Ce 6 janvier 2026, alors qu’une importante chute de neige paralyse la circulation au sud de Nantes, un enseignant décide de ne pas se laisser décourager. Entre Saint-Jean-de-Boiseau et Brains, les routes sont impraticables, mais cet instituteur fait un choix : il ira à l’école, coûte que coûte. Son trajet à pied va rapidement dépasser le simple effort personnel pour devenir un exemple salué bien au-delà de la commune.
Une matinée enneigée et incertaine au sud de Nantes

Ce mardi 6 janvier 2026, le sud de Nantes s’est réveillé sous un manteau blanc. La neige recouvre les routes, compliquant les déplacements pour tous : familles, enfants et personnels scolaires. Face à ce chaos, une question revient : l’école ouvrira-t-elle ses portes ? Tandis que certains hésitent, un enseignant de l’école publique Jules-Verne prend sa décision sans attendre.
Un enseignant déterminé quitte Saint-Jean-de-Boiseau à pied

Dès 8 h du matin, Gérald Brisorgueil, professeur des écoles en classe de CM, enfile son manteau rouge vif, fixe une lumière clignotante à son sac et quitte son domicile de Saint-Jean-de-Boiseau. Objectif : rejoindre sa salle de classe à Brains, distante de 4 kilomètres. Malgré le froid et la nuit encore noire, il fait le choix de marcher jusqu’à l’école. À 8 h 45, il arrive devant les grilles, prêt à accueillir les élèves. Un engagement fort qui montre à quel point il place l’éducation au centre de ses priorités.
4 kilomètres dans la neige pour maintenir l’école ouverte

Durant ce trajet de 4 kilomètres, la route est ensevelie sous une épaisse couche de neige. Plutôt que d’en faire un obstacle, Gérald transforme ce moment en une véritable parenthèse apaisante. « J’ai marché quatre kilomètres, c’était magnifique », confie-t-il à Ouest-France. Il en profite pour prendre des photos et observer les traces d’animaux : renards, cerfs… Une balade presque magique avant l’agitation de la cour de récréation. Mais pour lui, pas question de faire de cette journée une « journée blanche ». Il le dit simplement : l’école a le devoir d’accueillir les enfants, même quand la météo complique tout.
Un engagement contagieux chez ses collègues enseignants
Son geste ne reste pas isolé. Sur le groupe WhatsApp des enseignants de l’école Jules-Verne, son message expliquant qu’il part à pied crée une réaction en chaîne. Trois collègues décident de le suivre et eux aussi bravent le froid et la neige pour venir assurer leurs cours. Ils arrivent un peu plus tard, mais leur présence permet d’accueillir les élèves dans plusieurs classes, assurant ainsi la continuité pédagogique malgré les conditions difficiles.
Un directeur impressionné par la solidarité de son équipe
Ce bel élan collectif ne passe pas inaperçu. Le directeur de l’établissement, Christophe Thibaud, ne cache pas sa fierté : « Et aucun n’habite la commune ! », note-t-il avec le sourire, avant de conclure par un sincère « Chapeau ! ». Ce simple mot résume toute son admiration. Derrière ce geste, ce sont des enseignants qui, malgré la neige, ont choisi de faire le nécessaire pour que l’école reste un repère stable pour les enfants de Brains, même dans des conditions exceptionnelles.
