Une facture de cantine impayée suffit à exclure une collégienne des repas scolaires, dans un contexte familial marqué par des difficultés persistantes.
Depuis plusieurs jours, une situation tendue oppose une famille à un établissement scolaire religieux. Au cœur du problème, une facture de cantine impayée qui a conduit à une décision lourde de conséquences : une collégienne privée de repas à l’école. Au-delà d’une simple règle administrative, cette affaire pose une vraie question : comment les écoles prennent-elles en compte les situations familiales fragiles ?
Tout commence avec une dette de 400 euros liée aux repas scolaires. Une somme qui peut paraître modeste, mais qui devient difficile à gérer lorsque les revenus sont instables. Dans cette famille, les problèmes financiers se sont installés après une longue période de chômage. Aujourd’hui encore, les parents peinent à retrouver un équilibre économique suffisant pour couvrir toutes leurs charges du quotidien.
L’accès à la cantine refusé malgré une situation fragile
La décision prise par l’établissement, situé à Alicante en Espagne, a eu un impact immédiat sur l’élève. Depuis le début de la semaine, elle n’a plus accès à la cantine, contrairement à ses camarades. Sa mère, Dolores García, a décidé de rendre la situation publique et dénonce un véritable manque d’empathie de la part de la direction, comme le rapporte El Periodico.
Selon elle, il lui aurait même été indiqué que sa fille devrait « rester assise sans manger », une situation qu’elle juge profondément injuste et difficile à accepter. Derrière cette décision, c’est toute une réalité sociale qui refait surface.
La mère explique que le couple a traversé près de deux années sans emploi. Même si le père travaille désormais, les revenus restent insuffisants pour combler les dettes accumulées. Pour s’en sortir, les parents enchaînent parfois des petits boulots le week-end, leur permettant de gagner environ 500 euros supplémentaires, tout en continuant à subvenir aux besoins d’une famille de quatre enfants.

Le paiement de la cantine au cœur d’un désaccord persistant
Malgré leurs efforts, la dette liée à la cantine scolaire n’a toujours pas été réglée. La famille affirme pourtant avoir tenté de trouver une solution en proposant un premier paiement partiel. « Nous avons proposé de payer 100 euros, car nous ne pouvons pas faire plus pour le moment », explique la mère. Une proposition refusée par l’établissement, jugée insuffisante.
De son côté, le directeur donne une version différente. Il affirme avoir proposé un paiement échelonné, avec un premier versement de 160 euros attendu rapidement. Il précise également que l’élève bénéficie déjà d’une aide financière de la Generalitat, ce qui réduit le coût des repas pour la famille.
Malgré ces tentatives, aucun accord n’a été trouvé. Chacun reste sur sa position, ce qui bloque complètement la situation.

Une situation figée qui prive l’élève de cantine
Pour tenter de résoudre le conflit, l’établissement indique avoir orienté les parents vers des démarches administratives spécifiques. Il leur aurait été conseillé de constituer un dossier de vulnérabilité auprès des services sociaux afin d’obtenir une aide adaptée.
Une version que les parents contestent fermement, affirmant ne jamais avoir été informés de cette possibilité. Ce désaccord ajoute encore plus de confusion à une situation déjà tendue.
À ce jour, aucune solution concrète n’a permis à la collégienne de retrouver un accès normal à la cantine. Entre difficultés financières, incompréhensions et manque de communication, le conflit reste bloqué. Pendant ce temps, l’enfant se retrouve au centre d’un problème qui la dépasse totalement, illustrant de manière très concrète l’impact des difficultés économiques sur la vie scolaire.
Source : MarieFrance
