Actualité““J’ai été refusée à 28 vœux” : malgré les félicitations à chaque...

““J’ai été refusée à 28 vœux” : malgré les félicitations à chaque trimestre, cette élève brillante vit un véritable choc sur Parcoursup”

Bac obtenu à 16 ans avec 15,2 de moyenne, engagement associatif et sportif… Pourtant, Mathilde a reçu 28 refus sur Parcoursup

Malgré un parcours scolaire remarquable, Mathilde a vécu une énorme désillusion sur Parcoursup. À seulement 16 ans, avec un baccalauréat obtenu avec 15,2 de moyenne, un engagement associatif fort et une pratique sportive intensive, elle pensait logiquement avoir toutes ses chances dans les formations sélectives. Pourtant, la jeune lycéenne a essuyé 28 refus, relançant les interrogations autour des critères de sélection post-bac.

Son témoignage illustre une réalité de plus en plus fréquente : même avec un excellent dossier, l’accès aux filières les plus demandées reste extrêmement compétitif. Entre algorithmes locaux, forte concurrence et critères parfois difficiles à comprendre, de nombreux candidats peinent à expliquer certaines décisions.

Un parcours scolaire exemplaire depuis l’enfance

Parcours

Originaire de Seine-et-Marne, Mathilde a toujours affiché des résultats impressionnants. Très jeune, elle saute une classe dès le primaire en passant directement le CP. Au collège, elle enchaîne ensuite les excellentes notes avec une moyenne avoisinant les 18/20.

Au lycée, son niveau reste particulièrement élevé avec environ 16 de moyenne générale tout au long de sa scolarité. Lors des épreuves anticipées du bac de français, elle obtient 12 à l’écrit et surtout 18 à l’oral. En 2024, elle décroche finalement son baccalauréat avec 15,20 de moyenne, alors qu’elle n’a que 16 ans.

Mais son profil ne se limite pas aux résultats scolaires. En parallèle des cours, Mathilde pratique la gymnastique à haut niveau, avec jusqu’à 20 heures d’entraînement hebdomadaires. Elle est également entraîneuse et juge lors des compétitions le week-end. Au sein de son lycée, elle occupe aussi le poste de vice-présidente du Conseil de la Vie Lycéenne.

LIRE AUSSI :   Simao, 15 ans, atteint de trisomie, porté disparu à Lyon : un appel à témoins lancé

Sur le papier, son dossier semblait donc particulièrement solide et équilibré.

Des choix cohérents et ambitieux sur Parcoursup

Parcoursup-min

Lors de l’ouverture de Parcoursup, Mathilde décide de formuler un grand nombre de vœux afin de maximiser ses chances. Ses candidatures restent cohérentes avec son profil académique et ses centres d’intérêt.

Elle postule notamment en :

  • CPGE B/L
  • Doubles licences histoire-science politique
  • Licence de sociologie
  • CPES
  • Concours commun des IEP
  • Bachelor de Sciences Po

Même si ces formations figurent parmi les plus sélectives, elles correspondaient parfaitement à son niveau scolaire et à son projet d’études.

Confiance, motivation et sérieux semblaient jouer en sa faveur. Pourtant, ses parents, tous deux enseignants, se montraient plus prudents face à la réalité très compétitive de la plateforme.

28 refus sur Parcoursup : une immense incompréhension

Au début du mois de juin 2024, les premières réponses tombent sur la plateforme. Pour Mathilde, le choc est brutal.

Résultat : 28 refus.

Certaines formations ne la placent même pas sur liste d’attente, malgré la qualité évidente de son dossier. Une situation difficile à comprendre pour la jeune étudiante, qui a confié son désarroi au Figaro.

« Une élève avec un dossier similaire a été prise. Je n’ai pas compris. »

Finalement, elle reçoit tout de même deux réponses positives :

  • Une CPGE B/L avec internat au lycée Jacques-Amyot
  • Une licence de sociologie à l’université Gustave-Eiffel

Après réflexion, elle décide d’accepter la classe préparatoire.

Pourquoi Parcoursup provoque autant d’incompréhensions ?

Le cas de Mathilde est loin d’être isolé. Chaque année, de nombreux candidats excellents sur le plan scolaire se retrouvent confrontés à des refus inattendus sur Parcoursup.

LIRE AUSSI :   Un père de famille et son fils poignardés à Agde, un homme en détention

Plusieurs facteurs expliquent cette situation :

  • Des critères de sélection multiples : notes, appréciations des professeurs, régularité, projet motivé ou encore engagement personnel
  • Une forte concurrence, notamment en Île-de-France où les demandes sont extrêmement nombreuses
  • Des algorithmes propres à chaque établissement, avec des méthodes de classement différentes
  • L’importance du projet de formation motivé, parfois déterminant dans les filières sélectives

Ainsi, même un excellent dossier ne garantit plus une admission automatique dans les formations les plus recherchées.

Le nombre très élevé de candidatures oblige désormais les établissements à départager des profils souvent très proches les uns des autres.

Une expérience difficile, mais finalement bénéfique

Aujourd’hui, Mathilde poursuit sa scolarité en CPGE B/L. Avec quelques mois de recul, elle estime finalement avoir trouvé une voie qui lui correspond davantage.

Elle se situe désormais en milieu de promotion et continue d’envisager un avenir dans l’enseignement.

« C’était dur à encaisser, mais ça m’a permis de réfléchir autrement. »

Son expérience rappelle que les réponses obtenues sur Parcoursup ne définissent pas la valeur réelle d’un élève ni son potentiel futur.

Les listes d’attente évoluent régulièrement jusqu’à la rentrée et il reste essentiel de multiplier les vœux tout en diversifiant les niveaux de sélectivité. Derrière certains refus peuvent finalement se cacher des opportunités inattendues, parfois mieux adaptées au profil et aux ambitions des étudiants.

Dans un contexte de concurrence toujours plus forte, l’histoire de Mathilde montre surtout que même les meilleurs dossiers ne sont pas à l’abri d’une déception sur Parcoursup.

Exclusive content

Latest article

More article