La France face à une nouvelle vague de grippe : les hôpitaux sous tension.
La France traverse une nouvelle vague épidémique de grippe qui s’étend progressivement sur l’ensemble du territoire. D’après les dernières données de Santé publique France, le pic de l’épidémie est imminent, obligeant les structures hospitalières à s’organiser dans l’urgence. Les établissements de santé doivent faire face à une affluence croissante de patients, ce qui accentue les tensions.
La protection des personnes vulnérables redevient une priorité essentielle dans ce contexte critique. Malgré les campagnes de vaccination mises en place depuis plusieurs semaines, le taux de couverture vaccinale reste trop faible pour freiner efficacement la propagation du virus. En réponse à cette urgence, les autorités sanitaires déploient des mesures exceptionnelles : campagnes de sensibilisation renforcées, mobilisation de médecins et autres professionnels de santé pour renforcer les effectifs.

Un pic épidémique attendu
La circulation du virus grippal connaît une accélération selon les relevés les plus récents de Santé publique France. Les modèles statistiques indiquent que le sommet de l’épidémie pourrait être atteint durant la dernière semaine de décembre 2025, avec une probabilité de 72,5 %, ou dans les tout premiers jours de janvier 2026 (22,5 %).
En déplacement aux urgences de l’hôpital Édouard-Herriot à Lyon le 26 décembre, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a rappelé l’importance de la vaccination : « Il est encore temps de se faire vacciner », a-t-elle insisté. La campagne de vaccination conjointe grippe-Covid, lancée à la mi-octobre 2025, est toujours accessible à l’ensemble des personnes éligibles, et reste l’un des outils clés pour réduire les formes graves et la pression hospitalière.

Une couverture vaccinale en hausse, mais encore insuffisante
Les données indiquent une progression de 17 % des vaccinations antigrippales par rapport à la saison précédente. C’est encourageant, mais encore loin d’être suffisant pour atteindre l’immunité collective nécessaire.

Les autorités sanitaires appellent à rester vigilants, surtout lors des périodes de forte circulation virale, souvent marquées par une reprise des contaminations. Pour contenir la propagation du virus, le ministère de la Santé encourage à respecter les gestes barrières : porter un masque en cas de symptômes, se laver les mains régulièrement, et adopter les bons réflexes acquis durant la crise du Covid-19.
Des mesures d’urgence pour maintenir l’accès aux soins
Dans certains départements comme les Bouches-du-Rhône, des réquisitions de médecins généralistes ont été effectuées pour garantir la continuité des soins face à la hausse des consultations. Pas moins de 17 professionnels ont été mobilisés à ce jour.
La ministre Stéphanie Rist précise qu’il s’agit d’une solution temporaire, activée en cas de nécessité. Elle insiste cependant sur l’importance d’une réponse basée sur la solidarité entre professionnels de santé et non uniquement sur la contrainte administrative. Une coordination fluide et un sens partagé des responsabilités sont essentiels pour affronter cette période critique.
Une épidémie sous surveillance constante
Pour l’instant, selon Santé publique France, le niveau de l’épidémie est qualifié de modéré. Toutefois, l’évolution rapide de la situation exige une vigilance permanente.
Les experts insistent sur le fait que le respect des mesures préventives reste la meilleure manière de protéger les plus fragiles et de ralentir la propagation du virus. Même si la situation actuelle semble sous contrôle, les prochains jours seront décisifs pour éviter un débordement du système de santé.
