Les députés votent pour la gratuité des parkings des hôpitaux publics
Ce jeudi 29 janvier, l’Assemblée nationale a voté en première lecture un texte qui pourrait changer le quotidien de nombreux Français : la gratuité des parkings dans les hôpitaux publics. Cette mesure concerne directement les patients, les visiteurs ainsi que le personnel hospitalier. Une avancée saluée par beaucoup, tant cette question provoquait tensions et incompréhensions depuis des années.
La proposition de loi, portée par le groupe socialiste, a finalement été approuvée, après avoir été déposée sans succès l’an dernier par le Rassemblement national et La France insoumise. Sur les 73 députés présents, 43 ont voté en faveur du texte, marquant ainsi un tournant dans la gestion des stationnements autour des établissements de santé.
Un stationnement gratuit pour tous dans les hôpitaux publics

Ce texte législatif propose que chaque établissement public de santé mette à disposition un parking gratuit pour les personnes qui y travaillent et y reçoivent des soins. Les visiteurs, quant à eux, pourront bénéficier de la gratuité pendant deux heures par jour. Une mesure qui veut alléger le poids financier pesant sur ceux qui, déjà, vivent des situations souvent difficiles.
Depuis des années, les témoignages se multiplient pour dénoncer une situation jugée injuste. Une habitante de Toulouse déclarait à BFMTV.com : « On fait les poches aux Français ! », critiquant des tarifs jugés excessifs et inadaptés à un lieu comme l’hôpital.
Une question d’éthique et de bon sens
Au-delà de l’aspect financier, la privatisation des parkings hospitaliers soulève des questions d’éthique. Certains citoyens, comme Dominique, estiment que l’on ne peut pas tout monétiser : « L’éthique et le bon sens voudraient que la collectivité fixe des garde-fous. Oui, construire et entretenir un parking a un coût, mais il faut garder un minimum de décence. »
Ce point de vue est partagé par une grande partie de la population, pour qui l’accès à l’hôpital ne devrait pas être source de dépenses supplémentaires, surtout dans des contextes d’urgence ou de longue hospitalisation.
Une opposition politique, mais une avancée qui divise peu
Malgré l’approbation majoritaire, certains députés se sont opposés à cette proposition. Parmi eux, neuf membres du groupe Ensemble pour la République, un élu de la Droite républicaine et trois députés démocrates. Le débat reste donc ouvert dans l’hémicycle.
Du côté du gouvernement, la ministre de la Santé Stéphanie Rist avait exprimé des réserves en novembre dernier. Elle affirmait que ce n’est « pas à l’État de décider très localement quel parking on va devoir faire payer ou pas ». Pourtant, son prédécesseur, Yannick Neuder, s’était engagé à intervenir pour que les hôpitaux publics réduisent les frais de stationnement.
Cette mesure, si elle est confirmée en seconde lecture, pourrait représenter une vraie bouffée d’air pour les usagers du système de santé français. En rendant le stationnement accessible à tous, on répond enfin à une revendication populaire de longue date.
Source : BFMTV.COM
