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« On pourrait interdire les desserts à l’école » : sodas, desserts, snacks… bientôt interdits à la cantine et en entreprise ? ce que prévoit la nouvelle loi alimentation

Moins d’aliments ultra-transformés dans les cantines : vers une révolution alimentaire ?

Chaque jour, à l’heure du déjeuner, ce sont des millions d’enfants, de patients et de personnes âgées qui mangent dans les cantines scolaires, les établissements de santé ou encore les EHPAD. Ces lieux, censés garantir une alimentation saine et équilibrée, sont aujourd’hui au cœur d’un débat de société : la place des aliments ultra-transformés dans la restauration collective.

Qu’est-ce qu’un aliment ultra-transformé  ?

aliment ultra-transformé

Vous les connaissez sûrement : plats préparés industriels, sodas, snacks, desserts aromatisés… Tous ces produits sont passés par des processus complexes de fabrication. Ils contiennent souvent des additifs, des colorants, des conservateurs et autres agents chimiques censés améliorer le goût, la texture ou prolonger leur durée de conservation.

Sur le plan scientifique, ils sont classés dans la catégorie NOVA 4 — le niveau le plus élevé dans l’échelle de transformation des aliments. Autrement dit, plus le chiffre est élevé, plus le produit est modifié par l’industrie.

D’après les données de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), ces produits représentent environ 36 % des apports énergétiques chez les adultes français. Chez les adolescents, la part est encore plus importante. Or, de nombreuses études scientifiques associent une consommation excessive à des problèmes de santé majeurs : maladies cardiovasculaires, obésité, certains cancers ou encore risque de mortalité prématurée.

Une proposition de loi pour transformer la restauration collective

Le 13 janvier 2026 , plusieurs députés, dont Loïc Prud’homme (LFI), ont présenté une proposition de loi ambitieuse. Leur objectif ? Réduire drastiquement la présence d’aliments ultra-transformés dans la restauration collective publique. Cela inclut les cantines scolaires, les hôpitaux, les EHPAD, mais aussi les distributeurs automatiques.

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Concrètement, cela pourrait signifier la suppression de produits comme les yaourts aromatisés, les barres chocolatées ou encore les sandwichs industriels. Un changement qui viserait à améliorer la qualité nutritionnelle des repas servis dans ces structures.

Autre point fort de cette proposition : la généralisation du Nutri-Score. Actuellement facultatif, cet étiquetage permet d’évaluer la qualité nutritionnelle d’un aliment à l’aide d’une échelle allant de A (vert foncé) à E (rouge). Le texte de loi souhaiterait rendre cet affichage obligatoire sur tous les produits alimentaires, y compris dans la publicité — qu’elle soit télévisée, numérique ou en affichage public.

Enfin, le texte propose de limiter, voire d’interdire, la promotion des produits les moins sains, en particulier ceux classés D ou E. Plusieurs recherches ont montré que la publicité influence fortement les choix alimentaires, surtout chez les plus jeunes.

Un tournant décisif pour l’alimentation des enfants ?

cantine enfant-min
Photo : Getty Images

Il s’agit pour l’instant d’une proposition de loi qui doit encore être débattue au Parlement. Mais son existence même prouve que les choses bougent : l’alimentation est enfin reconnue comme un pilier essentiel de la santé publique.

Certaines études montrent que jusqu’à 46 % des calories consommées par les enfants proviendraient d’aliments ultra-transformés. Une statistique alarmante, qui met en lumière l’urgence d’une action à grande échelle.

Même si cette loi ne passe pas immédiatement, elle pourrait au moins sensibiliser les familles à l’importance de surveiller ce que mangent leurs enfants, et pousser les cantines à adopter des menus plus équilibrés, plus naturels. Comme le souligne la journaliste Marie Briel, « l’alimentation n’est plus seulement une affaire de goût ou de marché, mais un véritable levier de santé publique ».

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