En 2026, une personne seule avec 2 000 € de pension mensuelle verra sa retraite passer au crible de la CSG, de la CRDS, de la Casa et de l’impôt. Voici la part réellement prélevée
Percevoir 2 000 € de pension par mois en 2026 peut sembler confortable, mais qu’en reste-t-il réellement une fois que l’État a prélevé sa part ? Entre les impôts et les prélèvements sociaux comme la CSG, la CRDS ou encore la Casa, les retraités voient leur budget s’effriter. Et avec les récentes modifications fiscales, il devient encore plus crucial de savoir à quoi s’attendre.
Budget 2026 : ce que prévoit le barème de l’impôt et des prélèvements sociaux
Le rejet des motions de censure à l’Assemblée nationale a permis d’acter la partie « recettes » du budget 2026. Résultat : le barème de l’impôt sur le revenu pour 2026 est confirmé, avec une revalorisation de 0,9 % des tranches fiscales. À cela s’ajoute une hausse notable de la CSG sur les pensions : +1,8 %. Pour les retraités, cela signifie un double impact fiscal sur leur pension mensuelle.
Mais que cela représente-t-il concrètement pour un retraité percevant 2 000 € brut mensuels ? Décryptage.
Retraite de 2 000 € : quel est le poids des impôts en 2026 ?

Avant d’arriver sur votre compte bancaire, votre pension est déjà diminuée : les caisses de retraite appliquent d’abord les prélèvements sociaux, suivis du prélèvement à la source de l’impôt. Ce que vous touchez est donc une pension déjà allégée, même si un ajustement reste possible après votre déclaration annuelle de revenus.
Concernant la CSG, les pensions sont soumises à un barème progressif en fonction du revenu fiscal de référence. Voici les taux applicables :
- Exonération pour les revenus très modestes
- 3,8 % : taux réduit
- 6,6 % : taux médian
- 8,3 % : taux normal
Avec une pension brute de 2 000 € par mois, soit 24 000 € par an, un retraité typique en 2026 est placé dans la tranche au taux médian de 6,6 %.
Revenus, CSG… : combien reste-t-il réellement sur une pension de 2 000 € ?
Commençons par les prélèvements sociaux :
- CSG à 6,6 %
- CRDS à 0,5 %
- Casa à 0,3 %
Soit un total de 7,4 % prélevé sur la pension brute. Sur une base annuelle de 24 000 €, cela représente environ 1 776 € de retenues sociales. Le retraité touche alors un revenu net social de 22 224 € par an, soit un peu plus de 1 850 € net par mois.
Mais ce n’est pas tout. Une partie de la CSG (exactement 4,2 %) est déductible de votre revenu imposable. Cela permet de réduire la base soumise à l’impôt sur le revenu. Pour une pension brute de 24 000 €, la déduction représente 1 008 €. Le revenu imposable descend donc à 22 992 €.
Ensuite, s’appliquent deux déductions supplémentaires :
- 10 % de déduction forfaitaire sur les pensions
- Abattement spécifique pour les plus de 65 ans
Ces allègements permettent de réduire encore le montant soumis au barème fiscal.
Retraite de 2 000 € mensuels : quel impôt à payer en 2026 ?

Après abattements, le revenu imposable se situe principalement dans la tranche d’imposition à 11 % du barème 2026. Rappel : les seuils de cette tranche ont été revalorisés de 0,9 % cette année.
En appliquant le barème sur le revenu net imposable, l’impôt estimé s’élève à environ 357 € par an, soit environ 30 € par mois.
Comparé aux 1 776 € de prélèvements sociaux, cet impôt reste raisonnable. Au total, sur une pension annuelle brute de 24 000 €, l’État perçoit en 2026 environ 2 133 €, ce qui représente près de 9 % de la pension totale.
Ce cas concret montre que, pour une retraite moyenne, c’est bien la fiscalité sociale (CSG, CRDS, Casa) qui pèse le plus lourd, bien plus que l’impôt sur le revenu.
