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Laura, 46 ans, vit dans la pauvreté avec 0 euro par jour pour son alimentation : « J’ai eu une intoxication alimentaire et j’ai vomi pendant 2 jours à cause de produits à dates courtes »

Laura n’a d’autre choix que de sacrifier une partie de son budget alimentaire pour parvenir à joindre les deux bouts, parfois au risque de mettre sa santé en danger.

À 46 ans, Laura connaît une situation financière particulièrement difficile. Chaque dépense doit être calculée au centime près et, une fois les charges essentielles réglées, il ne lui reste pratiquement plus rien pour vivre. Une réalité qui touche aujourd’hui de nombreuses personnes confrontées à la précarité et à l’augmentation du coût de la vie.

Pour lutter contre la pauvreté, plusieurs pays européens disposent de dispositifs destinés à garantir un minimum de ressources aux foyers les plus fragiles. Mais lorsque les gouvernements décident de réduire certaines dépenses publiques, ces économies peuvent directement toucher les personnes les plus vulnérables.

À 46 ans, Laura vit avec zéro euro par jour

En Finlande, certaines réformes ont entraîné une réduction des aides sociales. Pour les personnes déjà en difficulté, ces changements obligent parfois à revoir entièrement leur manière de vivre, de se nourrir et de gérer les dépenses du quotidien.

C’est notamment le cas de Laura, dont la situation a été racontée par le média finlandais Seura. Son budget disponible peut tomber à zéro une fois toutes ses dépenses essentielles payées.

Pourtant, cette graphiste affirme avoir multiplié les démarches pour retrouver du travail. Depuis 2024, elle aurait envoyé près d’une centaine de candidatures, sans parvenir à décrocher un poste. Elle explique notamment faire face à une forte concurrence pour un nombre limité de postes disponibles.

Ses recherches sont également compliquées par le manque de matériel adapté. Laura ne possède pas d’ordinateur suffisamment performant ni certaines licences de logiciels indispensables à son métier de graphiste, ce qui réduit encore davantage ses possibilités professionnelles.

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budget

Pour manger, Laura traque les promotions

Sa situation s’est encore compliquée avec la réforme des allocations chômage mise en place en Finlande en 2024. Le système permettant auparavant aux bénéficiaires de gagner jusqu’à 300 euros par mois sans réduction de leur allocation a notamment été supprimé.

Désormais, les revenus gagnés peuvent entraîner une diminution plus rapide des prestations. L’objectif affiché était d’encourager le retour vers l’emploi. Mais pour les personnes qui peinent déjà à décrocher un emploi, la transition peut devenir particulièrement difficile. La mise en place des nouvelles règles aurait également provoqué des retards dans certains versements d’allocations.

Laura dispose aujourd’hui d’environ 1 272 euros par mois, notamment grâce aux prestations auxquelles elle a droit et à l’aide au logement. Une fois ses principales factures réglées, il lui reste environ 300 euros pour couvrir toutes ses dépenses quotidiennes.

Elle doit donc économiser partout où cela est possible, notamment sur l’alimentation. Elle fréquente les banques alimentaires, utilise les produits déjà présents dans ses placards et recherche systématiquement les promotions dans les magasins.

Elle achète également certains produits portant une étiquette indiquant une forte réduction lorsqu’ils arrivent en fin de période de vente. Mais cette stratégie lui aurait déjà causé des problèmes.

Laura doit parfois sacrifier sa santé pour joindre les deux bouts

Dans son journal intime, dont certains passages ont été repris par le média finlandais, Laura raconte avoir souffert d’une intoxication alimentaire après avoir consommé certains aliments achetés à prix réduit. Elle explique avoir été malade et avoir vomi pendant deux jours.

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Les difficultés financières ont également des conséquences sur sa santé à plus long terme. Souffrant d’endométriose, Laura affirme devoir parfois renoncer temporairement à certains soins ou traitements afin de pouvoir payer d’autres dépenses indispensables. Elle doit alors supporter davantage la douleur.

Malgré ce quotidien difficile, elle tente de préserver quelques moments qui lui permettent de garder le moral. Passionnée de lecture, elle emprunte gratuitement des livres à la bibliothèque afin de s’évader sans augmenter son budget.

Elle conserve également son abonnement Spotify, qu’elle considère comme l’un des rares plaisirs importants pour son équilibre mental. Pour toutes les autres dépenses, Laura n’a cependant pas d’autre choix que de calculer, économiser et faire constamment des compromis.

En bref

  • À 46 ans, Laura vit avec un budget extrêmement serré après le paiement de ses charges.
  • Elle économise principalement sur l’alimentation et doit parfois renoncer à certains soins.
  • Malgré la précarité, elle tente de préserver quelques plaisirs simples pour maintenir son équilibre mental.

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