Chères mères célibataires, comment allez-vous ?

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© Photo : Bigstockphoto

C’était une de ces nuits où le fait d’être mère prend une nouvelle signification. J’ai pensé à celles qui se débrouillaient toutes seules dans le noir, avec le bambin à la tête brûlante et à la toux sèche blotti contre moi.

Chères mères célibataires, comment allez-vous ?

Celles qui sont des mères célibataires, par choix ou non. Ces mamans célibataires qui ont eu un enfant toutes seules parce que leur horloge biologique était prête à sonner et qu’elles n’arrivaient pas à trouver le père.

Celles qui n’ont pas choisi d’être des mères célibataires mais qui se sont retrouvées dans cette situation. Celles qui ont aimé le garçon mais pas le père et qui ont eu du mal à passer du statut d’amoureux à celui de parents.

J’ai pensé à ces dames qui semblent s’occuper de tout, qui sont passées maîtres dans l’art de jongler, de planifier, d’organiser et de sourire. Parce que j’imagine les volumes de larmes versées et les épaules solides nécessaires pour élever un enfant et assumer l’entière responsabilité des décisions prises.

Je les imagine très forts puisqu’elles doivent compter les uns sur les autres pour prendre des décisions et protéger leur sécurité. En raison de circonstances imprévues. Parce que c’est ce que la vie a déterminé.

Elles sont partout, dans toutes les situations, dans l’eau, dans le moulin, et le nez dans les livres. Elles n’ont pas le droit d’être faibles, d’échouer, de pleurer ou de se plaindre. Ou, à tout le moins, elles ne le tolèrent pas. S’elles échouent, Elles n’ont personne d’autre à blâmer qu’eux-mêmes. Elles ne délèguent pas, et ne l’envisagent même pas. Elles n’ont pas de charge mentale, juste une charge physique.

Elles sont la mère et le père, et même lorsque la tempête fait rage, Elles gardent le cap, s’accrochent, serrent les dents et ne détournent jamais leur regard de l’objectif : l’horizon lointain et calme. Transformer l’enfant agité en un adulte bien dans sa peau.

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Je peux imaginer le sentiment d’isolement et d’épuisement. Nous partageons les angoisses, les nuits blanches, les sorties scolaires, les amusements en couple.

Et aussi les maux de tête. Je pense à eux parce qu’elles se couchent avec leurs soucis et leur bonheur, et personne n’est là pour pleurer ou célébrer avec eux, personne n’est là pour leur dire que oui, ce temps était inestimable, et que oui, elles l’aimeront pour le reste de leur vie. Elles créent leurs propres souvenirs ; il n’y a pas d’autres membres de la famille pour voir ce qu’elles vivent. Elles sont celles sur qui on compte, mais qui n’ont personne sur qui compter.

Mères célibataires, vous avez toute mon admiration et ma sympathie. Accordez-vous quelques heures de solitude sans vous sentir coupable, et laissez tomber vos armes. Soyez heureuses de ce que vous avez accompli. Pardonnez vos errances et vos hésitations. N’oubliez jamais que vous êtes des battantes.