Veiller sur un nouveau-né toute la nuit pour que les parents puissent enfin dormir : c’est le métier de « nounou de nuit ». En Italie, Yamira, 56 ans, affirme gagner jusqu’à 5 000 euros certains mois. Que raconte-t-elle exactement, que valent ces chiffres, et que peut-on retenir si l’on cherche de l’aide en France ?
Nounou de nuit : que fait Yamira, 56 ans, en Italie ?
D’après Aufeminin (28 octobre 2026), qui s’appuie sur le HuffPost et un entretien au Corriere della Sera, Blanca Yamira Ortiz García veille sur des nouveau-nés en Italie. Elle commence en général son service vers 21 heures, chez une famille de Lugano : elle retire ses chaussures, se lave les mains, enfile une blouse, puis prend le relais jusqu’au matin. Elle change les couches, lave et apaise le bébé, prépare les biberons si besoin et ne réveille la maman qui allaite que si c’est nécessaire. Sa méthode : « Il ne doit jamais pleurer ; je suis toujours là, prête à intervenir. »
Diplômée en puériculture, elle a travaillé auparavant dans une banque en Équateur. Elle dit n’avoir jamais gagné autant d’argent et affiche un agenda complet jusqu’en mars 2027. Le rythme a un prix : son corps s’est tellement habitué à la nuit qu’elle se réveille toutes les deux heures, même en vacances.
Combien coûte une nounou de nuit ?
Selon l’article, les tarifs vont de 180 euros par nuit (Renata Wetter, 61 ans) jusqu’à 260 euros pour les profils les plus demandés, selon l’expérience et la formation. Une avocate milanaise de 38 ans, Beatrice, a choisi de faire appel à deux professionnelles pour les sept premières nuits de son deuxième enfant, puis de réduire progressivement : un cadeau « pour toute la famille » plutôt qu’une bague. Une responsable d’agence milanaise constate une hausse des demandes, liée aux longues journées de travail et à l’éloignement des grands-parents.

Petite précision : « jusqu’à 5 000 euros », oui, mais…
Le titre met en avant 5 000 euros par mois, mais c’est un maximum atteint « certains mois », et un témoignage unique. Un calcul simple le montre : à 260 euros la nuit, il faut travailler environ 19 à 20 nuits dans le mois pour atteindre cette somme, au tarif le plus haut. L’article ne dit pas si ce montant est brut ou net, ni ce qu’il reste après charges et déplacements. Je n’ai pas retrouvé l’entretien original du Corriere della Sera. Enfin, tout se passe en Italie : les tarifs et les règles ne sont pas ceux de la France.
Utile : et en France, quelles aides pour la garde à domicile ?
Si vous employez une personne à votre domicile pour garder votre enfant, vous pouvez en principe bénéficier du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : d’après MoneyVox, il couvre 50 % des dépenses, dans la limite de 12 000 € par an plus 1 500 € par enfant à charge. Ces règles évoluant chaque année, vérifiez les conditions sur impots.gouv.fr ou auprès de votre CAF avant de vous engager.
Utile : comment choisir une personne de confiance ?
Ces conseils ne viennent pas d’une étude : ce sont des réflexes de bon sens.
- Vérifiez la formation et l’expérience (puériculture, auxiliaire de puériculture, références de familles).
- Demandez des références et rencontrez la personne avant la première nuit.
- Cadrez le travail : horaires, tâches, consignes de sommeil sûr, gestion des pleurs, personne à joindre en cas d’urgence.
- Passez par un contrat déclaré ou par une structure agréée pour être protégé.
- Testez d’abord quelques nuits avant de vous engager sur plusieurs mois.
En bref
Yamira, 56 ans, nounou de nuit en Italie, dit gagner jusqu’à 5 000 euros certains mois en veillant sur des nouveau-nés.
Les tarifs cités vont de 180 à 260 euros la nuit : atteindre 5 000 euros suppose près de 20 nuits par mois au tarif le plus haut.
En France, la garde à domicile peut ouvrir droit à un crédit d’impôt de 50 % : vérifiez les règles et choisissez une personne formée, avec contrat.
Sources
- Aufeminin : « Yamira, nounou de nuit, gagne jusqu’à 5 000 euros par mois » (28 octobre 2026)
- MoneyVox : frais de garde d’enfants et crédit d’impôt
