Face à une série de rappels de laits infantiles, notamment chez Nestlé et Lactalis, de nombreuses mères s’expriment. le site de nos confrères Parole de Mamans a recueilli leurs réactions et inquiétudes face à cette crise.
Une vague de rappels qui ébranle la confiance

Depuis le début du mois de janvier 2026, les rappels de laits pour nourrissons se sont multipliés : d’abord chez Nestlé, ensuite chez Lactalis. En cause ? La possible présence de céréulide, une toxine bactérienne capable de provoquer des vomissements et des troubles digestifs chez les bébés. Même si à ce jour, aucun lien direct avec des cas graves (dont un décès en cours d’examen) n’a été confirmé, la méfiance grandit.
Dans un domaine aussi sensible que l’alimentation infantile, censée être parmi les plus surveillés du système de santé, cette succession de scandales provoque une réelle perte de confiance. Pour beaucoup de familles, une question cruciale se pose : comment assurer une alimentation saine et sûre pour son bébé ?
Entre soulagement d’avoir allaité et colère face aux failles du système
Plusieurs mères expriment un mélange de soulagement et de colère. L’une témoigne :
« Quand je vois tous ces rappels, je me dis que j’ai bien fait d’avoir allaité mes enfants, même si ça n’a pas toujours été simple. Je suis choquée qu’en 2026, on puisse encore avoir des produits contaminés dans un secteur aussi sensible. »
Dans un contexte où la natalité diminue en France, ce genre d’affaires ne fait qu’aggraver la situation : comment faire confiance quand l’essentiel – nourrir son bébé – devient source d’anxiété ?
Une réflexion personnelle, sans jugements ni culpabilisation
Léa, future maman pour la seconde fois, n’a pas allaité son premier enfant. Elle partage son ressenti :
« Ces rappels m’ont rappelé à quel point le débat autour de l’allaitement peut être culpabilisant. Chaque parcours est différent, chaque mère fait de son mieux. »
Elle n’a pas encore tranché pour son futur bébé, mais cette situation l’incite à repenser ses choix. Ce qui compte pour elle ? Le bien-être de son enfant, peu importe la méthode.
Quand la transparence manque à l’appel
Céline, de son côté, a dû renoncer à l’allaitement faute de soutien. Elle s’est tournée vers les laits industriels, mais déplore un manque d’informations claires :
« En tant que parent, on devrait pouvoir faire des choix informés. Or, ce n’est pas le cas. »
Iris, maman d’un nourrisson, partage ce sentiment :
« Je n’ai même pas vraiment choisi : on m’a donné un lait à la maternité, et la crèche a continué avec le même. Aujourd’hui, je remets tout en question. »
Vers un retour à des solutions plus naturelles ?
Nelly fait partie de celles qui voient dans cette crise une opportunité de repenser les pratiques :
« Pour moi, l’allaitement, c’est la voie la plus naturelle, la plus rassurante. Ces scandales ne font que renforcer cette idée. »
Elle met aussi en avant les nouvelles formes de soutien, comme les doulas ou les ateliers d’accompagnement à l’allaitement, qui aident de plus en plus de femmes à (re)découvrir cette option avec plus de sérénité.
Choix bio, alternatives et colère froide
Adèle, quant à elle, n’a jamais fait confiance aux grandes marques. Elle explique :
« J’ai toujours donné du bio à mon bébé. C’est un investissement, mais je dors mieux la nuit. »
Marie, elle, exprime une colère claire :
« Le lait infantile est souvent la seule nourriture pour un nouveau-né. Comment peut-on tolérer autant de défaillances ? Les contrôles doivent être renforcés. Les parents ont besoin de sécurité, pas de doutes permanents. »
Ce que les parents demandent vraiment
Les témoignages convergent vers trois attentes principales. Les parents ne réclament pas de miracle, mais simplement :
- Une alimentation fiable et sans risque
- Une communication honnête et accessible
- Le respect des choix parentaux, sans jugement ni pression
Et vous ?

Ces rappels ont-ils changé votre rapport à l’allaitement ou au lait infantile ? Partagez votre expérience, vos doutes, vos choix. Ensemble, faisons entendre la voix des parents.
