail avant de se retrouver, une fois retraitée, avec des ressources qui ne lui permettent plus de vivre sereinement. Cette réalité l’amène régulièrement à s’interroger sur son parcours.
Face à cette situation, Monique plaide pour une revalorisation des pensions de retraite. Selon elle, les retraités devraient pouvoir bénéficier plus justement des cotisations versées tout au long de leur vie professionnelle.
Son témoignage fait écho au sentiment partagé par de nombreux seniors, qui estiment que le montant de leur pension est trop peu élevé.
En bref
- Monique Pinte, 65 ans, vit avec une retraite de 727 euros par mois depuis quatre ans.
- Son budget très limité l’oblige à choisir entre ses factures et les loisirs, et parfois même à se priver de repas.
- Face à cette situation, elle appelle à une revalorisation des pensions de retraite.

