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« Il n’y avait aucune entraide, c’était chacun pour soi » : le témoignage glaçant d’un jeune de 17 ans après la soirée d’horreur à Crans-Montana

La nuit de la Saint-Sylvestre a tourné au drame à Crans-Montana, une station prisée des Alpes suisses. Un incendie d’une grande violence a éclaté dans un bar très fréquenté, provoquant la mort de plusieurs personnes et blessant de nombreuses autres. Présent sur les lieux au moment des faits, Adrien, un adolescent de 17 ans, a assisté à la scène et partage un témoignage saisissant des premières minutes de panique.

Un incendie soudain en plein cœur de la nuit

Crans-Montana

Ce qui devait être une nuit de célébration du Nouvel An a rapidement viré au drame. Il était aux alentours de 1h30 du matin lorsque les flammes ont commencé à se propager au bar Le Constellation, situé dans les sous-sols d’un complexe animé à Crans-Montana. La police cantonale privilégie pour l’instant la piste d’un accident : « Nous écartons totalement l’hypothèse d’un attentat », a affirmé Béatrice Pilloud, la procureure générale. Elle parle d’un « embrasement généralisé » aux causes encore inconnues.

Adrien, en vacances chez sa grand-mère dans la station, se trouvait à proximité immédiate du lieu avec des amis. « On a vu la fumée s’échapper du bâtiment. Curieux, on s’est approchés… et c’est là qu’on a vu des gens sauter, hurler, certains en flammes. C’était irréel », confie-t-il, encore choqué.

Une scène de panique générale

À l’intérieur du bar, la situation devient très vite incontrôlable. L’issue principale était totalement bouchée. Les clients, pris au piège, ont commencé à briser les fenêtres avec des chaises pour s’échapper. « C’était chacun pour soi, raconte Adrien. Il n’y avait aucune coordination, chacun tentait juste de survivre. » Le jeune homme décrit des visages marqués par la peur, des corps portant déjà les stigmates des flammes : vêtements calcinés, brûlures au visage, panique totale.

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Voyant les premières victimes sortir dans un état critique, l’adolescent commence à craindre le pire pour ceux qui sont encore coincés à l’intérieur. « Je suis resté là environ dix minutes, figé, impuissant. J’ai vu au moins vingt personnes sauter par les fenêtres pour s’échapper. »

pompier

Le retour au chalet, entre sirènes et hélicoptères

Après ces moments de chaos, Adrien décide de retourner au chalet familial. Mais la scène reste gravée dans son esprit. « Sur le chemin, des camions de pompiers nous ont dépassés, les hélicoptères tournaient en boucle au-dessus de la station. C’était surréaliste. » Chacun de ses amis réagit différemment à la situation. « On était cinq, et aucun n’a réagi pareil. L’un était en panique totale, un autre voulait retourner voir… »

Une station méconnaissable

Adrien connaît bien Crans-Montana, une station qu’il décrit comme calme et familiale. Mais ce soir-là, quelque chose lui semblait étrange. « Il y avait des feux d’artifice partout, alors qu’ils sont normalement interdits ici. Et une agitation inhabituelle flottait dans l’air. »

Le bar Le Constellation était un lieu réputé dans la station, souvent recommandé pour ses soirées animées. « C’était un bar-club assez chic, très populaire auprès des jeunes », ajoute Adrien. Aujourd’hui, il se sent chanceux d’avoir échappé au pire : « Je me dis que j’aurais pu être à l’intérieur… »

Les autorités annoncent un bilan tragique : plusieurs dizaines de victimes, une centaine de blessés dont certains dans un état grave. « Tous les blessés ont été pris en charge », a assuré Frédéric Gisler, le chef de la police cantonale. Les pompiers, forces de l’ordre et services aériens restent sur place pour gérer les conséquences de cette nuit dramatique.

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