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Et si un simple spray nasal suffisait capable de protéger contre tous les virus saisonniers

Chaque hiver, les infections respiratoires comme le Covid-19, la grippe, les bronchiolites ou encore les rhinites allergiques mettent les systèmes de santé sous pression. Malgré les campagnes de vaccination répétées et l’adoption des gestes barrières, ces virus continuent de circuler activement et d’évoluer. Le problème ? Leurs mutations peuvent parfois réduire l’efficacité des vaccins traditionnels. Et si la solution ne passait plus par une injection, mais directement par le nez ? Une équipe américaine vient de dévoiler des résultats prometteurs autour d’un vaccin nasal capable d’offrir une protection élargie contre plusieurs maladies respiratoires.

Miser sur l’immunité locale plutôt que sur l’injection

Jusqu’à présent, la majorité des stratégies de vaccination reposent sur l’injection intramusculaire. Cette méthode consiste à introduire une version inactivée ou partielle d’un agent pathogène afin de déclencher une réponse immunitaire spécifique. Bien qu’efficace, cette approche montre certaines limites, notamment face aux mutations rapides des virus respiratoires.

Autre point faible : la protection au niveau des muqueuses respiratoires reste parfois insuffisante. Or, ces muqueuses constituent la principale porte d’entrée des virus. Les chercheurs de l’université de Stanford ont donc choisi une stratégie différente : stimuler directement l’immunité locale des poumons et des voies respiratoires en imitant les signaux d’alerte d’une infection, sans injecter le virus lui-même.

Administré sous forme de spray nasal, ce vaccin agit précisément là où tout commence : dans le nez. L’objectif est simple mais ambitieux : bloquer l’infection dès son entrée dans l’organisme.

spray nasal

Des résultats prometteurs chez la souris

Les résultats, publiés le 19 février dans la revue Science, sont encourageants. Deux pulvérisations nasales ont permis de protéger des souris pendant environ trois mois contre différentes infections respiratoires.

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« Nous avons cherché à préparer les poumons eux-mêmes à répondre plus efficacement à de nombreuses menaces différentes », explique l’immunologiste Bali Pulendran, principal auteur de l’étude.

Contrairement aux vaccins classiques qui ciblent un virus précis, cette nouvelle stratégie vise à renforcer l’immunité innée locale. Cela signifie que l’organisme serait capable de réagir rapidement face à plusieurs agents pathogènes, qu’il s’agisse du Covid-19, de la grippe ou même de certaines réactions allergiques. Autre avantage potentiel : en neutralisant les virus dès leur point d’entrée, ce vaccin pourrait également limiter la transmission entre individus.

Un impact concret en période hivernale

Imaginez une personne âgée ou atteinte d’une maladie chronique, exposée simultanément à plusieurs virus en circulation durant l’hiver. Aujourd’hui, elle doit souvent cumuler différents vaccins — grippe, Covid — sans bénéficier d’une protection contre d’autres agents respiratoires.

Un vaccin nasal unique, administré avant la saison froide, pourrait renforcer les défenses immunitaires locales et réduire à la fois le risque de formes graves et la propagation des virus. Cette approche simplifierait la prévention et améliorerait potentiellement la couverture vaccinale.

La vaccination nasale n’est d’ailleurs pas totalement inédite. La Haute Autorité de Santé recommande déjà un vaccin nasal contre la grippe chez l’enfant, notamment en raison de son acceptabilité accrue liée à l’absence d’aiguille. En France, le vaccin nasal Lovaltech contre le Covid-19 a même été administré pour la première fois chez l’humain l’an dernier, marquant une avancée significative dans ce domaine.

Infections respiratoires : pourquoi le nez est stratégique ?

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Les virus respiratoires pénètrent principalement par les voies nasales. Une fois fixés sur les muqueuses, ils commencent à se multiplier avant de descendre vers les poumons. Les symptômes peuvent inclure fièvre, toux, maux de gorge, fatigue ou congestion nasale.

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Chez les personnes fragiles, ces infections peuvent évoluer vers des complications sérieuses comme une pneumonie, une décompensation de pathologie chronique ou une hospitalisation. Stimuler l’immunité directement dans le nez permettrait d’activer rapidement des cellules de défense locales, capables d’intervenir avant que le virus ne se propage dans tout l’organisme. En clair, on agit à la source du problème.

Encore des défis avant l’application chez l’humain

Malgré l’enthousiasme suscité par ces résultats, plusieurs étapes restent nécessaires avant une application généralisée. Les données actuelles concernent uniquement des souris jeunes, avec une protection observée sur une durée d’environ trois mois.

Chez l’humain, et en particulier chez les personnes âgées ou immunodéprimées, la durée et l’intensité de la protection pourraient différer. Les chercheurs devront également vérifier l’absence d’inflammation excessive des voies respiratoires, un point essentiel pour garantir la sécurité du traitement.

Des essais cliniques rigoureux seront indispensables avant toute autorisation de mise sur le marché. Si ces étapes sont franchies avec succès, cette innovation pourrait transformer durablement la prévention des maladies respiratoires saisonnières, en complément — voire en alternative — aux vaccins injectables traditionnels.

Questions fréquentes

Un vaccin nasal est-il plus efficace qu’un vaccin injectable ?

Pas forcément plus efficace, mais son action est différente. Il stimule l’immunité locale des muqueuses, ce qui peut bloquer le virus dès son entrée dans l’organisme. Son efficacité réelle dépendra toutefois des résultats des essais cliniques chez l’humain.

Peut-on déjà recevoir un vaccin nasal contre le Covid ?

En France, certains vaccins nasaux sont autorisés contre la grippe chez l’enfant. Concernant le Covid-19, plusieurs vaccins nasaux sont encore en phase d’évaluation clinique.

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Un vaccin peut-il protéger contre plusieurs virus à la fois ?

Les vaccins classiques ciblent généralement un agent pathogène précis. Cette nouvelle approche vise à renforcer l’immunité innée locale, ce qui pourrait offrir une protection plus large contre différentes infections respiratoires.

Source : Passeportsante

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