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Nouveau congé de naissance : les parents devront prévenir leur employeur avant cette date limite en juin

Les futurs parents peuvent enfin souffler après les dernières annonces du gouvernement. Le nouveau congé de naissance, très attendu par de nombreuses familles, entrera bientôt en application avec la publication officielle des décrets au Journal officiel. Lors d’une intervention à l’Assemblée nationale, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a confirmé que toutes les démarches administratives seraient finalisées dans les prochains jours.

Cette nouvelle mesure concernera tous les parents dont l’enfant est né à partir du 1er janvier 2026. Dès le 1er juillet 2026, ils pourront officiellement demander ce nouveau droit afin de profiter d’un temps de repos supplémentaire après l’arrivée de leur enfant. Une avancée importante pour les familles qui souhaitent mieux équilibrer vie personnelle et vie professionnelle.

Mais attention : pour bénéficier du dispositif dès son ouverture, les salariés devront respecter des délais précis. L’administration impose en effet un préavis obligatoire d’un mois auprès de l’employeur. Les futurs bénéficiaires ont donc tout intérêt à anticiper leur demande rapidement afin d’éviter tout retard dans la validation de leur congé.

Nouveau congé de naissance : la date clé de juin à retenir absolument

congé de naissance
© Pexels / RDNE Stock project

Les parents souhaitant profiter du nouveau congé de naissance dès juillet devront transmettre leur demande à partir du 1er juin. Cette étape est essentielle pour activer leurs droits dans les délais prévus par la réforme. Le dispositif découle directement de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

Grâce à cette réforme, chaque parent — biologique ou adoptif — pourra bénéficier de jusqu’à deux mois supplémentaires de repos. Ces semaines viendront s’ajouter aux congés maternité et paternité déjà existants. Les parents auront également la possibilité de prendre ces périodes ensemble ou séparément selon leur organisation familiale.

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Pour encadrer cette mesure, plusieurs décrets d’application ont été préparés par les autorités. Certains textes ont déjà été examinés par le Conseil d’État et transmis à la Caisse nationale de l’Assurance maladie afin de préciser les modalités de financement et d’indemnisation.

Concernant la rémunération, les salariés du secteur privé comme du secteur public percevront une indemnisation équivalente à 70 % du salaire net pendant le premier mois. Le second mois sera indemnisé à hauteur de 60 % du salaire net, dans la limite du plafond journalier fixé par la Sécurité sociale.

En 2026, ce plafond atteindra 220 euros par jour. Pour les travailleurs indépendants, le calcul sera basé sur le plafond annuel de revenus fixé à 48 060 euros. Ils recevront environ 45 euros par jour durant le premier mois, puis environ 39 euros quotidiens pendant le second.

Une organisation plus flexible pour limiter l’impact sur les entreprises

Afin d’éviter une désorganisation massive dans les entreprises, le gouvernement a prévu une certaine souplesse dans l’utilisation du congé. Les parents pourront ainsi fractionner cette période en deux phases distinctes d’un mois chacune.

Cette flexibilité répond directement aux inquiétudes exprimées par plusieurs employeurs. Certains craignaient en effet une absence simultanée de nombreux salariés au début de l’été, notamment à cause de l’effet rétroactif du dispositif pour les naissances survenues depuis janvier 2026.

Face à ces préoccupations, la ministre de la Santé a tenu à rassurer les entreprises. Les parents concernés disposeront d’un délai élargi pour utiliser ce droit. Les familles ayant accueilli un enfant durant le premier semestre 2026 pourront ainsi prendre leur congé jusqu’en avril 2027.

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Ce projet avait initialement été annoncé par Emmanuel Macron en janvier 2024 dans le cadre d’une stratégie visant à soutenir la natalité en France. Le gouvernement souhaite encourager davantage les familles après la forte baisse des naissances enregistrée ces dernières années.

Pour rappel, l’année 2025 a marqué un tournant historique puisque, pour la première fois depuis 1945, le nombre de décès a dépassé celui des naissances en France. Dans ce contexte, le congé parental classique était jugé insuffisant par de nombreux experts en raison d’une rémunération trop faible.

D’ailleurs, plusieurs spécialistes estiment déjà que ce nouveau dispositif pourrait encore évoluer dans les prochaines années. Un récent rapport du Haut commissariat au Plan évoque notamment la possibilité d’ajouter un mois supplémentaire afin de renforcer davantage l’accompagnement des jeunes parents.

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