Autre« Mon petit garçon, tu as 24 heures » : cambriolé en...

« Mon petit garçon, tu as 24 heures » : cambriolé en pleine nuit, ce restaurateur du Gers dévoile le visage du voleur et décide de se faire justice lui-même.

Ce restaurateur du Gers, cambriolé en pleine nuit, a voulu se faire justice lui-même en dégainant… son téléphone portable !

Le ras-le-vol semble gagner du terrain en France. En 2025, près de 212.000 cambriolages ont été officiellement recensés par le ministère de l’Intérieur. Derrière ces chiffres, on retrouve aussi bien des particuliers que des professionnels, dont les commerces sont parfois directement visés.

À Lectoure, dans le Gers, un restaurateur victime d’une intrusion nocturne a décidé de ne pas rester silencieux. Après le cambriolage de son établissement, il a choisi une méthode très moderne pour interpeller le suspect : son téléphone portable.

« Je pense que tu ne savais pas où tu mettais les pieds, mon petit garçon »

cambrioleur

L’affaire commence dans la nuit du mercredi 10 juin 2026. Un individu s’introduit dans la brasserie Le Bastion, une adresse connue de cette commune d’environ 3.500 habitants. Pendant plusieurs minutes, l’intrus circule dans les lieux avant de repartir avec de l’argent.

Selon les éléments rapportés, le voleur aurait emporté les liquidités de la caisse du bar, les recettes du point PMU-tabac, ainsi que les pourboires des employés. Une mauvaise surprise que le patron, Yannick Pitton, découvre au petit matin.

Mais les caméras de surveillance ont tout enregistré. Après avoir visionné les images, le restaurateur affirme reconnaître le suspect. Plutôt que de s’en tenir à une simple attente, il publie alors une vidéo sur les réseaux sociaux, avec un message direct : « Je pense que tu ne savais pas où tu mettais les pieds, mon petit garçon. »

« Mon garçon, tu as 24 heures pour… »

La première vidéo fait rapidement le tour des réseaux sociaux et atteint des millions de vues. Fort de cette visibilité, Yannick Pitton publie une seconde vidéo dans laquelle il adresse un ultimatum au suspect présumé.

LIRE AUSSI :   Les signes qu'un homme ne cessera jamais de vous aimer sont...

Son message est clair : l’homme visé disposerait de 24 heures pour rendre l’argent volé et réparer les dégâts causés dans l’établissement. Dans le cas contraire, le restaurateur affirme qu’il diffusera les images de vidéosurveillance au public.

Le suspect ne se manifestant pas, Yannick Pitton passe à l’action. Le dimanche 13 juin, soit trois jours après le cambriolage, il publie une nouvelle vidéo dans laquelle il cite le suspect par son nom et dévoile son visage aux internautes.

Dans cette même vidéo, il présente aussi plusieurs informations sur le profil du cambrioleur présumé, qu’il dit tenir de sources policières et judiciaires. Une décision qui va rapidement faire débat.

camera

Le restaurateur risque de passer de victime à accusé

Le problème, c’est qu’en France, on ne peut pas désigner publiquement une personne comme coupable avant qu’un tribunal ne l’ait condamnée. Diffuser son nom, son visage ou des éléments de son passé peut porter atteinte à la présomption d’innocence et au droit à la vie privée.

Même si le restaurateur se présente comme victime d’un cambriolage, sa réaction pourrait donc se retourner contre lui. La personne accusée publiquement pourrait engager des poursuites si elle estime que ses droits ont été bafoués.

Yannick Pitton affirme toutefois avoir déposé plainte dès la découverte des faits. Il aurait également transmis les images de vidéosurveillance aux gendarmes de Lectoure. L’enquête suit désormais son cours, entre indignation locale, buzz sur les réseaux sociaux et rappel des limites imposées par le droit français.

Exclusive content

Latest article

More article