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« Autour de 19 élèves » : vers des classes moins chargées à l’avenir ? Ce que prévoit le ministre de l’Éducation nationale

La baisse de la natalité en France fait beaucoup parler d’elle ces derniers temps. Pour Edouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, cette situation reste avant tout une mauvaise nouvelle pour le pays. Mais il ne s’arrête pas à ce constat. Lors d’un entretien accordé à La Dépêche du Midi le 17 avril 2026, il explique qu’il est possible de transformer ce défi en véritable levier d’amélioration pour le système éducatif. L’idée ? Utiliser cette baisse du nombre d’élèves pour offrir de meilleures conditions d’apprentissage.

Moins d’élèves par classe avec la baisse démographique ?

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Crédit Photo : iStock

Et si la diminution du nombre d’élèves devenait une bonne nouvelle pour les écoles ? Selon Edouard Geffray, c’est déjà en partie le cas. Depuis 2017, les effectifs ont nettement reculé, avec près de 600 000 élèves en moins, tandis que 16 500 postes d’enseignants ont été créés. Résultat : les classes sont moins chargées. Dans le premier degré, on est passé en moyenne de 23 à 21 élèves par classe.

Et ce mouvement ne devrait pas s’arrêter là. Le ministre affirme clairement que cette tendance va se poursuivre. L’objectif est simple : tirer parti de la baisse démographique pour améliorer concrètement les conditions d’apprentissage des élèves et le quotidien des enseignants.

En comparant avec les autres pays européens, la France a encore une marge de progression. Dans plusieurs pays voisins, les classes comptent en moyenne entre 19 et 19,5 élèves. Une différence qui s’explique notamment par une baisse de la natalité amorcée plus tôt, il y a déjà 20 à 30 ans. Pour Edouard Geffray, la France doit progressivement se rapprocher de cette moyenne.

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Mais attention, les moyennes ne racontent pas toute l’histoire. Certaines classes comptent seulement 8 ou 9 élèves, tandis que d’autres montent à 25, 26 voire 27 élèves. Le véritable enjeu est donc d’équilibrer les effectifs. Cela passe par deux priorités : limiter les fermetures de classes et concentrer les moyens là où les besoins sont les plus importants.

De nouvelles suppressions de postes en 2027 ?

La question des postes d’enseignants reste sensible, surtout à l’approche de 2027. Interrogé sur d’éventuelles suppressions, Edouard Geffray se veut prudent. Le budget 2027 est encore en discussion, et aucune décision définitive n’a été annoncée.

Pour 2026, la tendance est déjà posée : une baisse d’environ 1,3 % du nombre d’élèves s’accompagne d’une réduction plus modérée de 0,5 % des enseignants. Une manière de ne pas appliquer une simple règle mathématique qui consisterait à supprimer des postes au même rythme que la baisse des effectifs.

Le ministre met en garde contre une approche trop mécanique. Réduire massivement le nombre d’enseignants risquerait d’affaiblir le système éducatif sans améliorer réellement les conditions en classe. À l’inverse, recruter trop de professeurs pour faire baisser rapidement les effectifs pourrait créer, à moyen terme, une crise de recrutement.

Sa position ? Trouver un équilibre. L’objectif est de continuer à réduire progressivement le nombre d’élèves par classe, tout en acceptant une légère diminution du nombre d’enseignants. Une stratégie mesurée, qui vise à garantir la stabilité du système éducatif sur le long terme.

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