Dijon : une mère d’élève interpellée après l’agression d’une professeure au lycée des Marcs d’Or
Ce jeudi 26 février, un grave incident s’est produit au lycée technique des Marcs d’Or à Dijon. Une mère d’élève a été arrêtée après avoir agressé la professeure de français de son fils, âgé de 14 ans. L’enseignante a rapidement été prise en charge par les secours. Son pronostic vital n’est pas engagé, mais une enquête judiciaire a été ouverte pour faire toute la lumière sur les faits.
Les faits se sont déroulés peu après 13 h 15. Alertés par un appel, les policiers se sont rendus sur place pour intervenir face à une altercation impliquant un parent d’élève. Selon les premiers éléments, la mère se serait introduite dans la salle des professeurs après avoir été contactée par son fils, mécontent d’une réprimande infligée par son enseignante de français.
AccueilSous le coup de la colère, elle aurait frappé la professeure avant de tenter de l’étrangler. L’enseignante a été prise en charge par les secours et son état ne suscite pas d’inquiétude vitale. La suspecte, quant à elle, a été interpellée puis placée en garde à vue. L’enquête, confiée au commissariat de Dijon, devra préciser les motivations exactes et les suites judiciaires de cette affaire.

Des attaques meurtrières qui ont marqué le pays
Cet épisode s’inscrit dans un contexte plus large de violences en milieu scolaire qui ont profondément marqué l’opinion publique ces dernières années. En octobre 2020, l’enseignant Samuel Paty a été assassiné après avoir dispensé un cours sur la liberté d’expression. Ce drame a bouleversé la France entière et ravivé les débats sur la sécurité des enseignants.
Plus récemment, en février 2023, Agnès Lassalle, professeure d’espagnol au lycée Saint-Thomas-d’Aquin de Saint-Jean-de-Luz, a été mortellement agressée par un élève de 16 ans en pleine classe. Un événement tragique qui a de nouveau mis en lumière la vulnérabilité des personnels éducatifs face à certains actes de violence.
D’autres affaires ont également suscité une vive émotion. En février 2026, dans le Var, une professeure d’arts plastiques de 60 ans a été poignardée par un élève de 14 ans, un acte qualifié de tentative d’assassinat. En avril 2025, à Nantes, une attaque au couteau menée par un élève de 15 ans a coûté la vie à une lycéenne et blessé plusieurs autres, avant que l’agresseur ne soit maîtrisé par des enseignants.
Une violence scolaire en nette progression

Au-delà de ces faits dramatiques, de nombreux enseignants alertent sur une montée continue des violences scolaires au quotidien. Insultes, menaces, agressions physiques ou pressions psychologiques : ces situations, parfois moins médiatisées, pèsent lourdement sur le climat des établissements.
Dans certains territoires, comme la Seine-Saint-Denis, le nombre d’agressions verbales signalées aurait plus que doublé en un an. Face à cette réalité, syndicats et personnels éducatifs réclament davantage de mesures de prévention, un meilleur accompagnement psychologique et un renforcement des dispositifs de sécurité dans les établissements scolaires.
Un sondage OpinionWay révèle que 87 % des enseignants affirment avoir été témoins ou informés d’au moins un fait de violence dans leur établissement durant l’année scolaire 2024-2025. Qu’il s’agisse de violences verbales, d’agressions physiques ou de harcèlement, ces chiffres traduisent un climat de tension persistant. Plus inquiétant encore, 65 % des enseignants estiment que la violence a augmenté au cours des cinq dernières années.
