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Suicide d’Evaëlle : son ancienne professeure de français condamnée en appel pour harcèlement moral

Affaire Evaëlle : une enseignante condamnée en appel pour harcèlement moral

En 2019, la disparition tragique d’Evaëlle, une collégienne de seulement 11 ans, a profondément marqué l’opinion publique. La jeune fille, victime de harcèlement scolaire, avait mis fin à ses jours à son domicile. Pendant des années, sa famille s’est battue pour faire reconnaître les responsabilités. Aujourd’hui, une nouvelle étape judiciaire vient d’être franchie.

Près de sept ans après les faits, la cour d’appel de Versailles a rendu son verdict : Pascale B., professeure de français, a été condamnée à un an de prison avec sursis. Elle est reconnue coupable de harcèlement moral envers Evaëlle, mais aussi envers un autre élève.

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© Istock

La justice reconnaît la responsabilité de l’enseignante

Lors du premier procès, le tribunal correctionnel de Pontoise avait relaxé l’enseignante. Les juges estimaient alors que les preuves présentées étaient insuffisantes, jugées parfois floues, indirectes ou manquant de précision. Une décision difficile à accepter pour la famille, qui a immédiatement décidé de faire appel.

Lors du second procès, l’avocate générale a demandé une peine plus lourde, évoquant des comportements jugés inacceptables. Selon elle, l’enseignante aurait dépassé les limites en adoptant une attitude visant certains élèves de manière ciblée. Elle parlait notamment d’élèves « choisis », qui auraient été humiliés, rabaissés et stigmatisés de façon répétée.

De son côté, la défense a continué de nier toute forme d’acharnement. Pascale B. a reconnu avoir parfois été sèche dans ses réponses, mais a assuré ne jamais avoir pris un élève pour cible. Pourtant, plusieurs témoignages recueillis au cours de l’enquête racontent une autre réalité.

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Des camarades de classe d’Evaëlle ont décrit une situation où la jeune fille était régulièrement visée. Ils évoquent des remarques fréquentes et des moments où l’enseignante lui criait dessus, créant un climat difficile à supporter pour l’élève.

Un épisode en particulier a retenu l’attention. Lors d’une séance dédiée à la vie de classe, centrée sur la question : « Pourquoi Evaëlle se sent-elle harcelée et exclue ? », les élèves auraient été invités à exprimer leurs reproches directement. La jeune fille, mise en difficulté, aurait dû se justifier devant tous. Submergée par l’émotion, elle se serait mise à pleurer.

D’après plusieurs témoignages, l’enseignante aurait alors insisté pour qu’elle réponde malgré tout. Cet événement, qu’Evaëlle décrivait comme « la pire journée de sa vie », reste un moment clé du dossier. De son côté, la professeure a toujours affirmé qu’elle cherchait simplement à résoudre un conflit au sein de la classe.

Une interdiction définitive d’enseigner

En plus de la peine prononcée, la justice a décidé d’une sanction forte : une interdiction définitive d’exercer le métier d’enseignant. Une décision qui souligne la gravité des faits retenus contre elle.

Âgée de 63 ans, Pascale B. n’enseignait déjà plus depuis septembre 2020. Elle faisait alors l’objet d’un contrôle judiciaire, comme le rappelle Le Parisien. Absente lors de l’annonce du verdict, elle voit aujourd’hui sa carrière définitivement arrêtée.

Du côté de la famille d’Evaëlle, cette décision apporte un certain apaisement. Sa mère, Maris Dupuis, a exprimé son soulagement après des années de combat judiciaire. Elle a également salué le travail de la justice, estimant que cette condamnation permet de mettre en lumière une réalité souvent minimisée : la maltraitance scolaire, y compris lorsqu’elle implique des adultes.

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